1

« Aimes-tu tes voisins ? »

ImagePetit jeu de présentation pour apprendre les prénoms. Dès 8 ans

  • Les participants sont assis en cercle.
  • Une personne est debout au milieu du cercle.
  • Cette personne pose à un participant du cercle la question : « (prénom A), aimes-tu tes voisins ? »
  • « Oui » répond A, « mais j’aime aussi X et Y » (prénoms de personnes présentes dans le cercle)
  • X et Y se lèvent et viennent prendre la place des voisins de A.
  • Il y a donc trois personnes debout au milieu du cercle : celui qui y était au départ, et les anciens voisins de A. Ils se précipitent aux deux places laissées libres par X et Y. Une personne restera donc à nouveau au centre du cercle, et on recommence vers d’autres participants.

(Source : AREC 1991 Catéchisme des adolescents Classeur IV Fiche IV/1/A.3-4), Photo Pixabay




Fabriquer des attaches parisiennes

Matériel nécessaire : vieux boutons, fil de fer, ciseaux ou pince pour couper le fil.

Image

Réalisation :

  • Choisissez des vieux boutons selon vos besoins : le nombre nécessaire, le format et la couleur adaptés à votre projet.
  • Coupez des petits bouts de fil de fer de 4 à 6 cm. Des liens de sacs à congélation conviennent aussi.
  • Passez un bout de fil de fer « en pont » par deux trous du bouton, et réglez-le à égales longueurs de part et d’autre.
  • Et voilà : Une belle attache parisienne, personnalisée, colorée, bien plus originale que celle du magasin !

Crédit : Point KT, Photo Pixabay




En route, Monsieur Escargot

DSC_0338Cette activité manuelle qui illustre les déplacements de Joseph et Marie et des mages vers Bethléem vous est proposée en appropriation du chapitre 2 de l’évangile de Matthieu, les versets 1 à 23 : « La visite des mages ».

Matériel nécessaire pour chaque enfant :

Photocopies des dessins (télécharger les dessins) sur papier fort + une feuille de papier fort pour le fond ; crayon noir ou fin marqueur pour écrire ; crayons de couleurs ;  attaches parisiennes (2 par enfant), ciseaux ou pointes à picoter ou cutter.

Réalisation :

  • Photocopiez les annexes sur papier fort pour chaque enfant.
  • Après la lecture/présentation du texte biblique, il sera intéressant de montrer sur une carte les différents lieux cités dans le récit de Matthieu. Sur la photocopie paysage avec les dessins de ces lieux, l’enfant écrit la référence biblique et les noms : Orient, Jérusalem, Bethléem, Égypte, Nazareth, aux places prévues par une petite ligne.
  • Avec les crayons, l’enfant colorie le décor et le personnalise selon son goût. Vous pouvez apporter des photos pour aider au choix des couleurs !
  • Il colorie aussi les cercles mobiles avec les personnages voyageurs.
  • « Que dit M. Escargot en traversant l’Égypte ? » Offrez à l’enfant un espace de liberté (et d’humour !) en lui demandant d’écrire ce que pourrait dire l’escargot traversant le désert. Attention à respecter l’espace disponible.

Lorsque tout est colorié et personnalisé, l’enfant découpe et évide les parties hachurées : il utilisera une pointe à picoter, des ciseaux ou un cutter selon son habileté. Attention cependant à l’emploi du cutter, plus délicat, et nécessitant une protection pour la table !
Enfin, l’enfant fait des trous à l’aide d’une pointe aux points A et B de la feuille décor, des cercles et de la feuille de fond. Il y passe les attaches parisiennes, fixant ensemble le décor, les personnages mobiles et le fond.

A l’aide de sa réalisation personnelle, l’enfant racontera Matthieu 2… en y ajoutant un petit personnage inattendu : M. Escargot !

Crédits : Marie-Pierre Tonnon (EPUB), Point KT




Imaginons des personnages bibliques

ImageFabriquons des personnages en cubes superposés

Fabriquez avec les enfants des cubes en carton, de 8 cm d’arête, par exemple. Il faut trois cubes par enfant. Selon une technique de votre choix, les enfants dessinent sur les faces les parties d’un personnage : des têtes sur les faces du cube « Tête ». Des troncs sur les faces du cube « Tronc ». Des jambes sur les faces du cube « Jambes ». Décidez par avance de la largeur et de l’emplacement des cous, et des ceintures, afin que chaque dessin d’un cube s’assemble bien avec chaque dessin des autres cubes. Le sommet sera d’une couleur unie.

Lorsque l’enfant superpose ses trois cubes : têtes, troncs et jambes, il obtient diverses possibilités de personnages !

Illustrez ainsi un récit biblique où un personnage change de vêtement, où un personnage grandit, où un personnage se montre sous plusieurs aspects… Les visages peuvent adopter des expressions différentes. Vous pouvez documenter votre activité avec des exemples de vêtements bibliques. Selon le récit et l’objectif choisi, vos consignes concernant les dessins seront plus libres ou plus directives…

Bon amusement !

Crédit : Marie-Pierre Tonnon (EPUB) Point KT




Transforme le monde, Dieu, dans ta grâce

illustrations_Nicole_coe_logo_9emeassemblee_115« Transforme le monde, Dieu, dans ta grâce » Célébration avec enfants de 6 à 12 ans.
Conçue principalement avec des activités visuelles et tactiles sur le thème du World Council of Churches en sa 9e assemblée, février 2006, Porto Alegre.

Trois modules développés :

  • « Dieu, transforme-moi ! »
  • « Dieu, transforme mon regard sur les autres ! »
  • « Dieu, transforme le monde ! »
 
Transforme le monde,
Dieu, dans ta grâce
Si vous disposez de beaucoup de temps, les enfants parcourent les trois modules. Sinon, ils n’en font qu’un et récapitulent tous ensemble brièvement à la fin.
  • « Dieu, transforme-moi ! » Texte : 2 Jean 5

Lorsque je n’ai pas d’amour en moi, Dieu, change moi… Vivre selon tes commandements, c’est déjà aimer. C’est comme un mode d’emploi ! L’amour est bon pour celui qui le donne. L’amour est bon pour celui qui le reçoit. L’amour est sans fin, comme la flamme d’une bougie que l’on se partage sans qu’elle ne diminue.
Les enfants dessinent et décorent une église avec des craies, sur le sol. Lorsqu’ils ont fini, ils s’assemblent autour. Une grosse bougie stable est placée au centre, les enfants vont allumer une bougie style chauffe-plat qu’ils placent sur le dessin au sol.

Tous peuvent observer que la flamme ne faiblit pas lorsqu’on la partage. Il en est de même avec l’amour de Dieu ! Ce dont vous avez besoin : des craies, une grosse bougie stable, une petite bougie style chauffe-plat pour chaque enfant, un lieu adéquat, des lingettes pour essuyer les mains.

  • « Dieu, transforme mon regard sur les autres » Texte 1 Cor 13:12

Lorsque je crois tout connaître, et que je me contente de cette impression pour juger les gens et le monde qui m’entoure, je passe à côté de mille richesses…

Vous avez imprimé en A3 des images « à double entrée » que vous affichez (illusion de Zolner, flèches de Muller-Lyer, illusion de Hering, figure de Rubin, sorcière de Boring, canard lapin de Jastrow, cube de Necker, escalier de Schröder…) : exemples ici (format Word).
Les enfants ont beaucoup de plaisir à les observer !

Dans un grand carton fermé, juste troué pour laisser passer une main, placez un animal mystère. Fabriquez-le à partir de différentes matières, assez solide pour qu’il résiste aux tâtonnements des enfants. Les enfants devinent, au toucher, de quel animal il s’agit.
Toutes les solutions, aux images et à l’animal mystère sont données lors de la récapitulation finale. Nous avions caché un ornithorynque ! Et emporté des photos de l’animal réel pour les enfants incrédules !

illustrations_Marie_Pierre_ornitho
Dieu, transforme le monde »
Texte 1 Cor 12:12
Ce dont vous avez besoin : des copies A3 d’images à double entrée, un animal mystère dans un carton troué, une photo de cet animal dans la réalité.

C’est aussi à travers moi, enfant, croyant, que passent les changements du monde. Seul, je fais de petites actions, ensemble, nos forces sont unies. Personne n’est inutile.
Les enfants remplissent un récipient transparent, grand vase, aquarium, avec de gros cailloux. Il reste de la place. Ils mettent des plus petits cailloux. Il reste de la place. Ils mettent du sable. Il y a encore de la place… Ils peuvent encore ajouter un peu d’eau ! Il en est ainsi pour chacun d’entre nous : il y a toujours une petite place pour agir, et c’est ensemble que l’on remplit le récipient.
Proposez aux enfants d’agir selon leurs possibilités (envois de cartes d’Amnesty International, de l’ACAT, action dans la paroisse, dans le quartier…).

Ce dont vous avez besoin : un récipient transparent, des gros et petits cailloux, du sable, de l’eau, une balayette.

Prévoyez un moment de prière et un chant pour terminer ensemble cette célébration.

Crédit : Marie-Pierre Tonnon (EPUB), Point KT




Messagers de paix

Les activités se déroulent le long d’un fil rouge : le chant « Shalom » de Jude 25.
Quatre ateliers étaient proposés le matin, et un grand jeu d’extérieur l’après-midi, la journée terminée par une courte célébration.

Les activités étaient conçues pour une centaine d’enfants, divisés en quatre groupes. Il faut prévoir des lieux propices aux ateliers et un parcours promenade sécurisé pour le jeu. Chaque groupe passe dans tous les ateliers. Ceux-ci durent trente minutes. Chaque atelier commence par un petit jeu pour faire connaissance.

  • Atelier enquête : chasse au trésor à la recherche des premiers indices du grand jeu de l’après-midi
  • Atelier vocal : apprentissage du refrain (par tous les groupes) et d’un couplet différent par groupe
  • Atelier corporel : mime et partage
  • Atelier manuel : fabrication d’un mini rouleau de texte hébraïque

Les ateliers

  • Atelier enquête (afficher et lire le texte du premier couplet) : Il faut pour chaque groupe une image de colombe de la paix, sur laquelle est écrit le verset Esaïe 52, 7, plastifiée et coupée en quatre.
  • Au dos de chaque morceau, une clé de lecture différente pour les messages du grand jeu :
    • 1re clé : « Le verlan »
    • 2e clé : « Devinez les voyelles »
    • 3e clé : « a = 1 ; b = 2… »
    • 4e clé : « a = b ; b = c… »
    • Les enfants devront eux-mêmes choisir la meilleure clé pour les différents messages à décoder l’après-midi.
      Cachez les morceaux. Les enfants doivent les retrouver et reconstituer le puzzle de leur colombe. Un responsable garde ce puzzle pour l’après-midi.
  • Atelier vocal (afficher le refrain) : chaque groupe apprend le refrain et un couplet différent. A la fin de la matinée, le chant peut ainsi être chanté en entier, tous ensemble, chaque groupe étant responsable d’un couplet.
    Si possible, invitez des musiciens.
    Pour chaque groupe, commencer par apprendre d’abord le refrain. Puis le couplet ; avant de chanter, abordez-le à l’aide d’un jeu de décryptage : remplacez certains mots par un rébus, ou un code chiffré, ou un choix de mots (rigolos de préférence) parmi lesquels il faut trouver la rime. Subdivisez le groupe pour stimuler la recherche, puis corrigez en commun et apprenez la mélodie.
  • Atelier corporel (afficher et lire le texte du troisième couplet) : Matériel à rassembler avant l’atelier 50 biscuits, une grosse bougie, 100 petites bougies type chauffe-plat.
    Demandez aux enfants de mimer le couplet.
    Ensuite, mettez–vous en cercle. L’un s’avance et dit « J’en assez de… » Un deuxième fait de même (en donnant un ras le bol différent). Ils se donnent la main et disent « Ensemble on peut changer cela ! » Et ainsi de suite jusqu’à ce que tous aient pu s’exprimer.
    Distribuez enfin un biscuit à un enfant sur deux. L’injustice est flagrante ! « Comment changer cela ? » En partageant les biscuits.
    Mettez enfin une grosse bougie allumée au centre de l’espace. Et un panier avec les petites bougies (éteintes !). L’amour de Dieu est comme cette flamme : on peut la partager à l’infini, elle ne faiblit jamais… Invitez les enfants à allumer une petite bougie à la flamme centrale.
  • Atelier manuel (afficher et lire le texte du quatrième couplet) : Préparer en avance : 100 boîtes cylindriques à film photo avec couvercle (on en trouve du même type dans les hôpitaux), 100 textes photocopiés dans un format 4×10 cm, piques à brochettes, étiquettes blanches autocollantes format boîte, colle blanche, ciseaux, marqueurs, crayons.
    L’enfant roule un morceau de piques à brochette de 4.5 cm le long des côtés encollés à gauche et droite du texte. Après séchage, il enroule tout le texte, moitié par la gauche, moitié par la droite (comme un rouleau de la Torah) et le met dans la boîte.
    Décor de boîte : sur une étiquette autocollante, l’enfant écrit le mot שלוֺם (Shalom : paix) en lettres de couleurs. Il la colle autour de sa boîte.

Le grand jeu

Le grand jeu se fait au long d’une promenade en boucle, dont l’objectif est de mettre en place les meilleures conditions pour la rencontre de Jacob et d’Esaü.

  • Introduisez le jeu par un court récit d’après Genèse 25, 19 à 28. Les équipes reçoivent un message codé indiquant le premier lieu à atteindre. Elles doivent le décoder à l’aide de la clé de lecture convenant le mieux, au dos de leurs colombes. Elles reçoivent aussi deux lettres (voir plus loin).
  • Deux équipes démarrent le circuit par un côté, à quelques minutes de distance. Les deux autres équipes font de même par l’autre côté. Elles vont se croiser. Aux croisements, elles échangent des lettres de nouvelles (identiques pour chaque groupe). La première lettre annonce la vente des droits d’aînesse Genèse 25, 29 à 34. La situation est tendue entre les frères Jacob et Esaü ; les enfants sont appelés à être « Messagers de paix » en rassemblant des cadeaux (fleurs, beaux cailloux, fruits des bois, chants, danses, poèmes…) en vue de la réconciliation.
    La deuxième lettre explique comment les choses se sont aggravées d’après Genèse 27, 1 à 41. Esaü veut tuer Jacob… Il faut encore plus de cadeaux !
  • A l’occasion des croisements d’équipes, organisez des joutes amicales (combats de ballons baudruches, tir à la corde, courses de sacs…).
  • Les autres étapes de la promenade sont indiquées au fur et à mesure, avec d’autres messages codés à déchiffrer selon les autres clés de lecture.
  • Si le terrain s’y prête, organisez une halte-collation dans un « oasis de paix ».

A la fin du jeu, les équipes ont bouclé la boucle et se retrouvent pour le grand moment de la réconciliation.

Célébration : la réconciliation d’après Genèse 32, 2 à Genèse 33, 15

illustrations_Marie_Pierre_redimensionnement de baiser2okEsaü (un.e anim’) est là. Il attend son frère. Il n’est vraiment pas content !
En groupes, les enfants vont lui apporter des cadeaux qu’ils ont ramenés de la promenade. La célébration finale est centrée sur le chant « Shalom », chanté en entier par tous les enfants. Enfin arrive Jacob (un autre moniteur ou monitrice). Les retrouvailles des deux frères sont heureuses, et les enfants peuvent une dernière fois chanter « Shalom ».

Shalom
Jude 25. « Les inoubliables-Je veux vivre » Vol 4. INCD 504 Séphora musique

1.    Le monde est triste plus rien ne va,
Partout il y a les bruits d’un combat.
Oh ! je voudrais bien la retrouver,
la paix, la paix…

REF Shalom, Shalom, quand viendra la paix sur tous les hommes ?
Shalom, Shalom, nous la voulons cette paix, Shalom !

2.    Que sera demain pour ces enfants
qui se retrouvent sans papa ni maman ?
Oh ! que j’aimerais qu’ils connaissent,
la paix, la paix…

3.    Y a des gens qu’ont faim, ils n’ont plus rien,
On leur a enlevé tout ce qu’ils avaient.
Des enfants qui meurent, des parents qui pleurent,
J’en ai assez !
illustrations_Marie_Pierre_badge_colombe
4.    Si tout le monde pouvait s’aimer
Si chacun voulait se donner la main,
alors on pourrait vivre enfin
En paix… en paix !

 

Crédit : Point KT




Le rap d’Elie

illustrations_Nicole_ladies_rap_225

Salut / Salut !
On va vous raconter
L’histoire pas inventée
De la veuve et d’Elie

Y avait rien à manger
Et les gens avaient faim
La sécheresse a frappé
Y avait vraiment plus rien ! Quelle misère…

illustrations_Nicole_breakdance_225Et Dieu dit à Elie
« Va donc à Sarepta,
La veuve près du puit
Du pain te donnera. »

« Elie comment veux-tu
Que je te donne du pain ?
D’la farine y en a plus
Et nous mourrons demain ! » Quelle misère !

« Accueille-moi chez toi
Fais cuire un peu de pain,
Tant qu’la famine durera
Tu n’en manqueras point… »

Après un certain temps
Le fils tomba malade
Plus du tout bien portant
C’est pas d’la rigolade ! Quelle misère !

Il est resté sans vie
Couché sur son matelas
Au désespoir d’Elie
Qui à Dieu s’adressa :

« Comment as-tu permis
Que tombe dans le deuil
Cette veuve si gentille
Qui m’a fait bon accueil ? Quelle misère…

illustrations_Nicole_rap_boy_225

Alors Dieu qui est bon
Entendit la prière
Il guérit le garçon
Et le rendit à sa mère.

Vous l’voyez Dieu nous donne
Ce dont on a besoin,
Quand la prière est bonne
Il ne nous lâche point… Quel bonheur !

Crédits : Ange N’, Rose S, Marie-Pierre TONNON




L’objectif pédagogique

L’Objectif Pédagogique, OP, qu’est-ce que c’est ? Pourquoi en parler ? Comment s’en servir ? Trop souvent confondu avec le vœu pieux : « J’aimerais leur apprendre ceci et cela », l’objectif pédagogique définit une ou plusieurs actions concrètes, bien visibles, évaluables, que les enseignés seront capables de réaliser à un ou plusieurs moments, tout au long et à la fin d’une leçon, en réponse à un enseignement donné.

L’OP s’exprime en verbes d’actions, conjugués au présent. Par ex : l’enfant coupe, il colle, il peint… Distinguez pas à pas chaque objectif ponctuant votre séance. La réalité va se présenter à vous « par avance » : l’enfant coupe… avec des ciseaux, un cutter, en déchirant ? Il peint… librement, avec ses doigts, un pinceau ? Tous les enfants seront-ils capables de réaliser ces actions ou faut-il prévoir des objectifs différents en fonction des âges, des capacités ? Quel sera l’objectif final, global de la séance ? Quelle action ou réalisation palpable verrez-vous en fin de parcours ?

Cette méthode du « pas à pas » vous aide à prévoir au mieux ce qui va réellement se passer. Cela est très utile lorsque l’on débute ! Utile aussi lorsque l’on construit une leçon qui sera donnée par une autre personne. Et surtout, vous pourrez constater si vos objectifs pédagogiques sont réalisés.
L’OP global de la séance est théoriquement atteint si l’ensemble des OP secondaires le sont.
Distinguez les performances (verbe d’action), les conditions (adverbe), et les critères (adjectif).
Par ex : l’enfant récite le verset (performance) par cœur (condition) de façon audible par toute la communauté (critère). C’est le critère qui démontrera si le minimum fixé dans l’OP est atteint : si l’enfant réussit à réciter son verset par cœur de façon audible, alléluia ! Si l’enfant a bien récité mais que personne n’a entendu, l’objectif n’est pas atteint !

 Quand l’abstrait devient concret…
En catéchèse, la difficulté réside dans la réalisation d’objectifs pédagogiques concrets… à partir de notions abstraites ! Dès lors, à vous d’imaginer les signes visibles d’une acquisition invisible !

Des exemples d’actions concrètes : identifier, lire, recopier, réciter un verset biblique ; partager un biscuit, un paquet de bonbons ; marcher les yeux bandés avec un guide ; allumer une bougie et transmettre la flamme à la bougie du voisin… Ce que l’on considère comme un bricolage, un petit jeu, ou une accroche, répond aux attentes des objectifs pédagogiques.

Dans la préparation d’une leçon, les OP concrets et réalistes doivent être écrits. Ils sont brefs, économes en mots, utiles à la progression et à l’évaluation. Ils peuvent être hiérarchisés en fonction de leur importance dans la réalisation de l’OP final. Bannissez du vocabulaire des OP des mots tels que « savoir, comprendre, saisir le sens, croire… » et préférez « écrire, construire, comparer, réciter… »

Evaluez : vos objectifs pédagogiques ont-ils été clairement élaborés ? Ont-ils tous été réalisés ? Ont-ils tous été utiles ?

Le niveau minimum attendu a-t-il été atteint ?

Bien construit, l’objectif pédagogique est un outil performant à disposition de l’enseignant.

Pour en savoir plus, un livre de conseils et d’exercices : « Comment définir les objectifs pédagogiques » de R.F. MAGER, Ed. Bordas Paris, 1977. ISBN 2-04-003345-9

Crédit : Point KT, Photo Pixabay




Petit conte théologique et écologique sur la Création

 Il y a quelques jours, tandis que je méditais à propos de la création en vue d’une prédication, je me suis endormie, sur mon bureau. Le sommeil s’étant soudain emparé de moi, je ne tardais pas à entrer dans un drôle de rêve…
Je me retrouvais, tout à coup, dans une immense salle toute molletonnée qui ressemblait un peu à un grand tribunal.

A l’intérieur de cette salle, régnait une étrange agitation – je devrais plutôt dire une « sainte » agitation : il y avait des tas d’anges un peu partout, en grandes tenues, les ailes bien repassées, des archanges aussi, toute une ribambelle de témoins et d’apôtres que je reconnaissais à leur air béat, et puis aussi, ici ou là, quelques diablotins qui s’en donnaient à cœur joie pour mettre un peu plus la pagaille.

Tout à coup, on entendit le lourd marteau du juge retomber sur sa table, faisant un bruit sec et puissant, plusieurs coups jusqu’à ce que le silence s’impose. Le juge, qui était un vieil ange très sage et reconnu, se leva et dit : « Accusé, levez-vous ! »
On vit alors un petit bonhomme rondouillard et chevelu se lever de sa chaise, derrière le banc des accusés.
– Votre nom ? – Dieu
– Prénom ? – Le Père
– Profession ?
– Créateur et sauveur
– Domicile ?
– Où bon me semble…
– Vous pouvez vous rasseoir ! Nous allons procéder maintenant à l’audition des faits qui vous sont reprochés.

– Je demande à l’accusation de bien vouloir s’avancer.

Un petit ange rabougri, au teint rougeâtre et aux doigts un peu crochus se présenta devant le juge. Il portait un chapeau et ses ailes, qui étaient déjà d’un blanc douteux, perdaient beaucoup de plumes.
II prit la parole et dit : « Après avoir soigneusement écouté et recueilli les très nombreuses plaintes émanant de la terre, nous avons retenu les suivantes : votre création, Seigneur, montre un certain nombre de défauts et d’irrégularités qui sont à l’origine de multiples maux sur la terre. L’air que vous avez créé est pollué, aussi de nombreux hommes et femmes se plaignent-ils de bronchites, d’asthmes et de cancers. La couche d’ozone étant trouée, les rayons du soleil sont devenus dangereux. Certaines espèces que vous aviez créées sont en train de disparaître et l’on ne trouve pas les pièces de rechange pour réguler l’écosystème. Les forêts ont une fâcheuse tendance à rapetisser, il semble qu’elles soient touchées par un parasite très puissant appelé « béton ». Les vaches et d’autres animaux sont devenus fous. »

On fit alors venir toutes sortes de témoins et de pièces à conviction une femme avec un bébé qui toussait, une vache complètement folle dingue qui se prenait pour un mouton, un indien d’Amazonie qui disait avoir perdu sa forêt, des morceaux de béton et de plastique… Le défilé était accablant.
L’accusateur, profitant de la consternation générale, reprit la parole : « Oui vraiment, Monsieur le Créateur, qu’avez-vous à dire à tout cela ? »
II y eu un grand silence dans la salle et tous les regards se tournèrent alors vers Dieu.
Celui-ci se leva et dit :
– « Au commencement, lorsque j’ai créé le ciel et la terre, il n’y avait rien, aucune vie possible dans ce chaos originel : ni air, ni terre, ni mer, ni eau.
Certains d’entre vous doivent encore s’en souvenir. Au commencement, lorsque j’ai créé, je n’ai eu qu’un seul souci : la vie. Oui, je voulais que la vie puisse naître et s’épanouir sur cette planète, la vie végétale et la vie animale bien sûr, mais surtout la vie humaine. C’est pourquoi, j’ai créé l’air, l’eau, le ciel et la mer, la terre et puis les arbres. J’ai créé les espèces pour qu’il y ait de tout sur cette terre, pour que la vie ne soit pas ennuyeuse mais variée, colorée, pleine de surprise, pour qu’elle se renouvelle et se régénère.
Et puis, quand tout cela a commencé à ressembler à quelque chose, à quelque chose de bon, j’ai créé l’homme. Je l’ai créé à mon image, pour qu’il soit mon vis à vis dans la création, pour qu’à ma suite il crée, mette de l’ordre, fabrique et transforme le monde. Je lui ai donné du jugement pour qu’il soit capable de reconnaître ce qui est bon de ce qui ne l’est pas. Et puis je l’ai laissé libre d’administrer ma création comme bon lui semblerait. Aujourd’hui, je dois bien reconnaître que cette liberté a un prix, et les hommes oublient bien souvent de me rendre des comptes. »

A ce moment-là, je vis l’ange accusateur trépigner sur son siège, devenant de plus en plus rouge. D’un bond, il se redressa, agitant son doigt accusateur.

– « Et voilà, nous y revoilà, c’est toujours la même chose. Combien de fois ne vous ai-je pas dit de ne pas faire confiance à vos créatures. Ce ne sont que des créatures, bon Dieu ! Hommes, femmes, cochons, moustiques… Des créatures… Comment pouvez-vous leur faire confiance ? Ils vont finir par tout détruire, les hommes. Ils passent leur temps à se plaindre mais en réalité ce sont eux qui sont responsables des dégâts. Et vous, oui VOUS, vous êtes coupables de leur faire confiance. Ce n’est pas la première fois, on vous l’avait déjà dit lorsque vous avez envoyé votre Fils au casse-pipe… »
De nouveau, les regards convergèrent vers le Seigneur. Qu’allait-il répondre à une telle accusation ?
II y eut d’abord un grand silence. Dieu ne dit rien. Puis il se leva, vint au milieu de la salle dont le sol était fait de nuages agglomérés, et il commença à creuser dans les nuages. II fit un trou, puis il appela les jurés pour qu’ils se penchent au-dessus.

Le trou qu’il avait creusé permettait de voir un jardin sur la terre, quelque part en Amérique du Sud, II y avait là un petit garçon en train de planter un arbre dans la terre, soigneusement, avec ses mains. Quand il eut fini, il remplît un seau d’eau et arrosa son arbre.

Et il resta planté à côté de lui, émerveillé et fier. Ce fut un grand moment d’émotion dans le tribunal.

Alors Dieu reprit la parole et dit :
– « Oui, je plaide coupable ! Car chaque fois que je vois un enfant planter un arbre, ou des hommes et des femmes prendre soin de la création, chaque fois que je les entends rendre grâce pour cette terre sur laquelle ils vivent, je me dis que j’ai raison d’avoir confiance et d’aimer l’humanité. »
II y eut d’abord quelques timides applaudissements, puis des hourras, et rapidement l’enthousiasme gagna tout le tribunal. L’accusateur profita de cet instant de liesse générale pour filer à l’anglaise.
C’est alors seulement que je vis dépasser sous sa robe d’ange jaunie, un petit bout de queue toute noire et velue…
Caroline BAUBÉROT (EELF), Noisy le Grand
PointKT octobre novembre décembre 1998 N° 24



La mort de Jésus selon Luc

Analyse historique : comment je peux tenir compte, dans ma lecture du texte biblique, de l’événement historique et, toujours du point de vue historique, de la situation de l’auteur et des destinataires du texte ? Exemple avec la mort de Jésus.

 

Les héritiers de Paul racontent la mort de Jésus

La mort de Jésus de Nazareth est, sans aucun doute, un fait historique. Il fut crucifié sous l’autorité du gouverneur romain Ponce Pilate. Néanmoins l’époque, plus tardive, où l’évangéliste Luc a rédigé son récit influence également le texte biblique.

L’évangile de Luc est issu des milieux pauliniens. Cette analyse historique tient compte de deux niveaux :
– celui de l’époque où l’évangéliste a rédigé son texte
– celui des évènements racontés.

Situation historique au temps de Luc

En 70 de notre ère, les troupes romaines achèvent de mater la révolte des juifs déclenchée en 66. Ils prennent Jérusalem et détruisent le Temple. Pour le judaïsme, centré sur la vie autour du lieu saint, c’est une catastrophe. Les Romains autorisent des pharisiens à ouvrir une école théologique pour reconstruire le judaïsme, évitant ainsi sa disparition. Mais les groupes dissidents, à commencer par les disciples de Jean-Baptiste et les chrétiens, ont dû quitter les synagogues.
Les communautés issues de la prédication de l’apôtre Paul sont déjà en marge du judaïsme. Elles veulent affirmer leur légitimité et prouver que le ministère de Jésus et des disciples s’enracine dans la tradition biblique d’Israël, c’est-à-dire l’Ancien Testament dans sa version grecque (Septante). Lorsque Luc rédige son évangile, le grec est la langue de la culture et du commerce. L´Écriture sainte des juifs étant composée à l’origine en hébreu, il fallait la traduire en grec pour permettre à un maximum de personnes de la comprendre. Elle est nommée « Septante » car selon une légende, soixante-douze savants (6 par tribus de l’ancien Israël) auraient mis soixante-douze jours à faire cette traduction et seraient arrivés à un texte unanime. Les versions grecque et hébraïque divergent parfois. Luc, comme l’apôtre Paul avant lui, se basent sur la version grecque. Largement ouvertes aux non-juifs, elles demandent aux juifs de choisir entre la synagogue, dominée par les pharisiens, et le christianisme naissant.

Le plan du texte

Le découpage peut se faire d’après les trois paroles de Jésus.
1. Jésus est mis sur la croix
Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font.
2 Deux malfaiteurs parlent à Jésus
En vérité je te le dis, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis.
3. Jésus meurt
Père, je remets ma vie entre tes mains.

La dernière parole de Jésus s’adresse à Dieu en lui disant « Père » exactement comme lors de sa première parole (Luc 2, 49).

Jésus est cloué sur une croix

Luc 23, 33 à 49
(traduction en français fondamental)
Eléments historiques relatifs à l’époque où Jésus est crucifié
Ils arrivent à l’endroit appelé « le crâne ». Là, les soldats clouent Jésus sur une croix. lis clouent aussi les deux bandits, l’un à sa droite, l’autre à sa gauche. Jésus dit : « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font. » Les soldats tirent au sort pour savoir qui aura ses vêtements. Puis, ils les partagent entre eux. Le peuple est là et il regarde. Croix
Instrument de supplice cruel car le condamné meurt lentement d’asphyxie.
Seuls les Romains crucifient.
Jésus a été condamné par les Romains.
Les chefs des juifs se moquent de Jésus en disant : « Il a sauvé les autres. Eh bien, il n’a qu’à se sauver lui-même, s’il est vraiment le Messie, celui que Dieu a choisi ! » Les soldats aussi se moquent de Jésus. Ils s’approchent de lui et lui offrent du vinaigre en disant : « Si tu es le roi des juifs, sauve-toi toi-même ! » Au-dessus de Jésus, on a mis une pancarte avec ces mots : « C’est le roi des juifs. » Pancarte
L’inscription INRI figurant sur la représentation de la croix s’inspire de l’évangile de Jean :
Iesus Nazarenus Rex Iudaecrum
(Jésus de Nazareth Roi des juifs).
Elle désigne une condamnation
plus politique que religieuse.

 

Deux malfaiteurs parlent à Jésus

Un des bandits cloués sur une croix insulte Jésus en disant : « Tu dis que tu es le Messie. Alors sauve-toi toi-même et sauve-nous aussi ! » Mais le deuxième bandit fait des reproches au premier en lui disant : « Tu es condamné à mort comme cet homme, et tu ne respectes même pas Dieu. Pour toi et moi, la punition est juste. Oui, nous l’avons bien méritée, mais lui, il n’a rien fait de mal ! » Ensuite il dit à Jésus : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras comme roi. » Jésus lui répond : « Je te le dis, c’est la vérité, aujourd’hui, tu seras avec moi dans le paradis. »  Bandits
Les romains crucifient souvent
beaucoup de personnes en même temps.

 

Jésus meurt

Quand il est presque midi, le soleil s’arrête de briller. Dans tout le pays, il fait nuit jusqu’à trois heures de l’après-midi. Le rideau qui est dans le Temple se déchire au milieu, en deux morceaux. Jésus pousse un grand cri, il dit : « Père, je remets ma vie dans tes mains. » Et après qu’il a dit cela, il meurt. L’officier romain voit ce qui est arrivé, et il dit : « Gloire à Dieu ! Vraiment, cet homme était un juste ! » Beaucoup de gens sont venus pour voir ce spectacle. Ils voient ce qui est arrivé. Alors, tous rentrent chez eux ; pleins de tristesse. Tous les amis de Jésus et les femmes qui l’ont accompagné depuis la Galilée se tiennent assez loin. Ils regardent ce qui se passe. Rideau
Il isole le Saint des Saints. Seul le grand prêtre a le droit d’y pénétrer une fois par an. Lorsque Luc écrit, le Temple est détruit, mais Pour lui ceci n’est pas une catastrophe :
depuis la mort de Jésus, le bâtiment sacré n’est plus nécessaire pour vivre avec Dieu.

 

Influence d’une situation historique

Les problèmes des lecteurs de Luc : comment le crucifié peut-il être Dieu ?
Pour expliquer l’échec terrestre du ministère de Jésus, le rédacteur de l’évangile de Luc, issu de ces milieux, présente Jésus en martyr injustement condamné comme le fut jadis le serviteur souffrant décrit par le prophète Ésaïe.

Dans chaque partie, l’évangéliste place un témoignage prouvant le martyr injuste de Jésus. II prend soin de montrer qu’il existe des païens hostiles (v. 36-37, 1re partie) et des païens ouverts (v. 47, 3e partie). Les chefs méprisent Jésus et le peuple reste à convaincre (v. 35c, 1re partie). Le peuple pourrait se montrer favorable à Jésus et les amis du Seigneur le suivent jusqu’au bout (v. 48 et 49, 3e partie).

La seconde partie du texte biblique présente clairement le dilemme :
– soit se moquer de la croix comme les personnages de la première partie et le premier bandit.
– soit reconnaître le Christ comme les personnages de la seconde partie et le second bandit.

Pour les lecteurs de Luc, c’est l’heure du choix

Partie 1  Les soldats tirent au sort
Le peuple regarde : respect
La victime de l’injustice pardonne
CHOIX
Rire de la folie de la croix ou se convertir ?
Indétermination : indifférence des soldats et respect, sans plus, du peuple
Partie 2 Les soldats se moquent
Dérision d’un des brigands
Reproche du deuxième brigand
La victime de l’injustice reconnue par le témoignage des brigands
Demande du brigand à Jésus
La conversion entraîne l’entrée immédiate
dans le Royaume
CHOIX
Rire de la folie de la croix ou se convertir ?
Moitié/moitié : un brigand se convertit l’autre non.
Partie 3 Les éléments cosmiques se manifestent
Le temple connaît un ébranlement
La victime de l’injustice reconnue par le témoignage de l’autorité
L’officier païen s’ouvre au message de Jésus (contrairement aux soldats)
CHOIX
Rire de la folie de la croix ou se convertir ?
Le choix est clair : les éléments cosmiques et l’autorité choisissent la conversion.

 

Télécharger l’article la mort de Jésus

Dossier préparé par Claude Demissy et Évelyne Schaller / PointKT n° 45 mars-avril-mai 2004