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- Prière pour l’Ascension
| Pour accompagner un culte de l’Ascension ou dans la période autour du Dimanche de Pentecôte, voici une proposition de prière à plusieurs voix. Adaptable au catéchisme. |
Tous : Élevons nos mains et nos cœurs
Jonas : Pour faire monter vers Dieu notre joie d'être réunis aujourd'hui.
Tous : Élevons nos mains et nos cœurs
Laurie : Pour faire monter notre regard d'amour vers le ciel où le Christ a disparu il y a 2000 ans.
Tous : Élevons nos mains et nos cœurs
Victor : Pour faire monter à Dieu notre reconnaissance : le Christ a ouvert le ciel au monde.
Tous : Élevons nos mains et nos cœurs
Tanguy : Pour faire monter à Dieu notre foi. Si les disciples l'ont vu s'en aller, c'est bien parce qu'il est vivant !
Tous : Élevons nos mains et nos cœurs
Loïc : Pour faire monter à Dieu et vivre cette espérance : si les disciples l'ont vu s'en aller, c'est donc que le monde n'est pas clos. Il existe une brèche, un passage.
Tous : Élevons nos mains et nos cœurs
Doriane: Afin que nous montions dans toute notre vie vers toi et qu'ainsi nous allions à ta suite, toi qui nous ouvres le chemin.
Tous : Élevons nos mains et nos cœurs
Dimitri et Mathilde : Pour faire monter à Dieu notre chant d'amour en réponse à son salut offert.
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- Sketch pour le culte de l’Ascension
| Un sketch pour le jeudi de l’Ascension, qui peut être présenté en guise de message par un groupe de catéchumènes ou de jeunes. Sa vertu est aussi catéchétique, puisqu’il donne la parole aux onze disciples, des paroles qui sont des textes bibliques choisis. Nous trouvons là la symbolique biblique des 40 jours et la question du fondement de l’Eglise après la mort et la résurrection du Christ. |
Préparation déroulement :
Il faut distribuer les rôles des 11 disciples et de l’ange.
Dans la spatialité, prévoir l’emplacement de chacun ; le lieu où les disciples marchent et là où ils prient.
André : Parti ! Élevé comme cela pendant qu'on le regardait... Et une nuée l'a dérobé de devant nos yeux. Je sens, je sais qu'il est parti pour toujours. Déjà il me manque.
Pierre : Oui, parti. Quarante jours qu'il était avec nous depuis sa résurrection.
Thomas : Quarante jours où nous avons pu le voir et le toucher. Le toucher, combien cela a été important pour moi. Avant de le toucher je n'ai pas cru à cette bonne nouvelle : notre Seigneur est vivant ! Et maintenant je ne le verrais plus, je ne toucherais plus...
Matthieu : Parti après 40 jours. Il est monté au ciel. C'est comme un rappel du déluge qui a duré lui aussi 40 jours. Le déluge est descendu pour balayer tout ce qui était mauvais. Jésus monte au ciel pour que nous montions à sa suite. Pour que nous nous élevions, que nous balayons tout ce qui est mauvais en nous. Comment faire sans lui ?
Simon : Parti après 40 jours. Quarante jours où il nous a encore enseigné, où il nous a parlé des choses concernant le Royaume de Dieu... Lui qui allait bientôt le rejoindre. Quarante jours pour que nous recevions la Parole comme si nous étions de nouveaux Moïse qui lui aussi a attendu 40 jours pour recevoir les tables de la loi. C'est une nouvelle alliance qui débute aujourd'hui. Mais comment la vivre sans lui ?
Philippe : Quarante jours de sursis comme Ninive a eu un sursis, un temps pour se convertir à l'époque du prophète Jonas. Mais voilà le sursis est fini et il est parti.
Barthélémy : Quarante jours où nous avons pu reprendre des forces à son contact après l'ébranlement qu'a été sa mort. Nous étions comme Élie, prostrés et demandant la mort. Et comme l'ange l'a touché, nous avons été touchés par le message de l'ange le matin de pâques et par sa présence parmi nous. Et maintenant, comme Élie, nous devrions marcher, remplis de forces... Mais il est parti...
Jean : Quarante jours où il a régné sur notre cœur. David dont le nom signifie : « aimé » ; Salomon dont le nom signifie « pacifique » ont été rois en Israël, chacun pendant 40 ans, mais lui a été élevé au-dessus d'eux en reprenant la place qui est la sienne : au-dessus de nous tous, à jamais. Lui que j'aime, lui qui est Amour, lui qui est le Prince de la paix. Comment supporter l'absence de celui que l'on aime ?
Jacques fils de Zébédée, Jude et Jacques fils d'Alphée : Jésus, pourquoi es-tu parti ?
L'ange : Hommes Galiléens, pourquoi vous arrêtez-vous à regarder au ciel ? Ce Jésus qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, viendra de la même manière que vous l'avez vu allant au ciel.
Jacques, fils d'Alphée : Alors il reviendra ? Les anges nous l'ont promis. C'est comme s'il était parti pour un voyage. Préparons-nous à son retour. Que tout soit en ordre.
Jude : Il nous a dit que dans peu de jours, nous serons baptisés d'Esprit Saint. Nous serons ses témoins jusqu'aux extrémités de la terre. C’est le talent, le viatique pour faire fructifier ce qu'il nous a enseigné.
Thomas : Il m'a dit : « heureux ceux qui n'ont pas vu et qui ont cru ». Je veux croire même si je ne le vois plus. Je veux croire et ainsi marcher, remplis de forces. Alors retournons à Jérusalem comme il nous l'a demandé afin de recevoir l'Esprit Saint.
Les disciples marchent
Marie : Maintenant qu'il est parti, persévérons dans la prière, vous ses disciples, vous ses frères, et nous les femmes qui l'avons suivi et aimé.
Tous prient
Pierre : Judas n'est plus parmi nous parce qu'il a guidé ceux qui se sont saisi de Jésus. Nous ne sommes plus que onze alors que le maître avait élus douze d'entre nous comme ferment de son église. Choisissons l'un de ceux qui le suivaient aussi afin qu'il nous soit associé comme témoin de sa résurrection.
Jacques fils de Zébédée : Pierre, voici les débuts de ce qu’annonçait Jésus : « tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église».Voici, il n'est plus temps de regarder le ciel, mais d'aller à la rencontre de nos frères, témoins pour ceux qui ne l'ont pas vu, pas touché, témoin de sa vie, de sa mort, de sa résurrection.
Pierre : Il est temps d'aller à la rencontre de nos frères et alors nous Le trouverons car à chaque fois que nous ferons du bien à l'un de ces plus petits de nos frères, c'est à Lui que nous le ferons.
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- L’Ascension et autres fêtes
![]() | La fête de l’Ascension est de toutes celles de notre calendrier la moins célébrée chez les protestants, plus particulièrement réformés. Plusieurs paroisses la suppriment purement et simplement. La principale raison de cette désaffection est à trouver dans le caractère mythologique d’un événement qui, il est vrai, n’occupe pas une place importante dans les textes évangéliques. Comment peut-on croire en effet que Jésus est monté au ciel comme une fusée ? |
L’Ascension ?
Si la dimension mythologique de l’Ascension nous empêche de la prendre au sérieux, on ne voit pas pourquoi cette même dimension ne nous empêcherait pas aussi de célébrer toutes les autres fêtes chrétiennes. Nous pensons à Noël avec la naissance virginale, des anges (apparus à Zacharie, à Marie, aux bergers), une étoile qui se déplace dans le ciel pour guider des mages ; à Vendredi saint avec l’obscurité subite à l’heure de la crucifixion, un tremblement de terre, des rochers qui se fendent, le rideau du temple qui se déchire en deux, des tombeaux qui s’ouvrent et dont les morts entrent alors dans Jérusalem.
Nous pensons aussi à Pâques avec un autre tremblement de terre, une pierre roulée par un ange qui s’assied dessus, le tombeau vide, de multiples apparitions de Jésus (à Marie de Magdala, à Thomas, à deux puis onze disciples en présence desquels il mange alors du poisson grillé ou passe à travers les portes fermées à clef).
Autant de récits dont la dimension fortement mythologique devrait, elle aussi, nous interdire de fêter ces « événements » suspects.
Que dire encore du bruit violent et des langues de feu qui se posent sur la tête des croyants réunis à Jérusalem pour la Pentecôte ?
On ne saurait rendre notre foi solidaire du moule, des conceptions et des contextes culturels, dans lesquels elle a été coulée. Ce moule, en tant que tel, n’a d’ailleurs rien de spécifiquement évangélique ou chrétien. Il correspond à une vision du monde qui n’est plus la nôtre. Il ne s’agit pas de rayer ces passages bibliques sous prétexte qu’ils sont en contradiction avec ce que la science nous enseigne aujourd’hui.
Retrancher de la Bible ce qui contrarie notre vision actuelle de l’univers, l’expurger et la censurer au nom de la raison, c’est la réduire en fait à une peau de chagrin. Il ne s’agit pas tant de voir ce que le texte dit que ce qu’il veut dire et peut nous dire encore en nous interpellant aujourd’hui dans l’ordre de la foi. Un texte biblique, inséré dans une vision du monde dépassée, peut avoir une signification qui ne l’est pas.
Regarder au ciel ?
On pourra démultiplier les sens possibles de cette élévation de Jésus au ciel en la considérant sous l’angle de différentes tensions : présence et absence, terrestre et céleste, visible et invisible, départ et retour, immobilité et marche, par exemple.
Un sens très souvent retenu s’inspire de l’épître aux Colossiens : « Cherchez les choses d’en haut, où le Christ est assis à la droite de Dieu. Pensez à ce qui est en haut et non à ce qui est sur la terre. » (3,1-2) Mais ce texte, sorti de son contexte, peut nous conduire à un spiritualisme exsangue et désincarné, dans une sorte d’aliénation religieuse privilégiant le ciel au détriment de la terre, l’éternel au détriment de l’histoire, les âmes au détriment des corps, vision très exclusive et somme toute en contradiction flagrante avec un christianisme qui est, par excellence, une religion de l’incarnation. Notre foi, comme l’a souvent montré Albert Schweitzer, est faite d’attachement et de détachement, d’éthique et de mystique : attachement à ce monde créé par Dieu, attachement exprimé par la charité, la justice et l’amour, et détachement, parce que nous sommes orientés vers le Royaume de Dieu et l’espérance active qui nous anime sur une terre à laquelle nous ne saurions être purement et simplement asservis.
Ce passage de l’épître aux Colossiens, écrit un de ses commentateurs, ne nous indique pas « une fuite des réalités du monde ou une éthique utopique "impratiquestionnercable" » (Jean-Noël Aletti, S.J., Commentaire de l’épître aux Colossiens, Gabalda, 1993). Une des paroles significatives, sorte de mise en garde à cet égard, est bel et bien celle des Actes des Apôtres : « Pourquoi restez-vous là à regarder le ciel ? » (1,11) Il sera préférable, dans cette montée de Jésus au ciel, avec toute la symbolique que nous pouvons entendre dans ce mot « ciel », de considérer que Jésus nous échappe, n’est pas en notre pouvoir.
Il ne saurait y avoir de mainmise de notre part sur Jésus ou sur Dieu. Dieu, le tout premier, compris comme Transcendance, nous demeure inaccessible et nous ne saurions l’enfermer dans nos mots ni l’atteindre par nos définitions, aussi justes et orthodoxes seraient-elles. Dieu nous dépasse infiniment.

L’Ascension, Giotto, Padoue, Chapelle Scrovegni
Jésus n’est pas dans le pain et le vin de la cène
L’Ascension de Jésus a été utilisée par les Réformateurs Zwingli, d’abord, puis Calvin, pour contester la présence réelle, matérielle, de Jésus dans le sacrement de la Cène. C’est un sens décisif, selon eux, à retenir de l’Ascension. Si Jésus est au Ciel, il ne saurait être en même temps, et de manière corporelle, présent dans le pain et dans le vin. C’est un point important qui opposera d’ailleurs très vivement Zwingli, le Réformateur de Zurich, à Luther. Le point d’accord en la matière entre les protestants réformés, évangéliques, luthériens étant le refus catégorique du sacrifice de la messe. Les controverses entre protestants et catholiques graviteront longtemps autour du différend, central, concernant la cène. Il y a là, et par conséquent il y a dans l’écoute fidèle des récits de l’Ascension, un point focal et déterminant pour sa compréhension.
Parlant de la présence du corps du Christ « en la cène » dans son Exposition de la foi (Expositio fidei, 1531), Zwingli stigmatise l’erreur qu’il y a à prétendre que par les signes du pain et du vin, le corps du Christ nous est donné. Zwingli écrit que « le corps du Christ, à partir du moment où il monte au ciel, n’est plus en ce monde ». D’autre part, quand Jésus déclare « ceci est mon corps », il désigne comme signe son corps mortel ; le manger comme tel aujourd’hui deviendrait alors parfaitement « déraisonnable », puisque reconnaître que Jésus est au ciel, cela signifie que Jésus a désormais un corps « immortel et incorruptible » que nous ne saurions manger. Manger un corps mortel et de la chair humaine n’est-ce pas, demande Zwingli, quelque chose de « cruel, sauvage et brutal » ? (voir à ce sujet Huldrych Zwingli, La foi réformée, Les Bergers et la Mages, 2000, introduction d’André Gounelle.)
L’Ascension et Noël
Une autre manière de comprendre l’Ascension nous est donnée par la tradition orthodoxe, grecque ou russe. Il s’agit là d’inscrire l’Ascension dans une symétrie et un parallélisme Noël – Ascension, Pâques étant alors au centre de cette perspective.
À Noël, on peut dire, de manière symbolique, que Dieu en Jésus descend vers l’homme ; à l’Ascension, en Jésus, c’est l’être humain qui est élevé à Dieu. Il y a ainsi à travers le parcours des évangiles une humanisation de Dieu et une divinisation de l’homme. Il faut que Dieu naisse en l’homme et que l’homme naisse en Dieu. Incarnation divine et exaltation humaine encadrent ainsi les évangiles. Dieu est devenu humain pour que l’homme puisse devenir divin.
Il convient alors d’abandonner une vision qui écrase l’homme sous le poids de la divinité et qui conduit finalement à penser que Dieu est tout et que nous ne sommes rien. On ne saurait, en Jésus, réduire l’homme au néant de sa condition mortelle et pécheresse. Dieu n’est pas d’autant plus grand que l’homme est rabaissé. Dieu n’a pas besoin de notre écrasement pour être Dieu en plénitude. L’Ascension devient ainsi magnifiquement le fondement d’un humanisme christique et chrétien. En Jésus, Dieu n’existe pas sans l’homme, ni l’homme sans Dieu.
Laurent Gagnebin
Laurent Gagnebin, est né à Lausanne en 1939, philosophe et théologien, il a été pasteur de l'Église réformée de France à Paris dans les paroisses libérales de l'Oratoire et du Foyer de l'âme de 1963 à 1981, puis professeur de théologie pratique à la Faculté libre de théologie protestante de Paris. Il a dirigé l'hebdomadaire protestant Réforme et dirige actuellement la rédaction du mensuel Évangile & Liberté.
L'article ci-dessus est extrait du n° 249, Mai 2011
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- Une confession de foi à trois voix
![]() | Une confession de fois à trois voix, où le langage simple est prépondérant. Il permet une confession appropriée de la part des jeunes et des moins jeunes. |





