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- Du tohu-bohu à la coccinelle – module 10 : Remplissez la terre !
| Genèse 1, 28 « Puis, Il les bénit en disant: Ayez des enfants, devenez nombreux. Remplissez la terre et dominez la. » |
- Du tohu-bohu à la coccinelle – module 11 : Les enfants différents de nous
| Cette séance est une des plus délicates à mener mais elle est très importante dans le déroulement de la démarche. On pourrait même dire qu'elle lui donne tout son sens. Elle permet de faire réfléchir les enfants sur des notions de norme et de différence, et de les éduquer à accepter les autres qui ne sont pas comme nous, de leur faire découvrir même les richesses que recèlent les handicaps. |
La démarche est la suivante : on raconte l'histoire de Mina la fourmi en prenant le temps de s'arrêter sur les images, de les décrire. On laissera aux enfants le temps de dire ce qu'ils ressentent, s'ils ont connu des situations analogues. Les enfants passeront facilement de l'histoire de Mina la fourmi, à leur propre expérience. Tous ont vu, connu des enfants ou des adultes handicapés : amie d'école à la jambe cassée, enfant handicapé moteur inséré dans la classe, ou vieille mamie en fauteuil roulant à cause de son grand âge : ils connaissent des handicapés. Avec eux, on découvrira qu'il y a des handicaps provisoires et des handicaps définitifs.
Matériel:
- Papier canson de couleurs différentes pour laisser le choix,
- gouaches et gros pinceaux,
- musique contemporaine (Exemple Bartok ou Dvorak), lecteur CD
On laissera dire tout sur cette difficile question, même si les enfants émettent des jugements intempestifs qui expriment au fond leur angoisse du handicap. Ce n'est que peu à peu au cours de la séance qu'on les ouvrira à une plus grande acceptation des différences...
Déroulement
Accueil: on privilégie toujours les deux lieux d'animation, soit un lieu sur une grande couverture, à la fois plus intime et plus convivial et un lieu plus propice à la réalisation pratique, par exemple une table pour dessiner, découper etc.…
Première partie :
Lieu : sur la couverture, assis confortablement par terre. C’est le lieu privilégié de la narration.
Lecture de l'histoire de Mina la fourmi, Flammarion Père Castor, 1990.
« Mina n'est pas une fourmi comme les autres, elle est née avec cinq pattes au lieu de six.
Dans la fourmilière, elle propose ses services aux uns et aux autres.
Les fourmis ouvrières la plaignent mais ne veulent pas l'employer La reine pondeuse la chasse de la maternité.
Mina retrouve son courage en remontant
À la surface. Elle admire la nature et tout le monde des insectes au travail.
Sa résolution est prise : elle proposera ses services ; elle sera spécialiste des handicapées. Elle seule pourra les comprendre, elle leur expliquera qu'en dedans elles sont tout à fait comme les autres.
Son projet est accepté par les fourmis. Mina est heureuse. »
Cette histoire plait beaucoup aux enfants qui se mettent alors tout naturellement à parler des handicaps qu'ils connaissent.
Temps de parole :
« J'ai un copain handicapé. Il a la jambe tordue comme ça ; il peut plus la tourner. Y court comme ça, il marche comme ça, il saute comme ça. Il s'appelle Marc. Il était déjà comme ça à la maternelle. Il y a des imbéciles qui se moquent de lui, c'est triste. »
« Ma mémé a une chaise roulante, une chaise avec deux roues. Parfois, elle prend ses béquilles. »
« A l'école, il y a une grande fille aux cheveux blonds qui s'est cassé le pied. Elle est revenue de l'hôpital. Ses copines jouent avec sa béquille. Elles disent qu'elles ont trois pieds. »
« Le professeur Tournesol aussi est handicapé. Il est sourd depuis longtemps, mais il fait quand même des choses. »
« C'est triste d'être handicapé. On peut être handicapé dans son corps, ne pas entendre, ne pas voir ne pas pouvoir marcher ou parler. »
« On peut être handicapé dans sa tête lorsqu'on ne comprend pas bien les choses ou lorsqu'on les oublie très vite. »
« On peut être handicapé dans son cœur lorsqu'on n'aime pas les autres, lorsqu'on fait du mal. »
« Dieu nous dit d'aimer les plus faibles. Il prend particulièrement soin des fragiles, des petits. »
« Nous avons tous besoin des autres, nous avons tous besoin d'aimer et d'être aimés. »
Deuxième partie : Expression, Réalisation
Lieu : un lieu adapté à la peinture, .table ou sol. .on pourra être libre dans ce choix étant donné que c’est un temps de création très personnel avec une inspiration musicale
Les enfants sont invités à dessiner en silence ou en écoutant un extrait musical (Bartok).
Les enfants auront à leur disposition des feuilles de Canson coupées en carré et de couleurs différentes, des gouaches en pot, de gros pinceaux. La peinture sera libre.
Une joie de vivre réelle s'est exprimée à travers les peintures: enfants dans la nature jouant au milieu des fleurs, cheval dans un pré, peinture abstraite très colorée.
C'était un grand MERCI à Dieu.
Prière :
Dieu, notre Père, avec Toi,
Je pense aux handicapés et je suis émerveillé.
Il y a des handicapés qui donnent du courage à ceux qui n'en ont plus.
Il y a des gens qui prient avec confiance malgré leurs souffrances.
Notre Père, avec Toi, je suis émerveille.
Il y a des handicapés qui ne se plaignent pas.
D'autres savent offrir un sourire,
Un merci même quand ils sont très fatigués.
Je te remercie pour tant de courage, de gentillesse et de joies partagées.
Amen.
Adaptation de « Je suis émerveillé » de Françoise Destang, dans « Aujourd’hui prions le Seigneur »
- Du tohu-bohu à la coccinelle module 8 : Les animaux d’ici et d’ailleurs
![]() | {yootooltip title=[Genèse 1.24 et 25]}Catherine Blanc, Mireille Chambon, Pierre Choupaut, Jean Claude Deroche, Patricia Lefevre, Annie Noblesse Rocher, Jean Frédéric Patrzynski et Patrice Rolin." {/yootooltip} Toutes sortes d'animaux |
- Le retable d’Issenheim
![]() | {yootooltip title=[Retable d´Issenheim, Retable des ardents, Retable de Grunewlad]}Pour visualiser et imprimer tous les écrans à la suite, sélectionner l´icône : version imprimable - Dolorès Capon, Eve-Line Macagnino, Maddy Stenger et Eric Schiffer{/yootooltip} Trois appellations pour une seule et même œuvre exposée au Musée Unterlinden à Colmar, dans le Haut-Rhin. Nous proposons six animations avec des fiches pour les enfants. |
- Souffle de vie
| Souffle de Vie est un programme catéchétique œcuménique sur le thème de l’Esprit Saint, destiné aux enfants de 11 à 12 ans. Il a été publié en 2002 par une équipe de Genève, composée de Michel Colin et Bruno Miquel, alors co-directeurs du Centre de Catéchèse, Suzanne Bruchez, catéchiste professionnelle, Jean-Bernard Livio, SJ, bibliste, et Line van Baalen, pasteure. |
- Du tohu-bohu à la coccinelle module 7 : Animaux de la mer et du ciel
| Genèse 1, 20 à 23 - Les poissons et les oiseaux "Dieu parle : |
- Du tohu-bohu à la coccinelle module 6 : Le soleil
| Genèse 1, 14‑19 Le soleil, la lune et les étoiles « Dieu dit : |
- Du tohu-bohu à la coccinelle ou Genèse 1 pour les tout-petits
![]() | Douze animations pour jeunes enfants Nous vous proposons ici une reprise d’un matériel de la Société des écoles du dimanche associée à une expérience catéchétique : Du tohu-bohu à la coccinelle Commission de catéchèse de l’Inspection luthérienne de Paris : Catherine Blanc, Mireille Chambon, Pierre Choupaut, Jean Claude Deroche, Patricia Lefevre, Annie Noblesse Rocher, Jean Frédéric Patrzynski et Patrice Rolin. Ces modules s’inscrivent dans une démarche qui accompagne le récit de la création tel que nous le transmet le chapitre 1 du livre de la genèse. Mais chaque module peut fonctionner seul. |
Une pédagogie résolument biblique
La Bible est là. On l'ouvre sous les yeux des enfants. Ceci n'empêche en aucune manière ensuite de raconter le texte biblique lui même. C'est pourquoi, après avoir lu le texte lui-même, on le raconte.
Accueil des enfants
Les enfants sont accueillis dans une salle conviviale. Cette salle, sa décoration, son éclairage pourra varier au cours des rencontres selon la thématique biblique. Nous donnerons les indications en temps voulu.
Nous proposons que les enfants puissent prendre place sur une grande couverture, assis en rond ou en arc de cercle ; la couverture contiendra aussi les objets dont on a besoin selon les différents récits qui accompagnent les modules. Une bible est ouverte : elle participe à toute la pédagogie.
Déroulement de chaque séance
On commence par la lecture, dans la bible, du passage concerné. Puis on démarre l’animation en la conduisant par la narration et le questionnement. C’est pourquoi, dans les modules qui vont suivre, la partie narrative et les questionnements sont mélés à l’explication de la démarche.
Chaque module aboutit à une partie créative, soit collective, soit individuelle et chaque séquence est conclue par une prière ou un chant.
- Module 1 : Genèse 1. 1 et 2, Le chaos
- Module 2 : Genèse 1. 3 à 5, La lumière
- Module 3 : Genèse 1. 6 à 8, Les nuages
- Module 4 : Genèse 1.9 et 10, L'eau et les eaux
- Module 5 : Genèse 1.11 à 13, La flore
Lire la suite Du tohu-bohu à la coccinelle ou Genèse 1 pour les tout-petits
- Le bac à sable
| Quatre modules pour préparer Noël avec des enfants de 6 à 12 ans. Module 1 : la démarche, la pédagogie du bac à sable. Module 2 : une célébration de Noël à partir de cette démarche. Module 3 : un parcours vécu sur un trimestre et des outils pratiques. Module 4 : entrer dans la démarche, propositions concrètes. Une démarche pédagogique, un outil, une narration, une célébration, une proposition de déroulement et le récit d’une expérience. |
Celui qui entre dans cette démarche va se laisser surprendre par l’inattendu, par le chemin surprenant qu’il empruntera avec les enfants.
Si vous êtes intéressés par une démarche complète sur le thème du voyage de Marie et Joseph, un document sous forme de livret expérimental est disponible au service de la catéchèse à Strasbourg, élaboré par une équipe de moniteurs et formateurs. (prix de la photocopie : 3 euros, port en sus)
![]() | Module 1: Pour construire des récits imaginés à partir d’un outil pédagogique : le bac à sable |
Une animation à défis !
- Faire confiance à l’imagination et à la créativité des enfants…et des animateurs !
- assumer de partir sans narration terminée pour construire une histoire ensemble.
- Apporter des indices pour susciter l’imagination et la créativité et non les étouffer !
- Verbaliser et reformuler les éléments inventés par les enfants.
- Accepter de raconter une histoire qui prend ses aises par rapport au cadre strictement biblique ou de «meubler» les silences du texte !
Une technique : utiliser un bac à sable, de l’eau et des objets divers ( éléments naturels, animaux, personnages, cuillères, petites pelles…) pour stimuler l’imagination des enfants, canaliser leur expression et préparer un récit avec un groupe.
Matériel : Un bac à sable, qui peut être un coffre en bois chemisé d’une feuille plastique, ou un contenant plastique rectangulaire, du genre bassine, maxi caisse de chat, mini piscine de jardin, baignoire de bébé…rempli de sable.
Attention : suivant la taille du bac, il est lourd et donc difficile à déplacer lorsqu’il est rempli! Utilisez du sable propre! (Il existe même du sable non allergisant !)
Objectif : Stimuler l’imagination !
Nous percevons notre monde et nous vivons notre foi pas seulement avec des notions, des concepts, des idées mais aussi avec notre imagination et notre perception. L’école du dimanche n’est pas obligatoirement une autoroute toute tracée, avec un programme joué d’avance. Il est possible de la vivre avec ses surprises, ses inattendus, en prenant au sérieux nos capacités imaginatives et celles des enfants.
Le bac à sable permet la création :
- d’un espace « scène de vie »,
- d’un espace-temps « récit de voyage »
- d’un temps de « mise en quête »
Un chemin : le message se construira ensemble, au fil du chemin, avec le catéchète comme accompagnateur, pédagogue !
« Caminante, no hay camino Se hace camino al andar » Antonio Machado
(« Voyageur, il n’y a pas de chemin. Le chemin se fait en marchant »)
L’histoire : un événement qui se prête bien à cette démarche :
Le voyage de Marie enceinte et Joseph, de Nazareth à Bethléem, en s’appuyant sur les textes des Evangiles de l’enfance de Luc et Matthieu : Matthieu 1/18-25 et Luc 2/1-21 + l’annonciation à Marie : Luc 1/26-38 et la visite de Marie à Elisabeth : Luc 1/ 39-56.
Célébration : On pourra intégrer cette histoire dans une célébration de Noël de multiples manières : mime ou théâtre ; diapos ou photos du bac illustrant l’histoire racontée ; éléments liturgiques de la célébration : prière, louange…Voir propositions jointes.
Animation :
• Les animateurs choisissent un récit à imaginer, de préférence un voyage, avec des textes bibliques indiquant la situation initiale (avant le départ) et la situation finale (arrivée). Ils s’approprient les différents éléments (historiques, géographiques, événementiels, contexte…) pour pouvoir les injecter comme indices ou amorces dans les séances avec les enfants.
• Ils se mettent aussi d’accord sur la forme de la restitution finale (à quel public ? sous quelle forme ? où et quand ? Quel matériel est disponible ? Qui fait quoi ?…)
• Ils choisissent et découpent le voyage à imaginer en plusieurs étapes, en fonction des indices disponibles, de la durée du voyage dans la Bible, des villes ou pays traversés par le(s) personnage(s) , aussi selon le temps disponible avec les enfants.
Par exemple pour le récit proposé ci-dessus : 5 étapes (précédées bien sûr d’une invitation au thème et d’une invitation au voyage !): 1. l’annonciation et le départ ; 2. la fête au bord du Jourdain ; 3. sur la route de Jéricho ; 4. Visite à Jérusalem ; 5. la naissance à Bethléem !
Déroulement :
Pour chaque étape il convient de prévoir 2 séances avec les enfants, ou 2 temps :
A. Une séance temps 1 : sur le registre de l’imagination .
Elle se déroule autour du bac, pour créer le « récit d’étape » qui sera figuré matériellement dans le bac à sable. C’est la tâche des enfants, accompagnés par les adultes. L’accompagnement consiste à introduire l’étape par une narration, ou une chanson, ou une explication ou une question, ou une image ou un objet dans le bac, (ex : un puits, un âne, un troupeau, un arbre desséché, une gourde.. ;) puis d’aider discrètement les enfants à cheminer, à représenter leur scénario dans le sable, à relever ou développer certaines idées, à trouver des objets pour le décor. Il s’agit aussi d’ observer, d’écouter et éventuellement de noter au fur et à mesure des éléments pour pouvoir reformuler par la suite…
Note : nous avons remarqué que pour les personnages, des objets trop typés comme certains playmobil bloquaient plutôt l’imagination. Fabriquer des bonshommes plus symboliques, avec des cure pipes par exemple.
B. une séance temps 2 : sur le registre de la réflexion.
Elle permet de reprendre ce qui a été vécu autour du bac, de reprendre l’histoire imaginée pour lui donner la forme finale et utile pour la restitution ! Prendre du temps pour parler, échanger, débattre sous forme ludique de questions de fond et de choix surgis au cours de la séance précédente, pouvoir dire ses impressions et ressentis. Puis réfléchir avec eux ou leur proposer plus directement une forme de représentation de leur scène : une narration, mais cela peut aussi être un psaume, ou une prière, ou un mime, ou une danse de louange, ou un dessin, en fonction du type de célébration ou restitution choisie. Vérifier si cela correspond bien à ce que les enfants ont voulu dire et représenter. L’écrire pour garder une trace.
Note : Penser à garder la scène du bac à sable intacte jusqu’à ce que l’histoire soit bien reformulée. Faire des photos avant d’effacer la scène (il faut bien faire de la place pour l’étape suivante !) ou alors prévoir un bac par étape si vous voulez garder visuellement toutes les étapes.
| Module 2 : de Nazareth à Bethléem, une célébration partant de la pédagogie du bac à sable.
|
1) Un culte ou une fête de Noël avec un accent narratif
- Les 5 étapes de la séquence donnent naissance à une narration/histoire des enfants qui sera le message de la célébration.
- Cette histoire sera entourée par des éléments liturgiques habituels ou à choisir en relation avec le thème de l’histoire qui se sera dégagé, et Noël bien sûr ! (Chants, prières, textes bibliques, louanges…) et auxquels les enfants peuvent participer au maximum.
Cette histoire peut prendre des formes variées :
- être racontée par les enfants,
- ou créée et racontée par un conteur professionnel ou amateur (celui-ci pourrait alors assister aux séances, prendre des notes et proposer son histoire à la fin. Intéressant si on n’a pas trop de temps parce que cela permet de raccourcir les phases « réflexion »).
- L’histoire peut aussi être mimée, ou jouée sous forme de pièce de théâtre, ou encore représentée dans le bac à sable (trouver un système pour qu’il soit visible par tous !). On peut imaginer d’agrandir le bac à sable à taille humaine : les enfants eux-mêmes jouent les personnages, ou sont placés par d’autres enfants...
L’histoire peut aussi donner naissance à une crèche particulière, dans le sable, où tous les personnages rencontrés pendant le voyage se retrouveraient…
Quelques thèmes possibles :
- Dieu protège Jésus dans le ventre de Marie et rien n’empêchera sa naissance.
- La confiance de Marie et Joseph leur permet d’aller au bout du voyage et d’accueillir l’enfant de Dieu.
- Un voyage qui permet la vie : la vie de Jésus suscite la vie en nous humains.
2) Une célébration en plusieurs tableaux artistiques
- Chaque partie de l’histoire (= chaque étape) est représentée et/ou accompagnée par une technique d’expression différente (ou la même !) : dessin, musique ou percussions, diapos, marionnettes ou marottes, chant, danse, mime, photos…
- Attention à bien lier les différents tableaux entre eux, y intercaler un moment de chant, ou de musique et silence.
- Il est important de choisir des techniques qui soient visibles par tous et qui permettent de mettre l’élément «histoire» en valeur. Le choix de l’expression doit rajouter un plus à l’histoire! Il est bien sûr nécessaire d’avoir les bons instruments techniques (vidéo projecteur, rétro projecteur, sono, projecteur de diapos…) Cette formule est intéressante s’il y a beaucoup d’enfants : cela permet de travailler en groupes. Mais elle augmente l’importance de la partie «réflexion» des séances.
3) Une célébration plus liturgique
- Chaque étape correspondrait à un élément liturgique : louange, confession, grâce, prière… Diverses expressions sont là aussi possibles : musique, image à méditer, danse de louange ou de reconnaissance, chant, narration…
- L’histoire peut faire le lien entre les différents éléments liturgiques
Exemple d’un déroulement possible :
- Accueil avec musique et projection de diapos ou photos de paysages d’Israël et terminer par une photo de femme enceinte : Invitation à voyager dans le pays où est né Jésus, à cheminer pour se préparer à accueillir ce bébé, fils de Dieu, et si proche de nous dans sa manière de venir au monde, à entrer dans la confiance de Marie. Peut être dit sous forme de prière. Les photos peuvent défiler une deuxième fois comme accompagnement du texte.
- Chant : « Ecoute, écoute, surtout ne fais pas de bruit… » Marie et Joseph se mettent en route (mime, ou photo de la représentation du bac à sable étape 1, ou chant composé)
- Louange : étape 2 : De Nazareth à la Vallée du Jourdain en passant par le Lac de Galilée : une étape joyeuse ! Avec les enfants écrire tous les sujets de louange qu’ont pu exprimer Marie, Joseph, l’ « enfant à naître », ceux qui les voient passer ou les rencontrent… Proposer sous forme de psaume à plusieurs voix, ou avec antienne pouvant être reprise par l’assemblée…Peut aussi se danser !
- Prière : étape 3 : de Jéricho à Jérusalem : une étape difficile : demander pardon pour les désespoirs, les entêtements, le manque de confiance, l’envie d’abandonner, de rebrousser chemin, de ne penser qu’à soi….Montrer un grand dessin des enfants où ils ont représenté les difficultés de cette étape ou écrit les mots que leur ont inspiré cette étape (j’en ai marre, où est Dieu ?, pourquoi ce voyage ? peur, panique…) sur un fond de couleurs agressives et saccadées (dessin symbolique !)
- Narration et/ou dialogue à 2 : étape 4 : rencontre de Marie et Elisabeth. Autour d’un repas de fruits exotiques les deux couples rappellent l’annonciation, la naissance de Jean-Baptiste, les événements du magnificat, et aussi la fidélité de Dieu. Marie retrouve confiance ! Puis Chanter tous ensemble un magnificat par ex.
- La fin du voyage : la naissance : la crèche dans le bac à sable ! Chant de nativité ! Evangile de la naissance. Prière sous forme de chœur parlé des enfants : un groupe qui remercie pour tout ce que cette famille apporte aux humains, l’autre qui les envoie vers tous ceux pour qui Jésus est venu et qui ont besoin de lui encore aujourd’hui ! Inviter l’assemblée à faire une farandole pour venir devant la crèche et adresser sa propre prière à Jésus, puis tout le monde se donne la main, en grand cercle dans l’église et prie ensemble le Notre Père.
- Chant : « Nous avons vu les pas de notre Dieu croiser les pas des hommes ! » On repasse des photos d’Israël mêlées à des photos du bac à sable et à des photos du monde entier, et aussi de sa propre ville !
- Bénédiction et envoi : « À Noël, Jésus est né, de chair, pour que nous ayons la vie de Dieu en nous. C’est la fin d’un voyage. Mais cette vie offerte par Jésus il nous faut la redécouvrir chaque jour. C’est le début d’un autre voyage, une nouvelle naissance possible. Alors allez, et choisissez ce qui vous donne la vie et partagez-la avec les autres, vos frères ».
4) Une touche intergénérationnelle
- Demander aux parents ou à des adultes de participer là où ils peuvent dans la préparation et la célébration : lire, raconter, jouer les rôles d’adultes, peindre devant les gens un panneau exprimant les apports des enfants…
- Une maman (ou plusieurs, ou un ou des couples) raconte ce qu’elle a ressenti pendant sa grossesse (peut aussi se vivre sous forme d’interview). Pour éclairer ou illustrer ses propos ou montrer les différences, les enfants racontent alors l’histoire qu’ils ont imaginé concernant la grossesse de Marie et ce fameux voyage qui la mène à Bethléem et à l’accouchement.
Conclusion : Vous pouvez bien sûr panacher plusieurs idées, rajouter des variantes, faire participer davantage l’assemblée (ex : chacun écrit sur un papier sa prière à Jésus qu’il déposera dans la crèche).
Vos choix vont dépendre de vos disponibilités, vos possibilités techniques et matérielles, le nombre d’enfants et de séances… L’essentiel est de faire le bon choix, à savoir la formule la moins stressante pour vous, celle que vous pouvez réaliser et qui vous parle.

| Module 3 : Un parcours vécu la démarche d’une école du dimanche en Alsace . Titre: Un voyage, une naissance . Objectif général : Une autre manière de vivre la naissance de Jésus . Tranche d'âge : 6 à 12 ans . Déroulement des séances pour le temps de l’automne, en préparation du culte de Noël . Matériel : Deux bacs à sable (grande bassine en plastique) cubes en bois de couleurs, animaux en plastique, personnages en bouchons et en cure-dents ou en pâte à modeler, éléments trouvés dans la nature (herbe, cailloux, etc...). |
Déroulement des séances pour le temps de l’automne, en préparation du culte de Noël
Premier Dimanche (septembre) : Etude d'une carte de la Palestine, reproduction du paysage dans le bac à sable, présentation de photos de femmes enceintes et de foetus aux enfants + texte de l'annonciation, étude du texte du psaume 139, v.13 à 18 et 23 à 24 et présentation de quelques photos de la Palestine.
Deuxième dimanche (octobre) : Départ de Nazareth avec le texte de recensement, les enfants imaginent le départ mais leurs idées sont assez bizarres, leur imagination est très débordante (matériel très anachronique !), nous avons eu du mal à les recadrer.
Troisième dimanche (novembre) : Deux étapes. Première étape : la fête au bord du Jourdain. Tout est vert, on parle de pêcheurs vivant au bord de l'eau et on note le chemin sur la carte. Deuxième étape : sur la route de Jéricho. Chaque groupe imagine les dangers et péripéties que Joseph et Marie peuvent rencontrer et les représentate dans le bac à sable. Nous notons les impressions des enfants pour créer des prières pour la célébration de Noël.
Chants : Etrangers et voyageurs sur la Terre; Ecoute, écoute
Quatrième dimanche (décembre) : Composition d'une prière avec les enfants concernant le chemin de Jéricho à Jérusalem, après avoir lu la rencontre de Marie et Elisabeth dans Luc 1, v.39 à 56 puis rappel des deux histoires de la naissance dans Luc et Matthieu en mettant l'enfant plus au centre, puisque c'est le temps de la naissance.
Bricolage de l'après-midi : Bac à sable (deux crèches), mandalas, lutins, étoiles avec versets, origamis, puis goûter à seize heures.
Culte de Noël : Fin du parcours. Les photos de chaque dimanche sont affichées dans le temple avec une légende, mouvements des enfants dans le temple : ils partent de Nazareth jusqu'au Jourdain, puis Jéricho, puis Jérusalem et enfin Bethléem. A chaque station, un enfant dit une parole d'espérance sur ce qu'apporte cet enfant qui va naître. A la dernière station lecture de l'évangile de Noël et mime des enfants dans les rôles de Marie et Joseph. On reprend les deux chants de novembre pendant le culte.

Module 4 : entrer dans la démarche propositions concrètres
![]() | Réserver 2 à 3 séances avec les enfants en fin d’année scolaire pour : 1. construire ou préparer le bac à sable. 2. rassembler les différents éléments naturels utiles pour les décors. 3. fabriquer vos personnages. 4. tester ou découvrir la pédagogie du bac à sable. |
1. Le bac à sable : il peut être en bois ou plastique (ex : bassines rectangulaires, caisse de chat, baignoire de bébé...), avec un fond et des côtés de moins de 10 cm de hauteur. L’idéal est de ne pas le faire trop grand pour pouvoir le déplacer. S’il y a beaucoup d’enfants choisissez plusieurs bacs et faites plusieurs groupes de travail. Pour le sable, il en existe plusieurs sortes, même un spécial « manipulation » certifié non allergisant, destiné aux maternelles et jardins d’enfants.(voir le rayon plein air de certains magasins, ou alors les fournisseurs de matériel de construction ou magasins de bricolage pour le sable de construction, ou alors la plage, si vous avez la chance de trouver du sable non souillé !)
2. les décors : choisir de préférence des éléments naturels : morceaux de roche, galets, arbustes secs, petits ossements, plumes, débris de coquilles d’œufs, arêtes de poisson, bois, graines, lanières de cuir, fil de fer, cubes en bois, tissus, laine…Privilégier des objets neutres : si les enfants ont besoin d’un pont, ils trouveront un objet qui le figure plutôt que d’utiliser un jouet figuratif qui réduira les possibilités imaginatives. Pour les maisons, les barques, utiliser les baguettes de KAPLA par ex, ou du carton. …Ne pas oublier les éléments sensoriels et favoriser tous les sens : herbes aromatiques, huiles essentielles, graines, fourrures, peaux, coton, lin , argile, vin, pain, figues, traces dans le sable, et les bruitages : vent, chants, orage, musique douce…
3. les personnages : Marie enceinte, Joseph, Elisabeth, Zacharie, Jean-Baptiste nourrisson, Jésus nouveau-né et tous les seconds rôles : bergers, marchands, pêcheurs, bandits, sage femme, aubergiste, mendiants, habitants…Eviter les playmobil ou autres jouets qui sont trop figuratifs et dont les visages ou attitudes expriment trop une action ou un sentiment. Fabriquer des personnages avec les enfants : les cure pipes, boules de cotillon, tissus sont parfaits pour cela. A adapter à la taille de votre bac !
4. la pédagogie : prendre au moins une séance où les enfants « jouent » dans le sable avec les éléments rassemblés et fabriqués. Il faut qu’ils retrouvent le plaisir de manipuler le sable ! Vous racontez une histoire, ils la représentent. Puis, à partir de quelques indices que vous leur donnez, ils inventent leur propre histoire et la mettent en scène. Vous notez ce qui se passe pour en discuter avec eux après. Vous écrivez ensemble ce qu’ils ont voulu raconter ! Vous testez ainsi leur imaginaire et leur sens de l’organisation. Vous apprenez ensemble ce qu’il faut éviter ou favoriser.
Ces quelques séances vous permettront, dès Septembre, de rentrer dans le vif du sujet (l’histoire du voyage de Marie enceinte et de Joseph de Nazareth à Bethléem). Vous aurez ainsi suffisamment de temps pour mener le projet de Noël au bout, sans stress et sans obstacles matériels.
Et puis, les enfants sauront ce qui les attend !
Peut-être leur aurez-vous donné envie et inviteront-ils des copains, copines ?










