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Noël : En route vers l’auberge de la paix

Ce culte de Noël a été vécue à l’église protestante unie de Levallois-Clichy en décembre 2025.

Pour la saynète
Un narrateur ou narratrice
I – Nazareth : se mettre en route
Deux personnes : Joseph et Marie
II – Sur la route
Quatre personnes : deux pour les escargots, deux pour les oiseaux, un adulte et un enfant (et plus pour réaliser quelques numéros de cirque) + Joseph et Marie
III – À l’auberge
Sept personnes : l’aubergiste, l’épouse de l’aubergiste, un voyageur, deux femmes, deux musiciens
IV – Marie et Joseph avec le bébé
Marie et Joseph
V – Les bergers
Quatre bergers

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Musique d’entrée
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Saynète : Vers l’auberge de la Paix

Introduction (Narratrice / Narrateur)
Nous sommes en l’an zéro de notre ère. Auguste est empereur romain depuis de longues années. L’empire de Rome est grand, vaste, et englobe presque tous les pays connus de l’époque autour de la Méditerranée.
Avec toujours plus de territoires sous occupation, il est nécessaire, de temps en temps, de faire le point : quelle est la population dans les différents districts de l’empire, et surtout quelles sont les richesses que l’on peut y trouver et exploiter ?
L’évangéliste Luc rapporte que c’est pour cette raison qu’en Judée aussi, on organisait une recension de la population et de leurs biens.
C’est ainsi qu’il explique le déplacement de Marie et de Joseph, de Nazareth à Bethléem, ville d’origine de Joseph.
Luc ne pouvait pas raconter tout ce qui se déroulait sur la route. C’est pourquoi nous allons vous proposer aujourd’hui quelques épisodes de leur périple, jusqu’ici encore jamais publiés.
Nous voici au moment de départ à Nazareth :

I – Nazareth : se mettre en route

Joseph (devant une fenêtre) : Marie, es-tu prête ?
Marie (à l’intérieur) : As-tu déjà sorti l’âne de l’étable ?
Joseph : Oui !
Marie : Tu as pris les couvertures et nos sacs ?
Joseph : Oui !
Marie : Et les cadeaux pour ta famille ?
Joseph : Ouuuiiii !
Marie (sort) : Alors allons-y ! Jusqu’à Bethléem puisque les Romains nous l’ordonnent. Quelle folie, cette administration ! Pourquoi ne pas s’inscrire ici, à la préfecture de Nazareth ?
Joseph : Parce que ma famille est de Juda, et que nous avons des terres là-bas. J’aurais préféré rester ici, avec toi et notre enfant qui va bientôt naître. Mais nous n’avons pas le choix. Allons-y pour arriver à temps !
Marie : Adieu, notre maison ! (se tournant vers l’assemblée) Adieu, chers voisins ! Bonjour, la vie de SDF…
Joseph : SDF ? Qu’est-ce que ça veut dire ?
Marie : C’est du romain : Sans Domus Fixe !
Joseph (se tournant vers l’assemblée) : Chers voisins, chers amis, voulez-vous prier avec nous avant le départ ?

Une prière de pèlerins : le Psaume 121

Prions pour Marie et Joseph avec les paroles du Psaume 121.
J’invite les personnes côté cour à dire les versets impairs, et les personnes côté rue les versets pairs.

Psaume 121
1 Je regarde vers les montagnes :
Qui viendra me secourir ?
2 Pour moi, le secours vient du Seigneur,
qui a fait les cieux et la terre.
3 Qu’il te préserve des faux pas,
qu’il te garde sans se relâcher !
4 Voici, il ne somnole pas, il ne dort pas, celui qui garde Israël.
5 Le Seigneur est celui qui te garde,
le Seigneur est une ombre protectrice à tes côtés.
6 Pendant le jour, le soleil ne te frappera pas,
ni la lune pendant la nuit.
7 Le Seigneur préservera ta vie,
il te gardera de tout mal !
8 Oui, le Seigneur te gardera de ton départ jusqu’à ton retour,
dès maintenant et toujours !

Narrateur / Narratrice : Ainsi encouragés et soutenus, Marie et Joseph se mirent en route. Il y avait beaucoup de monde sur les chemins, mais leur passage n’échappa pas à quelques yeux attentifs… par exemple ceux de ces escargots au bord de la route, ou encore de ces oiseaux perchés dans les hauteurs d’un arbre. Écoutons ce qu’ils se disent.

II – Sur la route

Deux escargots observent Marie et Joseph qui avancent lentement.
Escargot 1
: Regarde ! Deux limaces avec un âne !
Escargot 2 : Ne dis pas de bêtises ! Ce sont des humains : un homme et une femme.
E1 : Oui, mais ils n’ont pas de maison avec eux… C’est l’âne qui porte tout.
E2 : Les pauvres ! Alors que nous, les escargots, nous sommes les animaux les plus heureux du monde : nous avons toujours notre maisonnette avec nous.
E1 : Quand il y a du soleil : hop, le nez dehors !
E2 : Quand il fait trop chaud : hop, je rentre !
E1 : Quand il pleut : hop, une petite glissade sur le sol !
E2 : Et quand l’eau monte : hop, je ferme la porte !
E1 : La maison, c’est notre abri.
E2 : La maison, c’est toute notre vie.
E1 : On découvre le monde sous notre toit…
E2 : Et on fait des rondes sans sortir de chez soi !
(Les escargots regardent à droite et à gauche.)
E1
: Oh, je ne les vois plus !
E2 : C’est vrai… Finalement, sans maisonnette, ils avancent quand même plus vite que nous !

Deux oiseaux dans un nid regardent le couple faire une pause.
Oiseau 1
: Je sens que ça bouge dans les œufs… Bientôt, les petits vont sortir !
Oiseau 2 : Fini le calme ! Je les imagine déjà, becs grands ouverts, réclamant des vers… Et quand on croit en avoir assez donné, il faut tout recommencer.
O1 : Ça va tellement vite… D’abord, on attend qu’ils cassent enfin leur coquille, puis viennent les plumes…
O2 : … Et cette peur qu’ils tombent du nid !
O1 : Jusqu’au jour où ils battent des ailes, et s’envolent pour de vrai.
O2 : Oui, ça passe si vite !
O1 : Va chercher encore quelques branches, un peu de mousse, pour compléter le nid. Un bon nid, c’est important : il faut de la sécurité pour grandir, avant de s’envoler.
O2 : Tu crois que les deux, là en bas, trouveront eux aussi un nid agréable et sûr pour leur petit ?
O1 : Tu as raison… Bientôt, ils seront à trois ou cinq ou sept…
O2 : Mais voyons, ce sont des humains, pas des oiseaux !
O1 : Peut-être… Mais espérons qu’eux aussi trouvent un nid, un abri où reposer.

Narrateur / Narratrice : Marie et Joseph avancent. Ils font des haltes, ils font des rencontres. Voyager, c’est aussi l’occasion de découvrir et de s’émerveiller. Voici un petit cirque qui s’est installé près d’une ville. Marie et Joseph s’arrêtent pour observer ce qui se passe.

Un petit cirque improvisé : un enfant jongle, un autre marche sur une corde imaginaire, un clown passe, un magicien… Les enfants jouent. Marie et Joseph observent, sourient et s’émerveillent.
Adulte
: Demain, on partira pour une autre ville…
Enfant : Oh non, pas encore ! Je viens juste de me faire des amis ici, dans le village.
Adulte : Tu sais bien qu’on doit bouger. Tu en trouveras d’autres.
Enfant : Mais moi, je ne veux pas d’autres amis… Je veux garder ceux d’ici. J’aime être ici.
Adulte : Nous sommes des artistes… Nous devons voyager pour partager notre spectacle ailleurs. On reviendra l’année prochaine, promis.
Enfant : Grrr… toujours voyager, toujours bouger ! On est les seuls à vivre comme ça !
Adulte : Je ne crois pas… Tiens, on va demander autour de nous.
(Se tourne vers l’assemblée) Qui ici n’a jamais déménagé dans sa vie ? Levez la main ! Qui a déjà déménagé une ou deux fois ? Plus que cela ? Et qui a déjà quitté son pays pour vivre à l’étranger ?
(Se tourne vers l’enfant) Tu vois ? Rester toujours au même endroit, c’est rare. Voyager, c’est aussi découvrir, apprendre, élargir son horizon.
Marie : Joseph, je comprends cet enfant. C’est fatigant de traverser le pays, sans jamais être chez soi, et de rencontrer sans cesse de nouvelles personnes. Je ne souhaite pas cela pour notre enfant.
Joseph : Et si c’était pour une bonne cause ? Pour annoncer une bonne nouvelle, pour faire du bien partout où il passe ?
Marie : Alors j’espère qu’il ne sera pas seul. Qu’il aura de bons compagnons de route, une troupe comme celle-ci : des gens qui voyagent ensemble, comme une grande famille.
Joseph : Mais enfin, il n’est même pas encore né, et tu lui inventes déjà une destinée ! Moi, tu vas voir : je vais en faire un bon charpentier, et il travaillera avec moi.
Marie : Bon… on verra bien. Pour l’instant, continuons la route.
Narrateur/ Narratrice : Pendant que Marie et Joseph reprennent la route prenons le temps pour prier.

Prière

Dieu, tu es un Dieu qui nous voit.
Tu sais où nous sommes à chaque instant.
Parfois nous suivons des chemins droits, parfois des détours.
Parfois nous nous retrouvons à des carrefours de notre vie et nous ne savons pas quelle direction prendre.
Parfois nous constatons que nous sommes dans une impasse, et il nous est difficile de faire demi-tour.
Tu es avec nous et tu nous accompagnes ; c’est pourquoi nous nous confions à toi.
Aide-nous à prendre des décisions.
Aide-nous à reconnaître nos erreurs et à oser un nouveau départ.
Aide-nous à regarder vers l’avenir et à emprunter des voies nouvelles.
Tu es le berger qui nous guide et nous protège, et nous t’en remercions.
Aide-nous à nous arrêter plus souvent,
à prendre le temps d’apprécier ce qui se passe autour de nous,
à prendre le temps des rencontres,
à prendre le temps de voir tout ce qu’il y a de beau dans ce monde.
Nous voyons aussi ceux qui sont en chemin et qui ne savent pas s’ils arriveront un jour à destination.
Pour trop de personnes, la rue est devenue un domicile involontaire, car elles n’ont plus de lieu où vivre.
Nous prions pour elles : qu’elles trouvent aide et soutien, et qu’un logement stable leur soit bientôt rendu.
Nous prions pour ceux qui fuient la guerre et la famine, afin qu’ils trouvent la paix et un refuge sûr.
Tu es un Dieu qui fait tout pour croiser nos routes.
Prépare-nous à la rencontre.
Amen.

Chant : Alléluia n°31/30,1.2.3.4. « Nous avons vu les pas de notre Dieu »

Narrateur/ Narratrice : Le voyage fut long, mais Marie et Joseph sont enfin arrivés à Bethléem. Et, par chance, ils ont trouvé un abri dans une auberge.
Les auberges sont des lieux pleins de vie, car les voyageurs y arrivent souvent en groupes et accompagnés d’animaux : des ânes pour transporter leurs bagages, des chèvres pour donner du lait, certains même avec des chameaux ou des chevaux…
Ils apportent parfois des marchandises, ou bien ils sont simplement en déplacement ou en visite.
Ici, on se retrouve le soir autour du feu pour échanger des nouvelles venues d’ailleurs, pour partager des recettes ou pour faire de la musique.
C’est au milieu d’un monde si divers que Marie et Joseph vont passer la nuit, et sans doute aussi les jours à venir.
Écoutons ce que disent les personnes à l’auberge, notamment les aubergistes qui les accueillent.

III – À l’auberge

L’aubergiste : Nous sommes complets ! C’est l’avantage du recensement organisé par les Romains : cela fait vivre le tourisme. Notre auberge est une bonne adresse pour ceux qui viennent à Bethléem.
Son épouse : Oui, nous sommes complets, mais j’ai trouvé une petite place pour le jeune couple qui vient d’arriver : Marie et Joseph de Nazareth. Marie va bientôt accoucher. On ne peut pas les laisser dehors !
L’aubergiste : Oh là là… Un bébé qui va naître au milieu de cette foule, avec tous ces voyageurs, parfois accompagnés de leurs bêtes… Où mettre à l’abri le nourrisson ?
Son épouse : J’ai une idée : on peut préparer une crèche. On y mettra de la paille et du foin, cela tiendra chaud. J’y vais !
L’aubergiste : Je vais voir si j’ai quelques couvertures supplémentaires.
Un voyageur : Monsieur l’aubergiste, j’avais pris trop de provisions pour la route. J’ai de quoi partager… Si vous voulez leur donner ?
Une femme : Moi, j’ai déjà eu trois enfants. Je peux les aider, il ne faut pas qu’ils soient seuls.
Une autre : Moi aussi, je veux bien donner un coup de main.
Un musicien : Je peux jouer un peu pour détendre l’atmosphère…
Un autre : Et moi, je chanterai une berceuse pour le bébé. (Il se tourne vers l’assemblée) Et vous ? Voulez-vous nous aider ?

Cantique : Alléluia n°31/22, 1.2.3. « Quand s’éveilleront nos cœurs »

IV – Marie et Joseph avec le bébé

Marie : Il est là ! Notre fils. Quelle naissance… Ici, au milieu de tous ces gens qu’on ne connaissait pas, et qui pourtant nous ont aidés, chacun à sa manière.
Joseph : Notre fils est né parmi des gens venus de partout : pauvres et riches, jeunes et vieux… même les animaux sont là. C’est un enfant qui sera chez lui partout dans le monde.
Marie : Il est né à Bethléem, qui veut dire « maison du pain ». Eh oui, ici nous avons trouvé abri et réconfort.
Joseph : Et peut-être que lui aussi deviendra un jour pain, aide et source de vie pour d’autres.
Marie : J’ai commencé ce voyage avec beaucoup d’inquiétudes. Mais aujourd’hui je suis reconnaissante : nous avons rencontré tant de personnes de bonne volonté. Je pense à notre prière au début du voyage : le Seigneur ne nous laisse pas seuls sur nos routes. Oui, nous ne sommes pas seuls. Il veille sur nous.
Joseph : Oui ! il ne somnole pas, il ne dort pas, celui qui nous garde…
Marie : Mais nous, maintenant, nous allons dormir un peu…

Chant des enfants : « Entre le bœuf et l’âne gris »

V – Les bergers

Berger 1 : Psst… faites attention, ne les réveillez pas.
B2 : Il y a vraiment un bébé, comme les anges l’avaient annoncé.
B3 : Mais comment savoir si c’est le bon ?
B2 : Il est enveloppé de langes, comme annoncé.
B3 : … Comme tous les bébés. Ce n’est pas une preuve.
B4 : Alors c’est lui, le Prince de paix ? Mais pourquoi n’est-il pas dans un palais, dans ce cas ?
B1 : Et depuis quand les princes dans leurs palais savent-ils faire la paix ?
B3 : Mais ce bébé ressemble à tous les autres.
B1 : Justement : il est né parmi tout le monde. La paix commence ici, au milieu de nous.
B2 : On devrait leur dire ce que les anges nous ont annoncé : que Dieu veut être avec nous, pour nous aider…
B3 : On devrait leur raconter la lumière que nous avons vue…
B1 : Ou bien, simplement, leur laisser une de nos lampes, notre lumière. Et nous, nous irons en parler autour de nous. La paix doit venir… et cela commence par nous.
(Ils déposent une lampe près du bébé, saluent et repartent sur la pointe des pieds)

Musique

Message

Cette année, les enfants de l’école biblique travaillent et découvrent les maisons de la Bible. Il y a de quoi explorer et s’étonner :
Entre des animaux et des êtres humains qui trouvent refuge dans une arche, une maison flottante ;
Des gens qui veulent construire la plus grande tour du monde… et qui échouent ;
Des familles nomades qui vivent sous des tentes ;
La construction d’un temple… et l’épreuve de sa destruction ;
Des maisons qui deviennent des lieux de rencontre ;
Des maisons dont on va jusqu’à détruire le toit pour accueillir un ami paralysé, afin de ne pas le laisser sur le trottoir…
Et bien d’autres encore.

Alors une question se pose : où habite Dieu dans tout cela ?
Dans le temple ? Au ciel ? Sur la montagne ? Ces récits ont en commun de déplacer nos attentes et nos idées toutes faites. Dieu s’invite où il veut. Il est avec nous partout où nous sommes. Il ne se laisse pas enfermer ni fixer en un seul lieu.
La naissance de Jésus en témoigne à sa manière. C’est une histoire de déplacement et une histoire d’accueil. La famille de Jésus a besoin d’être accueillie, elle a besoin de solidarité pour mettre au monde l’enfant.
Dans le récit de l’Évangile de Luc, à Bethléem, c’est le monde entier — représenté par la diversité des voyageurs présents — qui accueille cet enfant. Les bergers arrivent, puis repartent pour transmettre cette nouvelle partout où ils passent.
Chez Matthieu, la famille de Jésus devient même une famille de réfugiés, contrainte de fuir les persécutions, accueillie en Égypte où elle trouve refuge pour un temps. Le destin de Jésus et de sa famille reflète celui de toute l’humanité.
Nous avons besoin de nous accueillir les uns les autres. Nous avons besoin de solidarité. Car notre habitat commun, c’est la terre, et nos maisons, nos logements, nos lieux de vie sont parfois menacés.
Encore aujourd’hui, nous en connaissons de nombreux exemples à travers le monde.
Accueillir les uns et les autres, venir en aide, peut devenir une manière d’accueillir Dieu lui-même. Car Dieu veut habiter parmi nous. Noël est le message de Dieu qui s’invite parmi nous. Il veut être avec nous. Il veut nous venir en aide.
Et pour nous en souvenir concrètement, nous vous proposons maintenant une action à faire ensemble, nous allons bricoler une maison avec une lumière.

Activité créatrice : La maison de lumière
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Cantique : Alléluia n°31/11,1.2.3 « Ouvrez les portes du saint lieu » avec texte adapté

1 Ouvrez les portes de vos cœurs !
Voici venir le Fils de Dieu.
Maison, étable ou bien chalet,
Certains le croient dans un palais.
Il vit, il n’est pas loin de toi,
Il vient pour entrer sous ton toit.
Voici, divin Sauveur,
Jésus, le Rédempteur !

2 Ouvrez les portes de vos vies,
Laissez à Dieu un raccourci.
Pour ton bonheur il tient la clé,
Il veut marcher à ton côté.
Voici la source qui rend confiant,
Il vient rassembler grands et enfants.
Voici, divin Sauveur,
Jésus, le Rédempteur !

3 Ouvrez les portes à autrui,
Il cherche, comme toi, un bon abri.
« Vous êtes le Temple », dit l’Écriture,
Dieu nous appelle à l’ouverture.
Sa grâce toujours nous délivrera,
Et son Esprit nous conduira,
L’Esprit du Créateur,
L’Esprit du Dieu Sauveur !

Prière d’intercession

Dieu, tu veux nous donner un abri et pour cela, tu veux emménager chez nous.
Certains te cherchent dans les cathédrales et les palais,
mais tu es surtout là où les gens cherchent refuge et s’entraident.
Tu es chez toi là où on t’accueille.
Touche nos cœurs et ouvre-les à ta présence.
Aide-nous à être hospitaliers les uns envers les autres.
Les auberges de la Paix peuvent apparaître partout dans le monde,
Car le monde en a besoin.
Fais de nous les témoins que tu vis parmi nous et qu’il y a ici de la place pour chacun et chacune.
Ensemble nous te prions :

Notre Père qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses
comme nous pardonnons aussi
à ceux qui nous ont offensés.
Ne nous ne laisse pas entrer en tentation
mais délivre-nous du mal,
car c’est à toi qu’appartiennent
le règne, la puissance et la gloire,
aux siècles des siècles. Amen.

Envoi

Partez, aussi lentement que les escargots, mais confiants d’être partout chez vous.
Partez, libres comme les oiseaux, qui savent construire leur nid et prendre le temps d’une halte.
Partez, comme Marie et Joseph, contraints par les événements de la vie, mais émerveillés par ce qu’ils vont découvrir sur la route.
Accueillez-vous les uns les autres, comme les habitants de Bethléem ont su accueillir un nouveau-né parmi eux.

Bénédiction

Et que Dieu vous bénisse et vous garde.
Il sera devant vous pour vous montrer le chemin,
derrière vous pour vous protéger,
et autour de vous pour que vous ne soyez jamais seuls sur la route.

Cantique : Louez-le ! (Glorius)

Christina Weinhold, décembre 2025 (EPU Levallois Perret) – Point KT




Les enfants, une chance pour l’Eglise

Cette prédication a initialement été donnée par la pasteure Helena Vicario dans la paroisse de Boulogne-Billancourt. Elle peut être partagée dans d’autres contextes ou servir de support à une réflexion sur la place que nous faisons et l’accueil que nous réservons aux enfants dans nos Eglises. 

Textes lus avant la prédication : 

Marc 10, 13 à 16

Des gens lui amenaient des enfants pour qu’il les touche, mais les disciples les rabrouèrent. En voyant cela, Jésus s’indigna et leur dit : « Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas, car le Royaume de Dieu est à ceux qui sont comme eux. En vérité, je vous le déclare, qui n’accueille pas le Royaume de Dieu comme un enfant n’y entrera pas. » Et il les embrassait et les bénissait en leur imposant les mains.

Luc 10, 21

A l’instant même, il exulta sous l’action de l’Esprit Saint et dit : « Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d’avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l’avoir révélé aux tout-petits. Oui, Père, c’est ainsi que tu en as disposé dans ta bienveillance.

Luc 10, 38 à 42

Comme ils étaient en route, il entra dans un village et une femme du nom de Marthe le reçut dans sa maison. Elle avait une sœur nommée Marie qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. Marthe s’affairait à un service compliqué. Elle survint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur m’ait laissée seule à faire le service ? Dis-lui donc de m’aider. » Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu t’inquiètes et t’agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire. C’est bien Marie qui a choisi la bonne part ; elle ne lui sera pas enlevée. »

Prédication :

Je ne sais si vous avez suivi le tollé qui a suivi la création par la SNCF de wagons sans enfants. Cette offre précisait que les enfants de moins de 12 ans n’étaient pas acceptés dans une partie des wagons, afin de “garantir calme et confort”.

Après avoir fait un voyage de plusieurs heures dans le train, aux côtés de jeunes enfants qui peinent à se tenir tranquilles, on peut comprendre combien l’offre peut être attractive pour les voyageurs sans enfants. Mais si cela a provoqué un tollé, c’est que cette stratégie de la SNCF – qui propose un wagon sans enfants sans proposer par ailleurs un espace adapté aux enfants, comme le font d’autres compagnies de chemin de fer d’Europe – cette stratégie est symptomatique d’une société qui souhaite rendre invisibles les enfants.

Une société où l’on tolère les enfants plutôt qu’on les accueille, où on leur demande de parler bas, de ne pas gesticuler, de ne pas courir, bref de cesser d’être des enfants épanouis dans une multitude d’espaces publics : dans la rue, où la maman qui cherche à faire avancer tant bien que mal un enfant qui pleure se trouvera au centre de regards courroucés ; au restaurant où seule une liste restreinte de lieux se disent kids friendly c’est-à-dire voyant d’un bon œil s’installer à une table une famille avec des enfants ; et bien sûr l’Eglise.

L’Eglise où les enfants sont censés pour certains rester sur leur banc à écouter sagement des mots qui ont peu de sens pour eux, et moins on les entend, moins on les voit se faufiler entre les bancs, plus ces mêmes personnes sont satisfaites, et, de nouveau, lorsqu’un jeune enfant éclate en larmes, la maman ou le papa, qui le sortent de la chapelle, peuvent croiser les regards courroucés de certains paroissiens.

On parle pourtant beaucoup d’accueil dans notre Eglise. C’est quelque chose qui nous caractérise : l’accueil inconditionnel et sans frontières de sexe, d’orientation sexuelle, de croyances ou d’âge. Pourtant, il semblerait que cet accueil ne puisse se faire que sous certaines conditions pour les plus petits d’entre nous…

Cela fait étrangement écho à l’attitude des disciples dans le premier texte lu, disciples qui rabrouent ceux qui amènent des enfants à Jésus.

Pourquoi les disciples ont-ils fait cela ? Est-ce parce que les enfants ne peuvent pas se comporter adéquatement devant l’élu de Dieu, qu’ils n’ont pas le sens du décorum, du protocole à suivre ? Ou est-ce parce que les enfants ne sont pas censés connaître les vérités célestes, qu’ils doivent attendre de grandir pour comprendre, que seul un adulte est à même de comprendre tout ce qui a trait à Dieu ? Parce qu’il faut qu’on leur dise comme pour tant de choses « tu comprendras quand tu seras plus grand » ? Que tout cela c’est du sérieux, ce n’est pas du jeu ?

Pourtant les disciples connaissaient le corpus biblique que maintenant on connait sous le nom d’Ancien Testament. Ils auraient dû se souvenir de ce passage biblique où, parlant des premiers jours de la création, la sagesse de Dieu déclare : « Quand Dieu assigna son décret à la mer, et les eaux n’y contreviennent pas, quand il traça les fondements de la terre, je fus maîtresse d’œuvre à son côté, objet de ses délices chaque jour. Je jouais en sa présence en tout temps, je jouais dans son univers terrestre, et je trouve mes délices parmi les humains. »

« Je jouais en sa présence tout le temps ». On pense souvent que la sagesse de Dieu est quelque chose de sérieux. On aime bien que les religieux soient sérieux tout le temps, qu’ils assènent des vérités du haut de leur gravité. Et pourtant ce que la Bible nous dit de la sagesse de Dieu c’est qu’elle joue. Ainsi, comme l’écrit la pasteure Sandrine Landeau, « ce verset nous rappelle que la création divine n’est pas seulement un travail infiniment sérieux – et, selon notre compréhension du travail, au moins pour un bout pénible – mais aussi un temps de jubilation créative. » Dans cette perspective, si nous voulons être au plus proche de Dieu, chercher à aligner notre pensée à la sienne, nous devons jouer et entrer pleinement dans la jubilation du jeu. Exactement comme les enfants jouent.

Jésus ne dira pas autre chose lorsqu’il déclare comme nous l’avons lu : « Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d’avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l’avoir révélé aux tout-petits. » Il invite chacun de nous à ne pas trop nous prendre au sérieux, mais au contraire à nous mettre à l’écoute de ceux qui semblent n’avoir rien à nous enseigner et qui pourtant ont tant à nous apprendre : les tout-petits.

Celui ou celle qui a la chance de côtoyer un enfant sait que celui-ci a beaucoup à lui apprendre. L’enfant détient les clefs de ce qu’on a perdu de vue. Certes, il a un sens des priorités qui nous semble à première vue absurde. Par exemple, il préférera passer une demi-heure à chercher le doudou qu’il souhaite avant d’aller à l’école, suscitant notre impatience en tant qu’adulte, mais ce simple geste peut être en soi une source d’apprentissage. En effet, ce faisant, il priorise son bien-être émotionnel sur ce qui est attendu de lui. Et cela, c’est déjà une grande leçon de vie.

Jésus s’indigne qu’on mette des obstacles dans sa relation avec les enfants. C’est compréhensible. Si les enfants découvrent que le lieu où la parole de Jésus est enseignée, l’Eglise, est un lieu où on ne peut pas s’exprimer, où on ne peut pas jouer, où on doit, pour être accepté, faire la statue, que lui dit-on de Dieu et de l’amour qu’Il lui porte ? De fait, quand cet enfant grandira, deux scénarios sont possibles : soit il assimilera ce qu’on lui a enseigné et renoncera à beaucoup de choses, y compris à s’exprimer pleinement pour plaire à Dieu et être accepté de Lui ; soit il abandonnera doucement, sans faire de bruit, les bancs de l’Eglise, dans la ferme intention de ne jamais y revenir.

Alors bien sûr il y a des règles. Il serait difficile d’écouter cette prédication si une dizaine d’enfants se poursuivaient les uns les autres en courant et en hurlant. Mais c’est de notre responsabilité d’adultes d’aménager l’espace du temple pour que les enfants puissent se sentir accueillis, à leur place ; pour que le cadre soit suffisamment flexible pour qu’ils se sentent bien. C’est notre responsabilité de leur proposer un lieu confortable où ils peuvent colorier et jouer en se laissant bercer par des mots qui leur sont peut-être inconnus mais qui deviendront familiers petit à petit, et qui leur seront expliqués progressivement dans d’autres lieux d’Eglise comme l’école biblique.

C’est pourquoi notre Eglise considère que les enfants ne sont pas l’avenir de l’Eglise : ils en sont le présent. Ils doivent être accueillis comme des membres à part entière, et leurs besoins spécifiques doivent être écoutés.

Et surtout, nous sommes appelés à nous mettre à l’école des enfants qui par leur présence sèment de la lumière dans notre Eglise. Leur présence est une chance, non une gêne. C’est une bénédiction !

C’est une chance car ils peuvent nous permettre d’approfondir et d’épurer notre relation à Dieu. Jésus l’affirme, nous l’avons lu : « Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas, car le Royaume de Dieu est à ceux qui sont comme eux. »

Ils ont d’abord à nous enseigner cette confiance première dans le monde qui fait écho à la bénédiction de Dieu sur sa création. « Et Dieu vit que cela était bon » est une phrase qui revient au soir de chaque jour où Dieu crée le monde. Nous avons à la suite des enfants et de Dieu à cultiver cette confiance première dans le monde. En outre, les enfants portent en eux l’exigence que tout amour qu’on leur porte soit vrai, c’est-à-dire inconditionnel. Cela devrait nous interpeller et influencer de manière durable notre conduite et notre conception de l’amour.

Mais surtout, et c’est pour cette raison que j’ai choisi de vous proposer l’épisode de Marthe et Marie aujourd’hui dans un culte qui ouvre la réflexion sur la place de l’enfant, surtout tout enfant peut nous enseigner à être un bon disciple du Christ. Car être disciple ne veut pas dire être dans le faire, multiplier les activités afin de prouver que je suis un bon chrétien, une bonne chrétienne. Être disciple, selon l’épisode de Marthe et Marie que nous avons lu, est tout simplement être là.

Marie a choisi la bonne part : être aux pieds de Jésus et écouter son enseignement. Marie a choisi la bonne part. Non pas la meilleure part comme la décrivent la majorité des traductions mais la bonne part comme le dit le grec, la langue originelle du texte. Pour être un bon disciple, il faut savoir être là. Sans chercher à justifier sa présence, sans chercher à s’activer sans cesse, sans jouer de rôle social, sans chercher à satisfaire les attentes d’autrui. Simplement être là.

Je trouve que les enfants nous apprennent toutes les facettes nécessaires pour être là : s’ancrer dans le présent, privilégier la relation, plutôt que la liste des choses à faire qui encombrent le quotidien, abandonner les pensées parasites sur le passé ou l’avenir.

Dans une société basée sur la performance, nous devons cultiver les moments où seule notre présence compte. Où le temps n’est plus ce défilé de moments où nous sommes productifs mais un temps improductif a priori, sans résultats concrets et visibles, un temps perdu pour certains, du temps où l’on est simplement là, à l’écoute d’une parole de vie. N’est-ce pas une des raisons les plus importantes pour lesquelles nous nous sommes rassemblés aujourd’hui ?

Crédits : Helena Vicario (EPUdF), PointKT, photo de Robert Collins sur Unsplash




Penser la catéchèse : de la contribution des « personnes âgées » à la transmission intergénérationnelle familiale

Cette note présente l’esquisse d’un projet alternatif à la traditionnelle catéchèse dans l’Église. Il s’agit de la catéchèse intergénérationnelle familiale soutenue par l’Église et animée par des « personnes âgées ». Comment envisager les communautés ecclésiales vieillissantes comme une ressource dans la transmission des croyances et pratiques d’une génération à l’autre et la construction des identités religieuses des enfants ?

La transformation et la complexification du rapport au religieux dans la société occidentale, par le fait de la laïcisation, de la montée de la sécularisation, du relativisme et l’individualisme post-modernes laissent apparaître une diversité d’expressions du régime du croire. À côté de la figure traditionnelle du « croyant pratiquant », on distingue les qualifications telles que « croyants non pratiquants », « distancés » de la paroisse (Moser 1993), ou « pèlerin » dans la conception de la sociologue Danièle Hervieu-Leger. Le « pèlerin » s’inscrit dans une pratique volontaire, autonome, modulable, individuelle, mobile et exceptionnelle (Hervieu-Leger : 109). Cette pluralité de modèles représentatifs d’une religion en mouvement montre que croyance, appartenance à une communauté confessionnelle et pratique ne vont pas forcément ensemble, ce qui participe à la diminution de la participation aux cultes. La régression de l’engagement religieux des individus et de la régularité aux cultes, exacerbée depuis la pandémie de Covid-19, et parfois motivée par des conditions socio-économiques et familiales difficiles (emplois contraignants, séparation des couples ou divorce, etc.), affectent ainsi la présence des enfants aux activités ecclésiales. Pas de parents à l’Église, pas d’enfants présents dans les moments dédiés à la catéchèse !

La pastorale catéchétique, au service de la structuration des identités individuelles et collectives des enfants et des jeunes fait face à une crise dans la transmission des valeurs, des pratiques et des normes religieuses. Crise qui remet en question les processus de continuité des traditions confessionnelles et affectent les trois piliers de la socialisation religieuse que sont la famille, la communauté et l’institution religieuse. La diminution des niveaux de pratiques et de croyances dans la population occidentale s’expliquerait aussi d’un point de vue générationnel, les jeunes générations étant moins religieuses que les « personnes âgées » (Bréchon 2018 : 11) qui constitueraient peut-être même les plus actifs des chrétiens, notamment dans le contexte belge des Églises de type traditionnel (Derroitte 2019 : 337).

Il convient d’apporter un bref éclairage sur cette expression « personnes âgées ». Polysémique et dynamique, elle est surtout associée aux représentations et aux images symboliques qu’une société se fait de la vieillesse. Pour traduire le vieillissement progressif de la population durant le 20e siècle, on a vu naître les notions de « 3e âge », de « 4e âge », de « 5e âge », d’« aîné.e », de « jeune-vieux », de « vieux-vieux » ou encore de « senior » (Sanglier 2012 : 1). Ces profils rendent compte que « les personnes âgées » ne constituent pas un ensemble homogène et que la vieillesse s’expérimente de multiples façons. En revanche, si on se focalise principalement sur une catégorisation par âge, et dans une optique sociologique, les « personnes âgées » appartiendraient à deux classes : le troisième âge qui comprend les personnes âgées de 65 à 74 ans, et le quatrième âge regroupant celles se trouvant au-dessus. D’après les projections de Eurostat, la part des personnes âgées dans la population totale devrait augmenter de manière significative au cours des prochaines décennies (Eurostat, 2026).

« Au 1er janvier 2025, la population de l’UE était estimée à 450,6 millions de personnes. Les enfants âgés de 0 à 14 ans représentaient 14,4 % de la population de l’UE, tandis que les personnes considérées comme étant en âge de travailler (de 15 à 64 ans) représentaient 63,6 % de la population. Les personnes âgées (âgées de 65 ans et plus) représentaient 22,0 % de la population (soit une augmentation de 0,4 % par rapport à l’année précédente et de 2,9 % par rapport à dix ans auparavant). À titre de comparaison, en 2024, les trois groupes de population que sont les enfants (de 0 à 14 ans), la population en âge de travailler (de 15 à 64 ans) et les personnes âgées (âgées de 65 ans et plus) représentaient respectivement 14,6 %, 63,8 % et 21,6 % de la population de l’UE. » (Ibid.).

D’après les Nations-Unies, la part de citoyens belges de plus de 65 ans dans la population totale passera de 18 % en 2018 à près de 26 % en 2040 (Colmant 2018). Le Bureau fédéral du Plan en collaboration avec Statbel relève que la Belgique compte 1 personne de 67 ans et plus pour 3,8 personnes âgées entre 18 et 66 ans. En 2070, ce rapport sera de 1 pour 2,5 (BFP & Statbel 2019).

Ces statistiques donnent le ton sur la transition que connaîtra l’Église.

Pour une théologie positive du vieillissement : les « personnes âgées » comme un don pour l’Église

Dans l’Église réformée en Europe, plusieurs pasteur.e.s s’accordent déjà pour dire que les « personnes âgées » représentent une part essentielle et régulière du public paroissial. L’attribut qui s’impose pour qualifier ou disqualifier ces communautés, surtout lorsque la présence des enfants et des jeunes s’amoindrit, est « vieillissant ». Ce terme sous-entendrait-il la présence des « personnes âgées » comme un danger ? La question mérite une réflexion mûrie pour tenter un rééquilibrage dans les perceptions ou les représentations qui s’imposent encore dans les discours et les imaginaires collectifs. En effet, l’image stéréotypée de ministres de culte et de fidèles du « 3e âge » et du « 4e âge » en décrépitude, « attendant la fin sur le banc de touche », en proie à la difficulté de passer le relais pour la pérennisation de la croyance et de la pratique chrétienne, gagne du terrain. Ce paradigme crée une forme de violence symbolique qui peut toucher les « personnes âgées » et les conduire à légitimer des systèmes de pensée et des normes sociales à connotation péjorative. Il devient alors nécessaire de résister à ce type de disqualification sociale, de changer les regards, de réfléchir à une théologie positive du vieillissement. Elle peut être le lieu de contournement des crédos réducteurs et surtout l’espace de valorisation de personnes qui ont encore, selon leur liberté propre et leurs possibilités physiques et mentales, beaucoup à offrir à la société et à l’Église.

Cette approche est complémentaire aux stratégies paroissiales mises en place pour favoriser le renouvellement de membres plus jeunes. Savoir ce que l’on veut entreprendre avec « les personnes âgées » dépend du regard « neuf » que l’on pose sur cette catégorie de population (Collaud 2019 : 262). La traduction de ce changement ne vaut que si elle est réinventée en amont par les institutions religieuses de manière à valoriser, et non plus seulement à tolérer, la place des « personnes âgées » dans une communauté où toutes et tous sont membres les uns des autres (Rm 12, 5-6). Le 31 janvier 2021, le Pape François annonçait l’institution d’une Journée mondiale des grands-parents et des personnes âgées justement dans la perspective de considérer leurs missions et contributions comme grâce et don.

Nombreuses et nombreux sont les bénévoles de plus de 65 ans impliqués dans la vie paroissiale au sein des Églises réformées. Le sont-ils par résignation à cause du manque de ressources humaines plus jeunes ? Le sont-ils parce qu’ils se savent utiles, « plantés dans la maison du Seigneur », toujours « pleins de sève et verdoyants », capables de porter des fruits dans la vieillesse (Psaume 92,15) ? Ou le sont-ils parce qu’une place sans équivoque leur est attribuée, place qu’ils peuvent occuper ou non selon leur liberté de décision ou d’action ?

Une Église dispersée dans les familles : la contribution des « personnes âgées »

L’un des ministères spécialisés par lequel leur expérience chrétienne, leur parcours de vie et leur mémoire « historique » pourraient être bénéfiques pour l’Église est la catéchèse intergénérationnelle familiale. Elle se veut un espace de transmission, d’échange mutuel, de réflexion autour des thématiques existentielles et religieuses qui traversent les générations. À ce titre, elle peut jouer un rôle essentiel dans l’adaptation de l’Église et de la société au vieillissement de la population. La pérennisation de la tradition protestante en réformation, qui ne peut se limiter à la seule structure ecclésiale (d’autant plus lorsque la participation des parents et des enfants est souvent irrégulière), pourrait aussi être pensée, assumée, encouragée par les institutions religieuses et organisée au sein des structures familiales. Il importe alors de dépasser les quatre murs de l’église afin de (re)penser la transmission dans l’espace familial, pilier central de la redynamisation de la socialisation religieuse primaire.

Un telle dynamique contribuerait à l’édification d’une Église autrement pensée, « dispersée dans les familles » à défaut d’être présente dans la paroisse, mais connectée à distance par l’intermédiaire d’un tiers parental. Les enfants seraient les destinataires du projet et les « personnes âgées » souvent grands-parents et/ou arrière-grands-parents, les acteurs de transmission notamment lorsque les parents, pour autant qu’ils aient donné leur autorisation, n’assureraient plus (ou pas) les processus conscients de transmission de croyances, de pratiques, des traditions ou des valeurs chrétiennes. Cette transmission ne pourrait toutefois s’opérer dans les meilleures conditions que si les « personnes âgées » s’approchent de leurs petits ou arrière-petits-enfants sans envahir le noyau de la cellule familiale ni outrepasser l’autorité parentale (Derroitte 2019 : 341).

Concrètement, les (arrière-) grands-parents en tant que « pôles fédérateurs » réunissent la famille large (Ibid.). Les moments de babysitting, de visites chez les parents d’enfants, de congés chez les (arrière-) grands-parents sont, entre autres, d’excellentes occasions d’entretenir des liens intergénérationnels autour des textes bibliques, de la prière (prier avec et pour les enfants et leurs parents), des chants. Il faut aussi faire preuve de créativité, de connaissances bibliques et pédagogiques, pour contribuer à l’éveil ou l’accompagnement spirituel des enfants de manière moins conventionnelle. Les institutions religieuses pourraient ainsi encourager les « personnes âgées » en leur proposant des espaces de formation et d’accompagnement suffisamment souples qui tiennent compte de l’hétérogénéité de leurs conditions de vie et des défis qui sont souvent les leurs : les différences d’état de santé et de degré d’autonomie, l’éloignement géographique des petits-enfants, la diversité des parcours religieux, l’inégale maîtrise des connaissances bibliques, théologiques et pédagogiques, la pluralisation des modèles familiaux, les tensions intergénérationnelles, etc.

Afin de soutenir l’engagement des « personnes âgées », les Églises pourraient selon leurs contextes et moyens, leur mettre en place des ateliers intergénérationnels, des formations pédagogiques adaptés à l’espace familial, des réseaux de grands-parents favorisant le partage d’expériences et de bonnes pratiques, des ressources catéchétiques simples et accessibles, etc.

Quoi qu’il en soit, les « personnes âgées » devraient trouver un équilibre entre la remémoration historique de leurs souvenirs (c’est une partie de la transmission de l’héritage protestant, d’anecdotes du passé, de leur enfance au catéchisme, des communautés autrefois, pour donner le sens de la longitudinalité, des générations dans lesquelles chacun s’inscrit à son tour), et la « fabrication » des futurs souvenirs. De sorte que leurs (arrière-) petits-enfants se diront « voilà ce que papy ou mamie nous racontaient… » La seconde catégorie de souvenirs devrait prendre plus d’importance que la première, laquelle est néanmoins nécessaire. Au lieu de culpabiliser de n’avoir pu ou su transmettre « le flambeau de la foi » à leurs petits-enfants ou (arrière-) petits-enfants, les (arrière-) grands-parents se découvriraient une nouvelle vocation de témoins, d’intercesseur.es et y entreraient peut-être, joyeusement.

 Crédit photo : Pixabay

Bibliographie

Bréchon Pierre. (2018). La transmission des pratiques et croyances religieuses d’une génération à l’autre. Revue de l’ofce, 156 (2), 11-27.

Bureau fédéral du Plan et Statbel (janvier 2019). Perspectives démographiques 2018-2070, Population et ménages. Bureau fédéral du Plan. Consulté le 19 mars sur https://www.plan.be/press/communique-1857-fr-evolution_de_la_population_belge_d_ici_2070_eclairage_sur_la_panne_de_fecondite_a_moyen_terme_et_confirmation

Collaud Thierry. (2019). Les personnes âgées dans l’Église. Perspectives d’éthique sociale chrétienne. Revue Lumen Vitae, LXXIV, 261-271. https://doi.org/10.2143/LV.74.3.3286828

Colmant Bruno. (2018). Quelle est l’ampleur du problème du vieillissement de la population en Belgique ? Degroof Petercam. Consulté le 20 mars sur https://www.degroofpetercam.com/fr-be/blog/vieillissement-population-en-belgique

Derroitte Henri. (2019). Des grands-parents en catéchèse ? Possibilités et limites. Revue Lumen Vitae, LXXIV, 337-346. https://doi.org/10.2143/LV.74.3.3286836

Eurostat. (Février 2026). « Structure de la population et vieillissement », Population structure and ageing – Statistics Explained – Eurostat

Hervieu-Léger Danièle. (1999). Le pèlerin et le converti. La religion en mouvement, Flammarion

Moser Félix. (1993). Croyants non-pratiquants. Jalons pour une pastorale avec les distanciés de l’Eglise. [Thèse de doctorat, Université de Neuchâtel]

Sanglier Jonathan. (2012 Novembre). Approche sociologique des seniors. Readkong. Consulté le 21 mars sur https://fr.readkong.com/page/approche-sociologique-des-seniors-1198158




Kamishibai sur l’histoire de Ruth

Vous trouverez ici un kamishibai prêt à l’emploi sur l’histoire de Ruth, inspiré de la narration proposée dans la séance sur Ruth du parcours catéchétique intitulé « A dos de dromadaire » que vous pouvez entièrement retrouver sur PointKT.

Pour l’utiliser, vous pouvez télécharger le PDF puis l’imprimer en recto-verso. Le fichier est pensé comme un kamishibai et le bon texte se retrouvera donc derrière la bonne image !

Kamishibai Ruth chapitres 1 et 2

Crédits : Charlotte Brosse-Barral (EPUdF), PointKT, illustrations faites à l’aide de Canva.




Sketch « le sac de la rentrée »

Une proposition de sketch pour la rentrée des classes, dans lequel les personnages réfléchissent à ce qu’ils vont mettre dans leur sac.

Les personnages : il y a trois enfants en discussion dans ce sketch, appelés Emma, Gab et Lina.
Les accessoire : un gros sac à dos rempli d’affaires scolaires.

Les trois enfants arrivent. Lina porte un énorme sac à dos et avance péniblement.

Gab : Mais Lina ! Qu’est-ce que tu as dans ton sac ?

Lina : Mes affaires pour l’école ! On nous a dit de prendre tout ce qu’il faut !

Emma : Tout ça ?

Gab : Attends, on va voir…

Lina ouvre son sac et sort quelques cahiers, puis quelques livres.

Lina : Français… Maths… Sciences… et les livres !

Gab : Rien que ça, ça pèse une tonne !

Emma : Et avec les devoirs, les contrôles et le réveil qui sonne trop tôt…

Tous  : (Soufflent en baissant les épaules)

Emma : Qu’est-ce que tu as encore ?

Lina sort sa trousse.

Lina : Ma trousse : crayons, stylos, gomme…

Gab : Le stylo qui ne marche jamais quand tu en as besoin !

Tous : C’est clair !

Emma : Mais la gomme, elle, c’est utile. Quand on se trompe, on peut effacer et recommencer.

Gab : Dommage qu’on n’ait pas une gomme pour quand on fait des erreurs dans la vie !

Emma : Avec Dieu, on peut aussi reconnaître nos erreurs, demander pardon et recommencer.

Lina : Alors ça, je le garde !

Elle remet la gomme dans son sac et sort son agenda.

Lina : Et mon agenda… pour ne rien oublier !

Gab : Devoirs, contrôles, rendez-vous…

Emma : Parfois, on a tellement de choses dans la tête qu’on a l’impression d’avoir un deuxième sac à dos !

Lina : Moi, j’aimerais un agenda complètement vide !

Tous : Ou pas d’agenda du tout !

Les trois enfants rient.

Emma : Mais on ne sait pas tout ce que cette nouvelle année va nous réserver.

Lina : Il y aura sûrement des choses chouettes…

Gab : Et peut-être des choses moins cool.

Lina fouille encore dans son sac.

Lina : Attendez… il reste quelque chose !

Elle sort une petite Bible.

Gab : Ah ! La Bible !

Lina : Elle est lourde aussi !

Emma : Oui… mais dans la Bible, il est écrit : « Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car lui-même prend soin de vous. »

Lina : Donc… je peux donner mon sac à Dieu ?

Emma : Tu peux lui confier ce qui est dans ton cœur.

Lina : Mes peurs ?

Emma : Oui.

Lina : Mes soucis ?

Gab : Oui.

Emma : Et tout ce que tu n’arrives pas à porter toute seule.

Tout les enfants sont invités à venir déposer leur sac à dos devant l’autel.

Emma :  Nous prions !

Merci Seigneur pour cette rentrée.
Merci pour le stylo avec lequel je peux écrire des paroles constructives et d’amour.
Merci pour la gomme de la grâce, celle qui peut effacer les erreurs que je ne veux pas faire et que je fais quand même.

Gab :
Merci pour les livres qui m’apprennent beaucoup de choses sur la vie.
Merci pour l’agenda qui me rappelle comment je peux organiser paisiblement mon temps.

Tous : Je choisis la confiance ! Merci mon sac est plus léger.

Crédits : Débora Mistretta (UEPAL), PointKT, Photo de Nellie Adamyan sur Unsplash




Je fais toutes choses nouvelles

 

Je fais toutes choses nouvelles. Recevoir, témoigner rebondir : trois manières inséparables de parler de la foi ! Ce parcours paru en 2006 aux éditions Olivétan propose des animations différenciées pour différents âges autour d’une même thématique.

Vous pouvez commander chez l’éditeur la version papier du manuel des catéchètes. Les compléments initialement disponibles sur CD-rom sont téléchargeables sur cette page. 

« Au nom de Dieu qui donne et pardonne gratuitement », que veut dire recevoir l’amour de Dieu et en vivre ?

« Traduire la Bonne Nouvelle en paroles et en actes », comment témoigner de ce que nous avons reçu ?

« Rebondir dans la crise: (re)trouver la confiance », face aux blessures de la vie, qu’est-ce qui donne la force de continuer à vivre ?

 

Une catéchèse pour tous les âges : éveil, école biblique, adolescents et adultes pour faciliter le dialogue entre générations. Une animation par thème pour des journées intergénérationnelles permet de vivre la dimension communautaire de la catéchèse. Une catéchèse créative au rythme de chacun et de chaque lieu !

Télécharger l’introduction avec la présentation du parcours et le sommaire.

Première partie : RECEVOIR

  • Recevoir au nom du Dieu qui sauve et pardonne gratuitement (contenu du manuel)
  • Annexes de la première partie

Deuxième partie : TEMOIGNER

  • Témoigner : traduire la bonne nouvelle en paroles et en actes
  • Annexes de la deuxième partie

Troisième partie : REBONDIR

  • Rebondir dans la crise, faire confiance pour un nouveau départ
  • Annexes de la troisième partie

 

Crédits : Sylvia Ill-Kempkes (EPUdF), Editions Olivétan, PointKT




Venez car tout est prêt ! – Inviter et se laisser inviter

Parcours toutes générations

Eveil, Enfance, FamilleS et Paroisses

L’Équipe œcuménique du canton de Vaud (Suisse) vous propose un parcours centré sur l’invitation que Dieu adresse à chacune et chacun d’entre nous. Invitation à se décentrer pour vivre une relation avec soi-même, avec les autres et avec le Seigneur. « Venez car tout est prêt ! » Cette phrase nous rappelle que nous sommes toutes et tous les convives de Dieu, appelé∙e∙s à créer dès à présent une place dans notre cœur pour les priorités de l’humilité et de l’amour inconditionnel.

Le parcours se compose de deux documents à commander auprès de Réf-Éditions et d’Olivetan.

Un dossier d’animation
  • Vous y trouverez des introductions théologiques et pédagogiques à propos de l’invitation de Dieu, mais aussi autour de la pratique sociale d’inviter et se laisser inviter ; des animations générales pour vivre le parcours sur toute une année, avec des activités pour soigner l’accueil des enfants et des familleS, des propositions de prières et de chants ; une célébration d’ouverture avec un temps d’ateliers participatifs autour de Luc 14,15-24 ; enfin 8 rencontres développant l’invitation en huit verbes : se réconcilier, créer, choisir, entourer, découvrir, aimer, espérer et connaître. Elles contiennent des propositions pour raconter le texte biblique et l’aborder avec les enfants et leurs familles, pour vivre des temps de spiritualité et d’échanges avec les enfants, des jeux, des animations réflexives et créatrices.
  • Le dossier d’animation et ses annexes sont intégralement mis à disposition sur ce site. Voir ci-dessous : « Contenu du dossier d’animation ».
Un kamishibaï pour inviter à raconter les histoires de la Bible

Comment raconter une histoire de la Bible en trois images ? Pour familiariser les enfants à la Parole de Dieu, mais aussi pour favoriser des temps de partage en familleS, le kamishibaï invite les enfants à faire appel à leur imagination et raconter les neuf récits bibliques du parcours « Venez car tout est prêt ! ».

Le supplément familleS renvoie également à un site internet où retrouver des vidéos des narrations bibliques et des activités à faire en familleS :

Site pour enfants et familleS

Contenu du dossier d’animation

Pour vous rendre sur les pages dédiées :

Venez car tout est prêt ! Présentation du parcours

  • Présentation du parcours et de ses objectifs généraux
  • Indications pratiques
  • Références
1. Venez car tout est prêt ! 1. Introductions thématiques
  • 1.1. Introduction théologique : L’invitation dans la Bible
  • 1.2. Introduction pédagogique : Inviter
  • 1.3. Quelques repères pour guider nos rencontres
2. Venez car tout est prêt ! 2. Animations générales
  • 2.1. Pour accueillir
  • 2.2. Pour introduire le thème
  • 2.3. Pour nous relier à Dieu
  • 2.4. Pour inviter et se laisser inviter
  • 2.5. Pour chanter Venez car tout est prêt ! 2.5. Pour chanter
  • 2.6. Pour ouvrir et célébrer – Invitation au grand repas – Luc 14,15-24
3. Les séquences
3.1. Venez car tout est prêt ! 3.1. Joseph accueille ses frères
  • Invitation à se réconcilier – Genèse 44-45
3.2. Venez car tout est prêt ! 3.2. Jérémie chez le potier
  • Invitation à créer – Jérémie 18,1-6

3.3. Venez car tout est prêt ! 3.3. L’amitié de Ruth et Noémi

  • Invitation à choisir – Ruth 1-4
3.4. Venez car tout est prêt ! 3.4. Dieu avec nous
  • Invitation à entourer – Matthieu 1-2 et Luc 2,1-39
3.5. Venez car tout est prêt ! 3.5. Un trésor source de joie
  • Invitation à découvrir – Matthieu 13,44
3.6. Venez car tout est prêt ! 3.6. La brebis perdue et retrouvée
  • Invitation à aimer – Matthieu 18,12-14
3.7. Venez car tout est prêt ! 3.7. Le cri de Bartimée
  • Invitation à espérer – Marc 10,46-52
3.8. Venez car tout est prêt ! 3.8. Les pèlerins d’Emmaüs
  • Invitation à connaître – Luc 24,13-35
Des visuels pour des flyers d’invitation

Pour la réalisation de flyers d’invitation, l’illustratrice Aurélie Pasquier-Pidoux met généreusement à disposition les illustrations qu’elle a créées. En signe de reconnaissance, nous vous prions d’inclure la signature de l’artiste sur tous les documents publiés.

  • Couverture, titre et signature :

 

Ce parcours a été réalisé par une équipe œcuménique du canton de Vaud : Karine Alva Bernal, Laurent Lasserre, Catherine Novet, Emmanuel Schmied, Žanna Sorokina et Seuyin Wong Liggi.

L’équipe œcuménique souhaite exprimer sa gratitude envers l’illustratrice Aurélie Pasquier-Pidoux et le graphiste Gaëtan Reboul pour leurs travaux, leurs compétences et leur créativité mis au service de ce parcours.

Sauf mention spécifique, les illustrations ont été réalisées par Aurélie Pasquier-Pidoux. Les photographies présentes dans ce dossier proviennent des sites d’images libres de droit : canva.com, pixabay.com, magnific.com, pexels.com ainsi que de nos bibliothèques personnelles. Certaines peintures sont de Bernadette Lopez, alias Berna, que vous pouvez retrouver sur le site www.evangile-et-peinture.org. Nous la remercions de sa générosité et de sa disponibilité.

Pour les narrations en cercle, ainsi que pour le temps de parole ouverte, nous sommes reconnaissant·es à nos sources inspirantes que sont l’approche Godly Play©, godlyplay.ch, ainsi que la narration en cercle avec des objets symboliques, la « Kett Methode ».

Le parcours « Venez car tout est prêt ! Inviter et se laisser inviter » est proposé par l’Église réformée vaudoise et l’Église catholique dans le canton de Vaud. Infos : enfance-familles@eerv.ch




Venez car tout est prêt ! 1. Introductions thématiques

Voici deux introductions thématiques pour éclairer les rencontres du parcours
« Venez car tout est prêt ! Inviter et se laisser inviter. »

Pour télécharger le contenu des propositions :

Venez car tout est prêt ! 1. Introductions thématiques

1.1. L’invitation dans la Bible

Cette introduction théologique a pour objectif de présenter la thématique de l’invitation dans la Bible, et de mettre en contexte les neuf récits choisis pour le parcours « Venez car tout est prêt ! Inviter et se laisser inviter ».

1.1.1. Des promesses en guise d’invitation

Dans l’Ancien Testament, Dieu fait alliance avec un homme, sa descendance puis tout un peuple.

Pour en savoir plus, consulter l’article du pasteur Martin Hoegger, Les quatre contextes de l’interprétation de la Promesse dans l’Ancien Testament.

1.1.2. Jésus, un hôte humble et suprême à la fois

Dans le Nouveau Testament, les promesses de Dieu se réalisent dans la venue de Jésus Christ. Au cœur de la prédication de Jésus, le Royaume des cieux et son arrivée imminente est décrit par des situations humaines du quotidien. Les paraboles du trésor caché ou de la brebis perdue et retrouvée en sont un bon exemple.

1.2. Inviter
1.2.1. Inviter : un premier geste de socialisation

La socialisation constitue un processus essentiel dans le développement de l’enfant. Elle ne se limite pas à l’apprentissage des normes et des règles sociales : elle participe aussi à la construction de l’identité, à l’acquisition de compétences relationnelles et à l’apprentissage de la gestion des émotions.

1.2.2. Se laisser inviter : accueillir la proposition de l’autre

Suivant son âge, l’enfant vivra l’invitation de manière différente. Les liens relationnels se construisent au fur et à mesure que l’enfant grandit.

1.3. Quelques repères pour guider nos rencontres

Retrouvez des repères temporels, culturels et pédagogiques pour vous guider dans la mise en œuvre de vos rencontres.

Le parcours « Venez car tout est prêt ! Inviter et se laisser inviter » est proposé par l’Équipe œcuménique du canton de Vaud. Infos : enfance-familles@eerv.ch

POUR REVENIR À LA PAGE D’ACCUEIL




Venez car tout est prêt ! 2. Animations générales

Voici des propositions pour animer différents temps du parcours « Venez car tout est prêt ! Inviter et se laisser inviter ».

Pour accueillir les enfants et leurs familleS, venir enrichir et diversifier les rencontres, mettre en place des rituels et varier les chemins pour partager des temps spirituels et des chants.

Pour télécharger le contenu des propositions :

Venez car tout est prêt ! 2. Animations générales

 

2.1.1. Pour s’accueillir avec un plan de table et des chevalets (porte-noms)
2.1.2. Pour former le groupe
Inviter à faire connaissance en familleS

Voici deux propositions de photolangage à faire avec les familleS pour faire plus ample connaissance et pour ouvrir à la diversité des histoires et des chemins de vie et de foi.

2.2. Pour introduire le thème

2.3. Pour nous relier à Dieu
Des prières pour débuter la rencontre et pour se bénir
Une prière en image à méditer

Dieu nous invite à le suivre. Comment comprendre son invitation ? En guise de réponse, proposer une prière : « La prière de la paix ».

2.4. Pour inviter et se laisser inviter
Dieu t’invite à…

Voici plusieurs idées de défis (ou d’invitations) à réaliser lors des rencontres, chez soi, pour quelqu’un de sa famille ou pour ses amis :

2.5. Pour chanter

Venez car tout est prêt ! 2.5. Pour chanter

 

2.6. Pour ouvrir et célébrer – Invitation au grand repas, Luc 14,15-24
Objectifs
  • Pour ouvrir l’année avec une rencontre ou une célébration intergénérationnelle participative autour de la parabole du grand repas
  • Participer à l’élan de générosité de Dieu
  • Oser inviter et se laisser inviter
  • Réaliser que je fais partie des invité∙es
Raconter la Bible

Nous vous proposons de raconter la parabole sous la forme d’une saynète. Voici quelques images d’ambiance que vous pouvez projeter :

Maison du maître

Champs et paysages

Paire de boeufs

Mariage

Les illustrations d’Aurélie Pasquier-Pidoux

Temps d’accueil avec le Psaume 122(121)

Vous pouvez dialoguer ce psaume avec l’assemblée :

Je me réjouis comme un enfant quand on me dit : « Viens ! Approchons-nous de Dieu ! » Pour ce faire, nous nous arrêtons à l’entrée d’un endroit qui respire sa présence. Et nous prenons conscience de tout ce que Dieu construit dans nos vies.

Il y a tant de gens qui nous ont précédés sur ce chemin, tant de gens que Dieu a accueillis, et dont la vie est un témoignage de son action. Grâce à eux∙elles, on peut voir comment Dieu agit pour nous ajuster à son projet pour nous.

Voici que s’installe autour de nous une paix contagieuse. Nous sommes apaisé∙es à notre tour, de plus en plus profondément.

C’est grâce à celles et ceux qui m’entourent que je suis invité∙e à devenir, moi aussi, artisan∙e de paix. C’est grâce à ces moments lors desquels la paix divine vient m’habiter que je rayonne de bonheur.

Amen

4 Ateliers participatifs à vivre autour de la parabole du grand repas

Les images sans signature proviennent soit de bibliothèques privées, soit de sites d’images libres de droit tels que canva.com, pixabay.com, magnific.com, et pexels.com.

Le parcours « Venez car tout est prêt ! » est proposé par l’Équipe œcuménique du canton de Vaud. Infos : enfance-familles@eerv.ch

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Venez car tout est prêt ! 2.5. Pour chanter

Voici des propositions pour chanter en accompagnement du parcours « Venez car tout est prêt ! Inviter et se laisser inviter ».

Les liens vous permettent de visionner les vidéos des chants sur YouTube.

2.5.1. Chants pour l’ensemble du parcours
2.5.2. Classiques d’Église
2.5.3. Différents chants chrétiens
Chants présents dans les séquences

2.6. Célébration d’ouverture :

3.1. Joseph accueille ses frères – Invitation à se réconcilier
3.2. Jérémie chez le potier – Invitation à créer
3.3. L’amitié de Ruth et Noémi – Invitation à choisir
3.4. Dieu avec nous – Invitation à entourer
3.5. Un trésor source de joie – Invitation à découvrir
3.6. La brebis perdue et retrouvée – Invitation à aimer
3.7. Le cri de Bartimée – Invitation à espérer
3.8. Les pèlerins d’Emmaüs – Invitation à connaître

 

Le parcours « Venez car tout est prêt ! Inviter et se laisser inviter » est proposé par l’Équipe œcuménique du canton de Vaud. Infos : enfance-familles@eerv.ch

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