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- Conte de Noël : Et si une fois…

Image En ce temps de l’année 2078, la terre s’était rafraîchie curieusement. Et avec la terre, l’air évidemment. Pourtant, en apparence, tout était semblable à avant, au bon vieux temps, au temps où on allait s’asseoir sur le banc (public), ayant bien mérité, après toutes ces années, de respirer un bon coup de gaz d’échappement…
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- Les trois cadeaux

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Les nobles visiteurs venus d'Orient pour adorer l'enfant et lui apporter leurs cadeaux avaient quitté Bethléem, rappelés en haut lieu. On vit alors approcher trois personnages, très différents, sans apparat, sans rien de remarquable, qui avançaient péniblement, pas à pas. Leurs visages épuisés étaient tellement poussiéreux qu'on ne pouvait pas deviner leur couleur ; étaient-ils jaunes, bruns, noirs, blancs ?

Le premier était en loques ...
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- Moïse, un récit en épisodes

Image Voici une proposition de narration qui utilise la technique bien connue depuis « Les mille et une nuits » : l’épisode à suivre.

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- Petit conte pour Pentecôte

Image II avait le souvenir précis d'un incroyable bien être ! Qu'est-ce qu'on était bien dans ce petit monde !
C'était un monde tout rond, enfin presque rond ! avec un ciel et une terre tout lisses, tout propres. Lorsque le monde tournait, le ciel devenait la terre, le haut devenait le bas, et c'était amusant de glisser sur la paroi bien lisse et bien propre de ce petit monde. II n'avait rien à faire, dans ce petit monde.  
 

Juste à dormir, juste à se laisser vivre, juste, à s'étonner.

II se souvenait de s'être posé la question sur l'extérieur de son monde, au-delà des parois. II s'était posé la question parce qu'il entendait des voix ! Des voix aiguës et des voix graves, des voix douces et des voix dures, des cris et des chants. C'est drôle de savoir qu'il y a un autre monde à l'extérieur de son propre monde. Une autre vie ailleurs. II s'était dit que de toutes manières, il était bien mieux dans son monde à lui. Il était à l'abri, il était au calme, et les parois de son monde étaient si lisses et si propres.
 
Un phénomène l'intriguait et il ne savait pas l'expliquer. Le plus souvent les parois du monde rond étaient transparentes et de l'extérieur venait de la lumière, une sorte de clarté qui inondait les murs clos de son univers. Mais bizarrement il faisait alors très froid et il grelottait. Plus l'extérieur était visible, plus la lumière entrait, et plus il avait froid !
 
Parfois, quelque chose venait recouvrir son petit monde rond. II avait alors très peur ! Cela faisait comme un bruit sourd, plein de choses frottaient contre les parois, et tout était noir d'un seul coup. II se souvenait clairement de la peur qu'il avait à ce moment-là, tout seul dans le noir... mais il se rappelait aussi de l'étonnante chaleur qui l'envahissait. D'un coup il faisait très chaud ! II avait peur et il était bien, les deux en même temps.
 
Et puis est arrivé ce jour inoubliable ! Tout avait commencé la veille. Dans le ciel de son monde il y avait eu un léger craquement et la paroi s'était fendue. Oh ! pas beaucoup d'abord ! Juste une fissure en forme d'un éclair dans le ciel si lisse et si propre de son monde. Ce devait être le monde de l'extérieur, une force mauvaise qui s'en prenait à son univers, le mal qui se manifestait en brisant son ciel. Car que pouvait-il y avoir de bon dans l'autre monde ? Rien ne pouvait être meilleur que sa terre à lui, et on en voulait à sa tranquillité, il en était sûr. Dans la nuit, d'autres fissures apparurent, et il comprit que rien ne résisterait, que les parois étaient trop fines, que l'extérieur était trop fort... Sa terre et son ciel si lisses et si propres se détruisaient et son coeur était rempli de frayeur.
 
C'était la catastrophe ! Alors il s'est retrouvé titubant, ébloui par la lumière, effrayé par le froid soudain... Alors il s'est retrouvé à l'extérieur.
 
Tout de suite, on l'a poussé, bousculé... Lui ne pouvait voir, car la lumière de l'extérieur était trop forte. Mais lorsque ses yeux s'ouvrirent doucement, il vit des choses étonnantes : le monde à l'extérieur était immense, la terre était large, le ciel était haut, inaccessible ; rien n'était lisse, et le sol était plein d'obstacles. Et puis il y avait d'autres êtres comme lui : tous se bousculaient, et se donnaient des coups de becs qui faisaient mal, et il fallait courir pour être le premier à la mangeoire, et c'était le plus fort qui y arrivait, le plus rapide, le plus grand... Oui ! le monde extérieur était impitoyable
 
Et pourtant, il ne regrettait pas le temps où il était dans l'abri bien chaud de l'oeuf aux parois bien lisses et bien propres ! II était heureux dans la basse-cour de la ferme où il était né. C'est vrai ! la vie était difficile, il fallait affronter les autres, quelquefois il faisait froid, et il y avait les chiens qui faisaient peur... Mais il était heureux !
 
Quand il était à l'abri dans son monde clos, lisse et propre il lui manquait l'essentiel, l'amour. Maintenant c'était si bon l'attention de ses parents, si bon de pouvoir de leur faire plaisir. C'était si bon l'amitié et l'entraide avec les autres poussins.
Jamais, il n'avait pensé que pouvaient exister dans ce monde si vaste, la chaleur de l'amitié, la volonté de construire un monde plus juste, le regard vrai de ceux qui aiment et la certitude d'être liés les uns aux autres.
 
Gérard SCRIPIEC, Toulouse
pasteur Eglise Réformée de France

PointKT n° 25 Janvier, février, mars 1999
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- Jésus et ses disciples dans le jardin

Image Jésus avait pris le repas du soir avec ses disciples. Ca avait été un beau moment, mais tous étaient tristes.
Jésus leur avait dit: "Bientôt, je vais mourir."
Les disciples de Jésus ne voulaient pas croire cela, ils étaient désespérés, et épuisés…

Texte de référence : Luc 22, 39-46

Matériel :

  •  des figurines, soit cartonnées, soit réalisées au préalable avec du tissu
  • des foulards ou tissus : marron, vert, noir,
  • des cailloux  rouges (on peut peindre des galets en rouge)
  • une grande bougie
  • des petites bougies, en nombre suffisant pour les participants


Narration :

Jésus avait pris le repas du soir avec ses disciples. Ca avait été un beau moment, mais tous étaient tristes.
Jésus leur avait dit: "Bientôt, je vais mourir."
Les disciples de Jésus ne voulaient pas croire cela, ils étaient désespérés, et épuisés…
Jésus aussi était triste et fatigué. Alors, il alla avec eux dans un parc (tissu marron).
Il y avait là-bas quelques oliviers (tissus verts qui représentent les arbres).
Ici, tout était paisible.
Jésus et ses disciples se promenèrent un petit moment, puis les disciples se cherchèrent une place où s'installer, pour se reposer un petit peu. (Installer deux ou trois figurines près d'un arbre).
Jésus resta un moment avec ses amis. "Nous sommes tous tristes, dit-il. Moi je voudrais maintenant parler avec mon Père des cieux. Je vais un peu plus loin.
Je vous en prie, priez aussi pour moi, pensez très fort à moi. Vous n'êtes pas les seuls à avoir peur. Moi aussi j'ai peur!"

(Chant par exemple Arc en Ciel 609, ou bien Taizé "Bleibet hier und wachet mit mir"…)

Jésus alla un peu plus loin, jusqu'à ce qu'il ait trouvé un lieu où il pouvait être tout seul. Il ressentit une grande peur. La peur l'enveloppa comme une grande cape noire. (Jésus va plus loin, l’agenouiller puis l'envelopper dans un tissu noir).
Il pria Dieu: "Seigneur, je t'en prie, aide-moi. J'ai tellement peur. Je ne sais pas ce qui va m'arriver, si j'arriverai à supporter ce que tu me réserves. Je préfèrerais tout de même échapper à ces heures terribles. Mais je t'en prie, aide-moi."
Jésus transpirait de peur, sa sueur devenait comme des gouttes de sang qui tombaient à terre.
(Mettre des cailloux de verre rouge par terre).


Vous avez entendu que Jésus avait très peur. Il n'avait qu'une envie: c'était de partir en courant.

  • Je vous invite maintenant à écrire sur un bout de papier de quoi vous avez peur (une peur que vous avez ressentie un jour, ou bien une peur que vous avez encore aujourd'hui.)
    Papier personnel, non lu en groupe.
  • Vous poserez ce papier dans le jardin des oliviers, à côté de la peur de Jésus.


Au milieu de sa peur, Jésus vit quelque chose de clair, de beau, qui lui redonna courage. Est-ce que c'était un ange? (Installer un cierge allumé près de Jésus)
Alors Jésus sentit qu'il n'était pas seul. "Quelqu'un est avec moi, qui me donne du courage, qui me rend mes forces".
Il se leva et retourna auprès de ses amis.
Et là, que vit-il? Il leur avait pourtant dit de rester éveillés et de prier. Mais les disciples s'étaient endormis. Ils étaient tellement tristes qu'ils n'arrivaient même plus à garder les yeux ouverts.
Jésus les réveilla. "Venez avec moi leur dit-il. Priez, Dieu est proche de vous. N'oubliez pas cela lorsque vous aurez peur."

Voilà pour chacun une petite bougie: vous pouvez l'installer sur ou à côté de votre papier. Vous l'emmènerez chez vous et chaque fois qu'une peur ne voudra pas partir, vous pourrez l'allumer. Elle pourra peut-être vous réconforter.

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- Dieu léger comme un souffle (Elie)

Image « Dieu, dis, il est comment ? » nous demandent déjà les tout-petits. Difficile de répondre… Car après tout, cette question est aussi la nôtre, et nulle part la Bible ne nous donne de description de Dieu.
Mais nous y trouvons des histoires, par exemple celle du prophète Elie…
 

L’histoire d’Elie (1 Rois 17-19)

L’histoire du prophète Elie est tout entière traversée par le thème de la mort et de la vie, et par une interrogation fondamentale : qui est le Dieu vivant, le Dieu qui fait vivre ? De quel ordre est donc sa puissance ? De quelle manière peut-elle nous donner la vie ?
Le roi Achab s’étant tourné vers Baal, le dieu de la vitalité, Elie annonce une sécheresse sur le pays. A travers différents épisodes, le récit biblique nous montre le prophète faisant l’expérience de la précarité, de la vie menacée, qui s’amoindrit, se retire au point de parfois disparaître. La vie qui n’a alors d’autre force que celle d’une parole ou d’un souffle redonné.
Certes, sur le mont Carmel, le prophète est victorieux, et il massacre les prophètes de Baal. Mais cette « victoire » signifie son arrêt de mort. Non seulement Elie doit fuir la vengeance de la reine Jézabel, mais il a aussi perdu en lui-même l’envie de vivre : il en vient à souhaiter la mort. 
Par l’entremise d’un ange, l’aide de Dieu sera très concrète : une galette de pain, une cruche d’eau qui redonnent des forces à Elie, lui permettent de se relever et de se remettre en route. Jusqu’à l’Horeb, la montagne de Dieu. Où Elie perçoit sa présence non pas dans les manifestations saisissantes et dévastatrices traditionnellement associées à la divinité – le déchaînement de forces d’une tempête, le fracas d’un tremblement de terre, la puissance dévorante du feu - mais en entendant le bruissement d’un souffle ténu.
Tout comme la vie, donnée au cœur de la fragilité et de la précarité, le Dieu vivant ne se donne pas dans la force et la violence, mais dans la douceur de ce qui est à peine perceptible.

Raconter l’histoire

Pour une rencontre d’Eveil biblique, notre choix est de nous limiter à deux épisodes : l’annonce de la sécheresse et le séjour d’Elie au bord du torrent du Kerith (1 Rois 17,1-7) ; ce qui permet de présenter le cadre du récit, les personnages et la situation. Puis la fuite d’Elie et son cheminement jusqu’à l’Horeb, où Dieu se manifeste à lui (1 Rois 19,1-18).
Cette narration se prête bien à l’utilisation de silhouettes placées sur un flanellographe (ou sur un autre support). Par des bruitages, les enfants peuvrent vivre le contraste entre la tempête, le tremblement de terre et le feu d’une part, et le souffle léger d’autre part.

 Matériel nécessaire

  • Silhouettes représentant les personnages et les éléments de l’histoire : Elie, le roi Achab, un ruisseau, un ou deux oiseaux (corbeaux), un pain, une cruche, un arbre, un messager de Dieu (un ange), des rochers.
  • Une feuille de papier (journal) et une petite plume par enfant.

Proposition de narration
Dans le pays d’Israël vivait un homme appelé Élie. Elie était un prophète, un messager de Dieu. Il vivait à l’époque du roi Achab. Le prophète Elie annonçait au peuple d’Israël et au roi ce que Dieu lui disait. Mais le roi Achab ne voulait pas écouter Dieu. Il disait : « Moi, je fais ce que je veux. »
Alors le prophète Elie est allé vers le roi. Et il lui dit : « A partir de maintenant, dans le pays, il n’y aura plus de pluie. Plus une seule goutte de pluie. »
Le roi Achab est très fâché contre Elie.
Mais Dieu parle à Elie. Il lui dit : « Pars. Va te cacher. Tu vas aller dans un endroit où coule de l’eau, auprès d’un torrent. Tu boiras l’eau du torrent. » Elie est parti. Il s’est installé près du torrent. Et Dieu envoie des corbeaux pour donner à manger à Elie. Le matin et le soir, les corbeaux apportent à Elie du pain et de la viande.
Au bout d’un certain temps, le torrent devient de plus en plus petit. Dans le pays, il n’y a plus de pluie. L’herbe est devenue toute jaune, les arbres sont devenus tout secs, et un jour il n’y a plus d’eau dans le torrent. Alors Elie s’en va.

Dans son palais, le roi Achab déclare : « Je jure de faire mourir le prophète. » Et le roi envoie ses soldats pour tuer le prophète Elie.
Alors Élie a peur, et il s’enfuit. Il marche pendant une journée dans le désert. Et à la fin de la journée, il s’assoit sous un petit arbre. Elie est fatigué  : il a envie de mourir. Et il dit à Dieu : « Maintenant, Seigneur, je n’en peux plus ! Prends ma vie ! Je n’ai plus envie de vivre. »
Elie se couche sous le petit arbre et il s’endort. Mais un messager de Dieu, un ange, vient le toucher et lui dit : « Elie, lève-toi et mange ! »
Élie regarde: à côté de sa tête, il y a une sorte de pain, une galette cuite sur des pierres chauffées, et aussi de l’eau, dans un pot. Elie mange, il boit, et se couche de nouveau. 
Une deuxième fois, l’ange de Dieu vient le toucher. Il lui dit : « Elie, lève-toi et mange, tu dois encore marcher longtemps. »
Élie se relève, il mange et il boit. Et il sent qu’il a de nouveau de la force : il marche très longtemps : pendant 40 jours et 40 nuits.

Elie arrive à la montagne de Dieu. Là bas, il y a une grotte. Élie entre dans la grotte et il passe la nuit à cet endroit.
Dieu parle à Elie. Il lui demande : « Élie, pour… quoi es-tu ici ? »
Elie répond : « Seigneur, je crois en toi. Je t’aime et je veux vivre avec toi. Mais les autres, eux, ne croient pas en toi. Le roi Achab veut me tuer. Je suis seul. Et je ne te vois pas. » 
Dieu dit à Elie : « Sors ! Va sur la montagne. Et attends, je vais venir. Moi, Dieu, je vais passer. »
Et voilà qu’arrive une tempête. Un vent violent, qui souffle de toute sa force. Tellement fort qu’il fend la montagne et casse les rochers. [Bruitage : chacun souffle en faisant le plus de bruit possible.] Mais le Dieu vivant n’est pas dans le vent.
Après le vent, il y a un tremblement de terre. [Bruitage : chacun tape des pieds par terre.]  Mais le Dieu vivant n’est pas dans le tremblement de terre. 
Après le tremblement de terre, il y a un feu. Un feu terrible, qui brûle tout sur son passage. [Bruitage : chacun froisse entre ses mains une feuille de papier :en fermant les yeux, on entend le bruit du feu].  Mais le Dieu vivant n’est pas dans le feu.
Et après le feu, il y a un bruit très doux. Comme un souffle léger. [Bruitage : chacun souffle tout doucement sur une plume qu’il laisse voler devant lui].
Quand Élie entend ce tout petit souffle, il se cache le visage avec son manteau. Il sort à l’entrée de la grotte. Et il entend une voix : « Qu’est-ce que tu fais ici, Élie ? »
Élie répond: « Seigneur, je crois en toi. Je t’aime et je veux vivre avec toi. Mais les autres, eux, ne croient pas en toi. Le roi Achab veut me tuer. Je suis seul. »
Dieu lui dit : « Tu n’es pas seul, Elie. Dans le pays, il y a des milliers de gens qui croient aussi en moi. Tu ne les connais pas. Mais moi je les connais. Et je suis aussi avec toi. Tu peux vivre, Elie, et continuer ton chemin. »
Alors, Elie est parti. Il a quitté la montagne de Dieu, et il a continué son chemin.

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En lien avec cette animation:

 

Image  Bricolage : un moulin à vent


 


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- Tout se plie à Pâques !

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Age : pour célébrations de parents et enfants jusqu’à 12 ans
Cadre : petits moments spirituels ou culte avec ou sans sainte cène
Temps liturgique favorable : Pâques
Matériel : une feuille A4, ou plus grande, des feutres, de la colle et des ciseaux.

Texte biblique : évangile de Luc

 


Narration : à faire en fonction des éléments clefs que comporte toute narration, c'est-à-dire

-une situation de départ, une crise- un dénouement et donc un avant et un après, une cause et des effets. Cette narration est à faire par l'équipe qui choisit l’ensemble ou quelques uns des textes proposés.

 

Choix de traduction pour les lectures bibliques : Français fondamental ou Français courant

Animation et support : un  bricolage qui est un pliage qui se fait à la fin de chaque étapes narratives sauf à la dernière.

Déroulement :
Moment de projection : on invite les participants à inscrire sur cette feuille de papier leurs souhaits, leurs espérances ;

Cliquer ici pour télécharger le support

Début de la narration avec le support

1ère phase : l'annonce à Marie :

  • Narration : Ces souhaits, ces promesses, ces espérances, ce sont celles de tous les enfants de Dieu. Ce fut le souhait de beaucoup de gens à l'époque de Jésus qui mettaient beaucoup d'espoir sur le fils de Marie.

  • Lecture : lire par exemple le texte d'annonce du Messie d'Esaïe 11,1-5

  • Feuille blanche: coller le texte sur la grande feuille.

2ème phase : Premières paroles de Jésus au Temple

  • Narration : Jésus, enfants de Nazareth se plie aux coutumes de son temps. Pas un pan de la Torah qui ne lui soit indifférent... En même temps il ne semble se plier qu'à une seule autorité : celle qui vient d'ailleurs, d'en haut...

  • Premier pliage

3ème phase : La maison de Jésus

  • Narration : Jésus est-il un isolé ? Est-il SDF ? Qui le suit ? Qui fait partie se sa maison ? Enumération des amis Jésus : On peut déplier un autre papier et faire une liste de ceux qui le suivent : des disciples, des gens qui ne se plient pas aux règles de son temps (le Centurion, la pécheresse), ceux qui ne font pas grand pli des appartenances (la vraie famille de Jésus). C'est tout ce monde-là qui se trouve dans la maison de Jésus

  • Second pliage

4ème phase : la Mission bien particulière de Jésus ou le début de la crise

  • Narration : la vie de Jésus prend un pli particulier lorsqu'il travaille... Il interprète la loi pas comme on le fait, ces paroles ne sont pas des pages blanches neutres pour faire plaisir à tout le monde. Ce sont des véritables « manifestes », pamphlets. (Si on veut on peut distribuer dans l'Eglise quelques tracts particuliers sur lequel sont inscrits des paroles emblématiques de Jésus tirées des textes sur lesquels on se base pour la narration).

  • Troisième pliage

5ème phase : conséquence pratique

  • Narration : A mesure que se précise la mission de Jésus, à mesure que celle-ci se précise, elle ne prend pas grande dimension. On n’a pas à faire à un magnifique programme, des immenses affiches politiques, d’importance campagne de publicité, pas de directeur de campagne, rien de tout cela. Au contraire c’est quelque chose de bien particulier qui se construit : la dernière place, la confiance, l’accueil de l’homme dans ce qu’il est, etc.

  • Quatrième pliage

6ème phase : La Déchirure

  • Narration : C’est le tournant de cette grande histoire, la vie n’est pas un long pliage qu’on fait le dimanche après le café. L’amour, l’interprétation de loi à sa lumière Pour Jésus, on passe par une déchirure… C’était déjà inscrit au départ (Nazareth et l’interprétation de la loi), les débats avec les autorités se passent mal. Jésus est traduit devant Pilate et tout cela se finit dans la douleur…

  • Découpage ou déchirure du pliage

7ème phase : la Croix (ici on commence directement avec le support)

  • Cela se finit même très mal…et dépliage de ce qui reste : et une croix apparaît. Une croix apparaît qui nous renvoie à celui qui est mort pour nous !

  • Echange avec les participants: Est-ce un échec ?

  • Débat avec les enfants et l’assemblée: Pourquoi avons-nous de bonnes raisons de penser que les choses ne sont pas terminées ?

L’animateur peut orienter sur la présence de ceux qui sont là et qui ne seraient pas là si des gens n’avaient pas continué la route…

Lecture pour finir de deux textes

  • Des femmes : (Luc 24,1-12)
  • Les disciples d’Emmaüs (Luc 24,13-32)

Variante ou suite possible : la Célébration de la Cène en s’inspirant du texte de Luc 24.
 

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- En marche vers une naissance

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Pour les petits, la période qui précède Noël est faite d’attente et d’impatience. Agités, les enfants tournent comme des hélices : « Maman, Maman ! C’est quand qu’on aura les cadeaux ? »
Les récits bibliques eux aussi racontent un temps de préparation et d’attente. Un temps pour se réjouir de ce qui vient et pour se mettre en marche. Par les signes qu’il envoie, Dieu donne un sens à ce qui se prépare, une direction dans laquelle on peut se mettre en chemin. Petits et grands, l’Avent nous invite à vivre le cheminement qui conduit à la naissance du Christ. C’est ce que propose l’animation présentée ici.

Cette rencontre d’éveil à la foi a été vécue à plusieurs reprises dans des groupes d’enfants de 3 à 6 ans de la paroisse de Montbrillant, à Genève.


Objectifs

Raconter aux enfants ce qui a précédé la naissance de Jésus, et à l’image des personnages bibliques, se mettre avec eux en chemin vers Noël.


Textes bibliques

Luc 1,5-80 (l’annonce à Zacharie de la naissance de Jean le Baptiste, l’annonce à Marie de la naissance de Jésus, la visite de Marie à Elisabeth, la naisance de Jean le Baptiste), et Matthieu 2,1 (le départ des mages à la suite de l’étoile).


Matériel nécessaire

1.    Pour la narration :

Des grandes feuilles pour dessiner (de manière très simple) les décors de l’histoire.
Des accessoires pour identifier les personnages :
  • une canne ou un bâton pour Zacharie ;
  • un châle pour Elisabeth ;
  • un morceau de tissu doré, argenté ou autre pour l’ange ;
  • un voile pour Marie ;
  • des lunettes d’astronome (tubes de carton) pour les mages.


2.    Pour le bricolage des lunettes d’astronome :

  • des tubes de carton (par ex. récupérés de rouleaux de papier) ;
  • des feuilles de papier format A4 ;
  • du matériel pour décorer les lunettes : feutres et/ou peintures et ou éléments à coller (papiers ou rubans de couleur, etc.).


3.    Pour le cortège à la fin de la rencontre :

  • une grande étoile dorée ou de couleur lumineuse en carton
  • une longue perche (roseau, branche, tringle ou autre)

Préparation de la narration

1. Avant la rencontre, dessiner sur de grandes feuilles de papier (par ex. au verso de vieilles affiches), respectivement une maison, un temple, une fenêtre, un décor d’orient (palmiers). Ces dessins serviront simplement à identifier les différents lieux où se déroulera l’histoire. Ils peuvent donc être faits de manière très stylisée.
 
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2. En fonction de la place disponible (dans une ou plusieurs salles, pourquoi pas ? car le but est de montrer et de vivre les déplacements du récit), fixer ces feuilles aux différents endroits où se rendront les enfants jouant les personnages de l’histoire.
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Déroulement de la rencontre

  1. Accueil des enfants et des parents

  2. Introduction à la narration

    Brièvement situer ce qui va être raconté dans la perspective de Noël qui approche. Eventuellement temps de dialogue avec les enfants sur ce qu’ils savent de Noël, avant de conclure sur ce qui est au cœur de la fête : la naissance de Jésus.

  3. Mise en place de la narration

    Annoncer aux enfants que l’on a besoin d’eux pour raconter l’histoire, et qu’ils vont jouer, sans parler, mais en suivant les indications qui leur seront données, les différents personnages du récit. Répartir les rôles principaux : Zacharie, Elisabeth, l’ange, Marie, les mages. (Selon le nombre et l’envie des enfants, certains, s’ils le préfèrent, peuvent rester spectateurs ; ou simplement incarner la foule ; l’ange peut être représenté par plusieurs enfants en même temps ; les mages peuvent être plus que trois ; on peut demander l’aide des parents, etc. A chacun d’adapter en fonction de sa situation.)

  4. Narration

    La narration est adaptée à l’âge des enfants. Elle ne reprend donc pas tous les éléments du texte biblique. Le récit est raconté, et les déplacements joués par les enfants, selon les indications (ci-dessous entre crochets) qui leur sont données au fur et à mesure. Cela peut être fait par deux adultes – un narrateur et un « metteur en scène » - , ou ces deux fonctions peuvent être assurées par la même personne.

    Pour une proposition, destinée à des enfants de 3 à 6 ans, voir ci-dessous.

  5. Bricolage

    Chaque enfant se fabrique une lunette d’astronome :

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    On colle une feuille de papier sur le rouleau de carton. Puis l’enfant décore sa lunette selon ses envies et le matériel disponible. Si les possibilités de décoration sont nombreuses, cela peut prendre un certain temps !

  6. Conclusion de la rencontre

    Avec les enfants regardant à travers leur lunette, on fait un cortège à la suite de l’étoile, promenée en l’air au bout d’une grande perche. Et l’on chante le refrain de « Ils ont marché au pas des siècle » (Arc-en-ciel n° 542, Alléluia 31-32) : « Ecoute, écoute, surtout ne fait pas bruit, on marche sur la route, on marche dans la nuit », ou un autre chant très connu par les enfants.

    Selon les lieux, le cortège peut se faire à l’extérieur : si la rencontre a lieu en fin d’après-midi il fait sombre et cela est d’autant plus chouette.

    Le cortège terminé, se rassembler autour de l’étoile, et selon les habitudes du groupe, conclure par une brève prière et un mot d’envoi.

 

Proposition de narration

  1. L’annonce à Zacharie (Lc 1,5-25)

    [Demander à « Zacharie » (avec sa canne ou son bâton) et à « Elisabeth » (avec son châle) de s’asseoir devant le dessin de leur maison.]

    En ce temps là, il y avait un prêtre nommé Zacharie, et sa femme, Elisabeth. Tous deux étaient justes ; ils vivaient en écoutant Dieu. Ils étaient déjà vieux, mais ils n’avaient pas d’enfant.

    [« Zacharie » se lève, et marche jusqu’au temple.]

    U
    n jour, Zacharie va dans le temple de Dieu. C’est son tour d’entrer dans le temple pour brûler du parfum, pendant la prière.

    Et voilà qu’un ange de Dieu se montre à Zacharie.

    [L’ « ange » (identifié par son tissu doré) vient se placer à côté de « Zacharie ».]

    Quand il voit l’ange, Zacharie à peur.

    Mais l’ange parle à Zacharie. Il lui dit : n’aie pas peur, Zacharie. Dieu a entendu ta prière. Elisabeth, ta femme, va avoir un enfant, un garçon. Tu l’appelleras Jean, et tu seras rempli de joie. Dieu sera avec lui, et beaucoup de gens l’écouteront.

    Alors Zacharie dit à l’ange : Elisabeth et moi nous sommes déjà vieux. Comment pourrons-nous avoir un enfant ?

    L’ange répond : je viens de la part de Dieu. C’est lui qui m’a envoyé. Mais puisque tu n’a pas cru à ce que je t’ai annoncé, tu seras muet : tu ne pourras plus parler jusqu’au moment où ton fils sera né.

    Et quand Zacharie sort du temple, il ne peut plus parler. Il fait des signes avec les mains, et les gens se demandent ce qui lui arrive.

    Zacharie rentre chez lui.

    [« Zacharie » retourne à la maison.]

    Et maintenant, Elisabeth attend un enfant.


  2. L’annonciation (Lc 1,26-38)

    [« Marie » (identifiée par un voile) se tient près de sa fenêtre.]

    Dieu envoie son ange dans une ville d’Israël appelée Nazareth. Il l’envoie chez une jeune fille.

    [L’ « ange » vient près de Marie. ]


    Le nom de cette jeune fille est Marie.

    L’ange dit à Marie : Sois remplie de joie, Marie, car Dieu t’a choisie, et il est avec toi.

    Quand elle entend ce que dit l’ange, Marie est surprise, et elle se demande ce que cela veut dire.

    L’ange lui dit : N’aie pas peur, Marie. L’amour de Dieu est avec toi. Tu vas avoir un enfant. Un fils, à qui tu donneras le nom de Jésus. On l’appeIlera Fils de Dieu. Dieu fera de lui un grand roi, pour toute la terre, pour toujours.

    Alors Marie demande : Mais comme cela va-t-il arriver ? Je suis jeune, je ne suis pas encore mariée.

    L’ange répond : L’Esprit de Dieu viendra, et la force de Dieu te recouvrira comme une ombre. Ecoute : Elisabeth est de ta famille : Eh bien ! Elle aussi attend un enfant. Et pourtant elle est vieille. Mais tout est possible à Dieu.

    Marie dit : Je suis la servante du Seigneur. Que Dieu fasse pour moi ce que tu as dit.

    Et l’ange s’en va.

    [Départ de l’ « ange ».]

  3. La visitation (Lc 1,39-56)

    Quelques jours plus tard, Marie s’en va.

    [Départ de « Marie, qui fait tout un tour pour arriver chez « Zacharie » et « Elisabeth ».]

    Elle marche vite, elle traverse les montagnes pour aller chez Zacharie et Elisabeth.

    Elle arrive près de leur maison, et elle salue Elisabeth.

    Quand Elisabeth entend la salutation de Marie, elle sent son bébé qui bouge dans son ventre. Et elle dit : C’est Dieu qui t’a donné cet enfant ! J’ai senti mon bébé bouger de joie dans mon ventre. Tu es la plus heureuse de toutes les femmes. Tu as écouté ce que Dieu t’a dit, et tu lui as fait confiance.

    Alors Marie est toute joyeuse, et elle chante pour dire merci à Dieu.

    [Chanter tous ensemble le chant de Marie :

    « Magnifique est le Seigneur » (Arc-en-ciel n° 174, Alleluia n° 14-03, Vitrail n° 109)

    ou « Mes amis, chantez avec moi » (Psaumes et cantiques n° 450, Chante la fête n° J3)]

    Marie reste chez Elisabeth pendant trois mois, puis elle rentre chez elle.

    [Départ et retour de « Marie »]

  4. Naissance de Jean-Baptiste (Lc,1,57-66)

    La naissance du bébé d’Elisabeth arrive. C’est un garçon.

    Les voisins d’Elisabeth et de Zacharie sont tout heureux.

    [Arrivée des « voisins » (les enfants qui n’ont pas de rôle spécifique).]

    Ils viennent se réjouir avec les parents. Et ils veulent appeler le bébé Zacharie, comme son père.

    Mais Elisabeth dit : Non, il s’appellera Jean !

    Alors les voisins demandent à Zacharie : Comment veux-tu appeler ton fils ?

    Zacharie demande quelque chose pour écrire ; et il écrit : son nom est Jean.

    Tout le monde est très surpris.

    Et voilà que Zacharie peut de nouveau parler ! Il chante la fidélité et l’amour de Dieu.

    Et tout le monde se demande : Que va devenir cet enfant ?


  5. Départ des mages (Mt 2,1)

    [Les « mages » dans leur pays.]

    Dans un pays lointain vivent des savants. On les appelle des mages. La nuit, ils regardent les étoiles.

    [Les mages regardent en l’air avec leurs lunettes d’astronome.]

    Une nuit, ils voient dans le ciel une étoile qu’ils ne connaissent pas, une étoile nouvelle.

    Et ils se demandent : Quelle est cette étoile ? On dirait qu’elle cherche à nous montrer quelque chose. Nous devons aller voir.

    Alors les mages s’en vont. Ils partent en suivant le chemin que leur montre l’étoile.

    [Départ des « mages », marchant en regardant le ciel avec leurs lunettes.]

    A travers les déserts, à travers les montagnes, sur la poussière des routes, ils ont marché longtemps.

    Et nous aussi, tout à l’heure, comme les mages, nous marcherons ensemble, à la suite de l’étoile…

    [Faire alors la transition en présentant le bricolage de la lunette d’astronome.]

 

 

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- Marie, Joseph : en chemin pour accueillir Dieu

Image  Voici deux rencontres préparées et vécues dans le temps de l’Avent 2004 à Genève, dans la Communauté œcuménique des personnes handicapées et de leurs familles. La première fait revivre le récit de l’annonciation à Marie, dans l’évangile de Luc, la seconde le rêve de Joseph, dans l’évangile de Matthieu. Toutes deux centrées sur un élément visuel - un dessin, une reproduction de chapiteau - elles nous ouvrent à la venue de Dieu vers nous, et nous invitent à cheminer vers lui.

La Communauté œcuménique des personnes handicapées et de leurs familles regroupe des enfants, des jeunes et des adultes handicapés. Elle offre un enseignement religieux et un accompagnement spirituel à des personnes vivant principalement avec un handicap mental, et/ou polyhandicapées. Elle prépare les jeunes à la communion et à la confirmation. Elle est aussi un lieu d’échange et de rencontre pour les familles, des professionnels de l’éducation, et toutes personnes concernées.

Précision :
Chaque rencontre s’ouvre par un moment assez ritualisé : mise en place du groupe des enfants (10-15 ans), prière gestuée, la même pour toute l’année ; chant, pratiquement le même pour toute l’année. Puis un moment est pris pour rappeler la/les rencontre/s précédente/s, avant d’aborder le thème du jour.
Certains groupes travaillent plus avec les images, d’autres avec les chants, d’autres avec le dialogue, d’autres avec la narration. C’est pourquoi il est difficile de donner un déroulement détaillé. Nous avons davantage un canevas, sur lequel chaque catéchète s’appuie pour élaborer la rencontre de son propre groupe.
 
 
L’annonciation à Marie : on repart pour Nazareth

1. Objectifs

Dans une année entière dont le thème biblique est « le chemin », nous avons été frappés par tous ces voyages, ces mises en route, tant physiques que spirituelles, visibles qu’invisibles, dès qu’il y a rencontre entre Dieu et les humains. Cela est particulièrement clair au moment de la naissance de Jésus. Marie et Joseph ne peuvent pas rester inactifs après avoir reçu la nouvelle de la future naissance du Fils de Dieu. L’objectif de cette rencontre est de faire connaître ce mouvement pour Marie, et de le suggérer en chacun de nous.

2. Texte biblique : Luc 1,26-38

Des éléments importants : La mère du Messie est une vierge (v. 27-34) ;  la grandeur (v.32) et la filiation divine de l’enfant (v. 32 et 35) pour Dieu ; le règne perpétuel du Fils de David (v. 33) et l’engendrement par l’Esprit (v.35).

v. 31 …un fils que tu nommeras « Jésus »

Yeh’chou’a = Dieu sauve
 
 
« Luc dépeint la relation renouvelée de Dieu à l’humanité. Le Dieu fidèle va, une fois encore, commencer par une naissance. Le roi attendu ne sera pas seulement protégé par Dieu, mais il est déjà engendré par lui. La fin dépassera de beaucoup le commencement. L’Esprit est l’instrument eschatologique qui commence la fin, ici pour le Fils (1, 35) et, plus tard, pour le peuple (Ac 1, 8). Les expressions « trône de David » et « maison de Jacob » désignent une espérance locale, mais l’infinité même du Royaume implique qu’il s’étendra à l’univers tout entier. Le Fils de Dieu reçoit la possession souveraine du temps et de l’espace. Pour accomplir son dessein, Dieu choisit la finitude et l’insignifiance humaines, ici une jeune fille d’environ douze ans (1, 27), autrefois le jeune Gédéon (Jg 6, 15). Que l’impossible soit possible à Dieu (1, 37), se révèle dans l’écart entre la faiblesse des moyens et la grandeur du résultat. Mais faiblesse des moyens n’est pas faiblesse de la personne : Marie a une force intérieure et une foi éclatante. Ainsi le seuil du futur de Dieu est-il franchi d’un pas. »

François Bovon, L’Evangile selon saint Luc (1-9), Labor et Fides, 1991, p. 79

 
 
3. La rencontre
 
 
 
Image
Jean-François KIEFFER, 1000 IMAGES D'EVANGILE,
Copyright Les Presses Ile de France 2005, avec leur aimabale autorisation
 
Commencer par montrer cette image (télécharger l'image ) et conter l’histoire de l’annonce.

En mettant l’accent sur :

  • L’écoute ! De qui ? De quoi ?    
  • Dieu me parle ! Est-ce que je l’entends ?
  • Le regard ! Vers où ? Vers qui ?
  • Dieu me rejoint là où je suis (il chemine CHEMIN vers moi !) en m’envoyant quelqu’un, comme l’ange envoyé à Marie, qui se trouve à Nazareth.


Marie a dit OUI à Dieu. Malgré un message, qui semble impossible ! Et elle s’est mise en CHEMIN vers Elisabeth.

Et moi, qu’est-ce que je dis à Dieu quand il me dit qu’il est avec moi et qu’il m’aime ? Vers qui je vais ?

Terminer par le chant : « La première en chemin »
(chant d’origine catholique, paroles de Sr M.-C. Guédon, musique de G. Lefebvre, éd. SM, cote V 565).

Message :
(Il s’agit d’une courte phrase qui est dite successivement à chaque participant, afin qu’il la reçoive comme un message qui lui est personnellement adressé.)
 
« N.N., Dieu te dit : Je suis près de toi et t’invite à me dire OUI comme Marie ».
 
 
Un voyage intérieur : l’annonciation à Joseph 
 
1. Objectifs

Joseph entame là un voyage intérieur. L’objectif est de faire sentir que nous aussi, nous avons de ces moments où mûrissent en nous des idées, des apaisements, des certitudes. Un rêve n’est pas un cauchemar. Nous vivons une rencontre de calme et d’intériorité.

2. Texte biblique :
Matthieu 1,18-25
 
Les différences entre Luc et Matthieu : Matthieu est juif (Luc était grec), il lui importe que Jésus naisse dans une famille juive régulière, donc avec un père légal. D’où l’importance donnée à la personne de Joseph, présenté comme un juste d’une justice typiquement juive – matthéenne. Il connaît la loi, il est fidèle à cette loi, il a une piété humble et active et veut, en libérant Marie de son engagement  de fiançailles, faire un geste de miséricorde.
 
Matthieu ne donne aucune précision quant au comment de l’action du Saint-Esprit (Luc dit que l’Esprit descend sur Marie). La conception de Jésus est simplement « le fait de l’Esprit Saint », une action inattendue et souveraine de Dieu.
 
Joseph, chez Matthieu, est convaincu de l’adultère de Marie. C’est l’ange qui le persuade du contraire. Le fait que l’ange lui parle dans un rêve souligne que l’être humain ne peut qu’écouter passivement les instructions qui lui sont données, et les appliquer et exécuter immédiatement à son réveil. Joseph ne doit pas rester fidèle à Marie à cause du trésor unique qu’elle porte en elle, mais à cause de la nécessaire fonction de père davidique qu’il doit assumer auprès de Jésus et de sa mère. Et qu’il est seul à pouvoir assumer.
 
Le nom de Jésus est Emmanuel = Dieu sera présent au milieu de son peuple pour le secourir, combattre avec lui, le sauver. L’initiative divine, qui trouve l’homme endormi et inactif, est suivie immédiatement d’une activité concrète et humble des humains. Joseph va pouvoir agir parce qu’il n’a plus peur.

« Ne crains pas » (n’aie pas peur) peut renvoyer aux chapitres 41,43 et 44 d’Esaïe, où par trois fois Dieu dit à son peuple (et Joseph est bien de ce peuple) :

  • « Je suis avec toi » (Es. 41,10)
  • « Je t’ai appelé par ton nom, tu es à moi » (Es. 43,1)
  • « Je t’ai formé dès avant ta naissance, je t’aide, je t’ai choisi » (Es. 44,2)

Trois motifs de ne pas craindre qui s’appliquent parfaitement à la situation de Joseph, et qui ont peut-être résonné à son esprit au réveil.

Quant au « voyage intérieur » de Joseph, il faut y voir effectivement un passage de la crainte à la confiance, de la paralysie à l’activité. Ce n’est pas une grande expérience religieuse ou mystique, ce n’est pas une communication extraordinaire avec le monde des anges ; ce sont des instructions très simples et concrètes que l’envoyé, le porte-parole de Dieu vient donner à Joseph pour débloquer une situation bloquée. Joseph est renvoyé au concret, à sa vie réelle, à un quotidien nouveau avec Marie et son enfant. Le voyage intérieur avance vers une porte ouverte sur la réalité.

Dire tout cela n’est pas minimiser la valeur des décisions ou de la foi de Joseph, ni de Marie. Ce n’est pas banaliser l’extraordinaire de la naissance de Jésus. C’est suivre le texte biblique lui-même. Il faut toutefois reconnaître que beaucoup de questions se sont très tôt posées à l’Eglise et à la théologie naissante, comme en témoignent les récits apocryphes.

Pasteur Anne-Lise Nerfin
 
 
 
 
3. La rencontre

Reprendre la silhouette de Marie pour faire le lien avec la rencontre précédente.
Pour raconter l’histoire, montrer l’image (télécharger) de Joseph endormi, recouverte d’un voile de tulle jaune (signe du sommeil de Joseph, mais aussi de la présence auprès de lui de l’ange envoyé par Dieu).
 
Image 

Montrer la silhouette de l’ange, et dire le message qu’il a apporté à Joseph : n’aie pas peur – accueille Marie comme ta femme – l’enfant qu’elle attend vient de Dieu – elle donnera naissance à un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus, « Dieu sauve » – car c’est lui qui sauvera son peuple – Dieu l’avait annoncé : la vierge enfantera un fils, qu’on appellera Emmanuel, « Dieu avec nous ».

Enlever le tulle jaune : à son réveil, Joseph fait ce que l’ange lui a dit. Que s’est-il passé en lui ?

J’ai peur je n’ai plus peur : qu’y a-t-il entre les deux ?
 
Chants :     « Je t’ai appelé par ton nom »
(chant de Noël Colombier, éd. Air Libre, cote I 336, CD et K7 Catéchansons n°3)
 « Ils ont marché au pas des siècles »
(Recueils : Arc-en-ciel n° 542, Alléluia 31-32).

Message :

« N.N., comme à Joseph, Dieu te dit : N’aie pas peur, je suis avec toi »
 


 
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- Curius l’enfant du palais

 

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Curius, l'enfant du palais

Curius, le fils du roi Hérode, passe sa vie dans le somptueux palais du souverain. Il profite de l'agitation créée par l'arrivée des mages, pour se glisser hors de sa prison dorée. De bien étranges rencontres l'attendent alors...qui finissent par le conduire vers le Christ.

Un CD audio avec certaines scènes et des plages musicales peut être obtenu auprès de l'auteur. Il permet de produire la saynette même dans les lieux où il y a peu d'enfants à l'école du dimanche.

En lien: Saynette de Noël : Curius...

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