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Découvrir Martin Bucer avec des jeunes

Dans cet article, il y a du matériel pour découvrir la vie de Martin Bucer avec des jeunes (10-15 ans). Les animations sont conçues pour deux groupes : les 10-12 ans et les 13-15 ans. L’animation a été expérimentée une après-midi avec une soixantaine de jeunes, lors de la journée Bucer d’octobre 2023, marquant les 500 ans de l’arrivée de Martin Bucer à Strasbourg. Le matériel peut être utilisé en dehors de Strasbourg 🙂 

Voir l’invitation Découvrir la vie de Bucer

Découvrir le dialogue de deux réformateurs ci-dessous

Ecoute ce dialogue entre deux grands réformateurs protestants et devine leurs noms.
Puis, discute avec ton entourage sur le sujet suivant : avons-nous aujourd’hui une plus grande capacité à dialoguer entre différents courants religieux qu’au temps de Bucer ?
Quelles sont les conditions nécessaires pour un dialogue tolérant ?

Crédits : Fabian Clavairoly, Matthias Dietsch, Thomas Guillemin, Jérémy Kohler, Mélanie Martin et Colette Migault (UEPAL), Point KT




Le jour où la guerre est arrivée

Dans cet article : une recension de l’album jeunesse : « Le jour où la guerre est arrivée » de Nicola Davies et Rebecca Cobb (Editions Mijade, 2019), ainsi qu’une proposition de culte des familles par Emily Huser, pasteure UEPAL.

Résumé (quatrième de couverture)

C’est un jour comme les autres, et voilà que la guerre vient faire de ta ville un champ de ruines. Peux-tu imaginer cela ? Tu aurais tout perdu, tu serais tout seul, et après un long voyage plein de dangers, tu ne serais nulle part le bienvenu. Alors un enfant t’offrirait un cadeau – modeste, mais infiniment précieux. Imagine…

Avis personnel :

Un album d’une jolie taille, idéal pour raconter l’histoire dans un petit groupe. Les illustrations sont de qualité et lumineuses. Elles sont abordables avec des jeunes, voire de très jeunes enfants, même si les sujets abordés sont en apparence bien sombres. En effet, les thèmes traités sont loin d’être faciles : la guerre, l’exil, les migrants mineurs isolés, la vie dans la précarité, le refus des immigrés…

En même temps, l’histoire est racontée de façon presque anonyme : la petite fille, héroïne de l’histoire, ressemble à tous les enfants que nous côtoyons (elle a une famille, va à l’école, aime les oiseaux, etc.). Et la guerre en question n’est pas du tout traitée de façon spécifique : telle que présentée cela pourrait se passer en Libye, en Ukraine, à Gaza, comme à Lille ou l’une de nos villes. Loin de toutes les questions polémique d’émigrations, ici, on suit l’itinéraire d’un enfant que la guerre oblige à partir.

La proximité avec cette petite fille réfugiée, dans laquelle il est facile de s’identifier, permets aussi de se mettre dans sa peau face à l’accueil que nous, européens, réservons aux migrants. La fin permet à chacun de nous de se rendre compte que l’accueil dépends finalement aussi de nos décisions individuelles.

Personnellement, j’aime utiliser ce genre d’album pour aborder ce genre de sujet difficile. Dans cet album, il ne s’agit pas d’une question de pourcentages, de chiffres (dont les jeunes – et même nous, les adultes – avons du mal à concevoir la réalité tellement ils sont grands parfois) mais d’une petite fille.

Que ce soit à l’école du dimanche, le catéchisme ou en culte de famille, on peut largement exploiter cet album pour les thématiques suivantes :

  • L’accueil de l’étranger, (notamment le texte de Mathieu),
  • La présentation de l’œuvre de la CIMADE,
  • Les exils et exilés que ce soit dans la Bible (Babylone, Ruth, mais aussi Jésus fuyant en Égypte, etc.),
  • Les exils de notre histoire (les protestants qui partirent aux USA pour survivre, l’évacuation en 1939 des populations d’Alsace-Lorraine, etc.),
  • Quelle place pour l’autre ?
  • Et moi ? Si je devais partir…

 

Une proposition de culte de famille sur l’exil à partir de cet album

Accueil :

C’est le Seigneur, Dieu trois fois saint, qui nous accueille.
Le Seigneur, Père qui a créé tous les humains, si nombreux et différents nous accueille.
Le Seigneur, Fils, notre Sauveur qui fait de tous les humains des frères et des sœurs, nous accueille.
Le Seigneur, Saint Esprit, celui qui nous unit tous dans l’amour de Dieu, nous accueille. Amen

Introduction au thème :

Bonjour et bienvenue à toutes et tous pour ce culte de famille.

Aujourd’hui, nous parlerons ensemble du thème de l’exil. Être exilé, ce n’est pas seulement une question de politiques. C’est une histoire de personne. Et aujourd’hui, nous vous proposons de voir cela avec une petite fille. (montrer la couverture de l’album).

Mais nous voulons aussi parler des exilés à travers les temps. Pour commencer, je vous salue de la part d’exilés… En annonçant ce culte sur la page Facebook de la paroisse, un abonné à notre page, un français installé aux USA et sa paroisse baptiste à côté de Dallas ont tenu à vous saluer aujourd’hui, particulièrement. Pourquoi eux ? Parce que ce sont des descendants d’exilés protestants français qui un jour, ont fui les persécutions et les guerres de religion en partant dans le nouveau monde.

Nous commençons toujours nos cultes de famille avec une question. Nous prenons 5 minutes pour échanger entre nous, entre voisins et voisines afin de se découvrir autrement. Celle du jour est :

Qu’est-ce qui vous manque le plus quand vous n’êtes pas chez vous ?

Chant de l’assemblée : « Seigneur, nous arrivons… » Recueil Arc-en-ciel n°214

Refrain : Seigneur, nous arrivons Des quatre coins de l’horizon ; Nous voilà chez toi. Seigneur, nous arrivons Des quatre coins de l’horizon, Dans ta maison.

  1. Nous avons marché sur des routes humaines. Nous avons porté le fardeau des jours. Nous avons souffert la fatigue et la peine. Nous avons offert simplement notre amour. Refrain
  2. Nous avons marché au milieu de nos frères. Nous avons porté le poids de nos jours. Nous avons souffert en voyant leur colère. Nous avons offert simplement ton amour. Refrain

Introduction au thème de l’Exil
(remarque : le culte à eu lieu en Lorraine. Dans la région, le souvenir de l’évacuation de 1939 est encore très vivant).

Partir de chez soi pour sauver sa vie à cause de la guerre, de la famine, est encore présent dans la mémoire de notre région. Il y a plus de 70 ans, nos arrière-grands-parents, arrières-arrières-grands-parents l’ont fait pour éviter la guerre avec l’Allemagne nazie. Ils ont été évacués. Ils sont partis avec ce qu’ils avaient pour se rendre loin de chez eux : dans la Vienne notamment. Ils étaient étrangers parce que souvent ils parlaient patois, alsaciens ou platt lorrains, alors que là-bas tout le monde parlait un autre patois ou le français. Et souvent, on les appelait les « boches », ces allemands qui menaçaient la France alors. Ce n’était pas facile.

Voici l’histoire d’une petite fille qui a dû aussi, un jour, partir de chez elle à cause de la guerre.

Lecture de l’album : pages du début jusqu’à la guerre !

 Chant de l’assemblée : « Ils ont marché au pas des siècles » Recueil Arc-en-ciel n°524 s1

  1. Ils ont marché au pas des siècles vers un pays de joie. Ils ont marché vers la lumière pour habiter la joie.

Refrain : Écoute, écoute, Surtout ne fais pas de bruit. On marche sur la route, On marche dans la nuit.
Écoute, écoute, Les pas du Seigneur vers toi. Il marche sur ta route, Il marche près de toi.

  1. Ils ont laissé leurs cris de guerre pour des chansons de paix. Ils ont laissé leur bout de terre pour habiter la paix. Écoute…
  2. Ils sont venus les mains ouvertes pour accueillir l’amour. Ils sont venus chercher des frères pour habiter l’amour. Écoute…

Lecture biblique : Mathieu 2 ,13-15

Introduction à la lecture : Dans la bible aussi, il y a des moments où les gens doivent partir pour rester en vie. L’un d’entre eux, c’est Jésus. Juste après sa naissance, sa famille et lui ont dû fuir en exil afin que Jésus reste en vie et que le roi Hérode ne le tue pas ! Jésus était un exilé, un immigré dans un pays qui n’était pas le sien.

Quand les savants furent partis, un ange du Seigneur apparut à Joseph dans un rêve et lui dit : « Lève-toi, prends avec toi l’enfant et sa mère et fuis en Égypte ; restes-y jusqu’à ce que je te dise de revenir. Car Hérode recherchera l’enfant pour le faire mourir. » Joseph se leva donc, prit avec lui l’enfant et sa mère, en pleine nuit, et se réfugia en Égypte. Il y resta jusqu’à la mort d’Hérode. Cela arriva afin que s’accomplisse ce que le Seigneur avait dit par le prophète : « J’ai appelé mon fils à sortir d’Égypte. »

Répons : Recueil Arc-en-ciel n°151 s1+3

Je louerai l’Éternel, de tout mon cœur, Je raconterai toutes tes merveilles, Je chanterai Ton Nom.
Je louerai l’Éternel, de tout mon cœur, Je ferai de Toi le sujet de ma joie, Alléluia !
Dieu voit les opprimés, il est leur abri, Leur refuge au temps des grandes détresses, Son nom est leur salut.
Dieu voit les opprimés, il est leur abri. Il sauve les siens, car il est le Dieu saint. Alléluia !
 

Prière d’exilé : Nanacee, Côte d’Ivoire

Mon Dieu,
je pense à ceux que j’ai laissés derrière moi dans un pays troublé.
Pour le moment, c’est trop risqué de rentrer.
Quand je regarde les nouvelles à la télévision, je prie pour le pays et pour tout le continent,
pour que les gens puissent vivre en paix.
Je n’ai pas le mal du pays…
Je sais que tout lieu où tu m’as conduit peut devenir ma maison.
Je repense au prophète Jérémie qui encourageait les déportés à s’installer
et à prier pour ce pays où ils étaient étrangers.
Dieu, je sais que tu me prépares pour rentrer dans le futur.
Comme tu as préparé Joseph pendant tout le temps où il était en Égypte.
Je n’ai pas peur de rentrer dans mon pays.
J’ai dû passer par tellement d’expériences ici, dans un pays inconnu,
avec une langue que je ne comprenais pas.
Seigneur, où que tu m’envoies avec ma famille, je suis prêt à y aller.
Tu sais ce qui est le meilleur pour moi. Amen

Répons : Recueil Arc-en-ciel n°151 s1+3

Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit, au commencement aujourd’hui, toujours et aux siècles des siècles.
Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit d’une éternité à l’autre éternité. Alléluia !

Lecture de l’album : pages concernant la fuite et jusqu’à l’installation dans un camps en tentes

Psaume d’exil

Introduction : Il y a un psaume dans la Bible qui parle de l’exil, du fait d’être loin de chez soi. A l’époque, bien avant que Jésus ne naisse, la grande ville de Jérusalem était tombée sous les ennemis. Ils avaient détruit la ville et obligé le peuple à les suivre comme prisonniers. Le peuple d’Israël était en exil à Babylone. Là-bas, loin de chez eux, ils vont écrire une prière, ce qu’on appelle un psaume, où ils disent combien c’est difficile pour eux de vivre loin de chez eux. C’est le psaume 137.

  • Lecture du psaume 137 :

Assis au bord des fleuves de Babylone, nous pleurions en pensant à Sion. Nous laissions nos harpes suspendues aux saules de la rive. Là, ceux qui nous avaient exilés nous ont demandé des cantiques et nos persécuteurs des chants joyeux : « Chantez-nous, disaient-ils, un des cantiques de Sion ! »
Mais comment chanterions-nous un cantique du Seigneur sur une terre étrangère ?
Ô Jérusalem, si jamais je t’oublie, eh bien, que ma main droite se paralyse !
Si je cesse de penser à toi, si je ne fais pas de toi ma suprême joie, eh bien, que ma langue se colle à mon palais ! Seigneur, souviens-toi de ce qu’ont fait les Édomites le jour où Jérusalem fut prise : « Rasez la ville, criaient-ils, rasez-la jusqu’à ses fondations ! »
Toi, Babylone, qui seras bientôt ravagée, heureux ceux qui te rendront le mal que tu nous as fait !
Heureux ceux qui saisiront tes jeunes enfants pour les écraser contre le rocher !

(Remarque : on peut bien sûr omettre les deux derniers versets. Nous avons choisi en équipe d’animation de les garder. Le culte a eu lieu fin novembre 2023 alors que la guerre à Gaza était encore aux informations).

Reprise : Ce psaume dit combien ils sont malheureux d’être loin de chez eux, de tout avoir laissé, abandonné… Il est aussi violent parce que ces gens ont subi une guerre où des enfants comme des adultes sont morts. Des gens qu’ils aimaient ont été assassinés par l’ennemi. C’est pourquoi dans cette prière, il y a aussi des mots durs de violence et de vengeance.

Dire la violence qui est dans ton cœur ne veut pas dire qu’on va la faire… La dire à Dieu signifie qu’on reconnaît qu’on aimerait se venger, qu’on a mal, à cause de ce que d’autres nous ont fait… Parce qu’on nous a fait mal, parce qu’on a fait du mal à des gens que vous aimez, ou même parce qu’on nous les a pris, ou tué… Dire tout cela à Dieu c’est demander à Dieu de nous aider à cheminer avec nous : pour qu’il vienne dans notre douleur, dans nos larmes et qu’on ne soit pas tout seuls. C’est la raison pour laquelle il s’agit d’un des psaumes qui nous touche le plus. C’est également aussi celui qu’on a le plus mis en musique.

Quizz musical autour du psaume 137 :

Voici 4 des plus grandes reprises musicales de ce psaumes. Écoutez et levez la main si vous reconnaissez !

  • Verdi, extrait de Nabbuco, le chœur des esclaves va pensiero (inspiration et reprise de certains versets)
  • Le chant des marais – composé en camps de concentration, comme le psaume 137 il parle de douleurs, d’être prisonniers loin de chez soi par des ennemis qui vous ont fait du mal.
  • Boney M – « On the river of Babylone » – qui reprend exactement les paroles du psaume !
  • Et enfin : Jérusalema de Master KG, tube de l’été 2023, qui reprend l’idée du verset 5 mais aussi de l’exil. Et dont les paroles sont :

Jerusalema ikhaya lami Jerusalem est ma maison
Ngilondoloze Protège-moi
Uhambe nami marche avec moi
Zungangishiyi lana Ne me laisse pas ici
Jerusalema ikhaya lami Jerusalem est ma maison
Ngilondoloze Protège-moi
Uhambe nami Marche avec moi
Zungangishiyi lana Ne me laisse pas ici
Ndawo yami ayikho lana je n’ai pas ma place ici
Mbuso wami awukho lana Mon royaume n’est pas ici

Il est un autre chant que beaucoup de gens qui sont tristes, qui sont en exil ou qui ont besoin du réconfort de Dieu prient c’est…

Chant de l’assemblée : « Mon seul abri c’est toi » JEM 354 

Mon seul abri, c’est toi, Toujours mon cœur te chantera, Car tu me délivres Et chaque fois que j’ai peur Je m’appuie sur toi, Je m’appuie sur toi, Et dans ma faiblesse, Le Seigneur me rend fort.
Mon seul abri, c’est toi, Toujours mon cœur te chantera, Car tu me délivres Et chaque fois que j’ai peur, Je m’appuie sur toi.

 Lecture de l’album : les pages sur la vie en exil et les portes qui se ferment
jusqu’au moment où la petite fille pleure dans le noir (juste avant la chaise)

 Atelier : qu’est ce qui me rends heureux…

Chacun est invité à écrire sur les papiers :

  • Sur chacun des papiers, écrivez une chose / personne / fait / activité qui vous permet de garder le moral, qui vous permet de passer une journée difficile. Écrivez au moins 3 papiers.
  • On les colle sur une toile afin de former un arc-en-ciel avec les petits papiers

 

Chant de l’assemblée : « En couleurs », de Glorius

 Prière d’intercession

 Seigneur, Dieu de l’univers,
Tu es le Père de tous les enfants de la terre.
Tu connais chacun. Chacun est pour Toi un enfant bien-aimé !
Tu aimes particulièrement les petits.
Comme Jésus Tu te tournes vers les enfants et les jeunes.
Chaque enfant est une bénédiction de Toi.
Nous Te rendons grâce pour leur force de vie et pour l’espérance dont ils témoignent.
Tu entends les cris de Tes enfants. Tu vois la main tendue et le corps sans vie ;
 Tu vois le regard accueillant et les barrières que l’on dresse ;
Tu entends les larmes d’une mère après le naufrage
et le rire de l’enfant qui a trouvé une nouvelle patrie.
Voici nos yeux, nos mains, nos intelligences et nos vouloirs.
Donne-nous un cœur éveillé et compatissant.
Fais-nous grandir en humanité : en paroles et en actes.
Enseigne-nous le chemin vers la Vie.
Seigneur, Tu nous appelles à prendre le chemin de la rencontre, ouvert à l’autre, d’un autre pays, d’une autre culture.
Aide-nous à nous mettre en route, ensemble.
Imprègne-nous de ta Parole pour que nous puissions donner corps à ton Évangile :
– En nous accueillant mutuellement, dans la confiance, car chacun est porteur d’un message de Ta part.
Cette rencontre nous fera grandir en humanité.

– En protégeant ceux qui sont dans le besoin, particulièrement les plus faibles.
– En promouvant la vie de chaque personne et un vivre-ensemble fondé sur la bienveillance et la reconnaissance mutuelle, terreau du respect, de la fraternité, de la justice, de la paix.
– En vivant dans une diversité réconciliée qui permette à chacun de s’intégrer, d’être capable d’apprécier la beauté de ce pays où nous vivons, prêt à en prendre soin et à y apporter la richesse qu’il porte en lui.
Ce n’est pas toujours une voie facile ; elle demande des choix, des dépassements. Mais c’est une voie porteuse de vie et d’espérance qui mène vers ton Royaume. Elle nous invite à cheminer en frères et sœurs, avec Toi à nos côtés ».

Et toutes nos prières, nous les rassemblons dans celle que tu nous as apprise : Notre Père chanté (version Glorius)

Annonces et Offrande

Lecture de l’album : à partir de l’offre d’une chaise jusqu’à la fin !

Chant de l’assemblée : « Oser la vie », de Théo Mertens

Oser la vie, venir au jour, oser encore vivre d’amour Et croire au retour du printemps, tendre une main, vers un enfant.

1. Ouvrir la porte de son cœur à ceux qui souffrent et qui peinent, et que la haine a repoussés. Tendre l’oreille à la clameur de ceux que l’injustice enchaîne, et crient leur soif de liberté. Oser la vie…

2. Savoir ouvrir les poings serrés par le mépris et la rancune, apprendre à se réconcilier. Envoyer un bouquet de fleurs à ceux qui t’ont volé la lune, choisir d’apprendre à pardonner. Oser la vie…

3. Oser parler du Dieu d’amour, Sauveur des hommes et de la terre, puiser sa force dans la foi. Suivre les pas de Jésus-Christ, offrant sa vie pour tous ses frères, proclamer d’une seule voix : Oser la vie…

Ici, chez nous… Offrir une chaise :

Nous avons présenté deux manières de s’engager dans nos paroisses pour ceux qui vivent l’exil :

  • Participer à un atelier discussion avec des exilés ukrainiens qui apprennent le français,
  • Venir manger à un repas paroissial organisé par l’antenne locale de la CIMADE afin de venir en aide à des Marocains touchés par le séisme (et justement leur éviter l’exil)

Bénédiction irlandaise

Introduction : la bénédiction vient d’Irlande. C’est pour nous un pays de vacances mais il fut un temps, à cause d’une famine terrible (en 1845), le pays fut déserté au profit des Etats-Unis. Il y eut alors beaucoup d’exilés. (si on veut et qu’on a le temps, on peut parler du geste solidaire qui lie la nation irlandaise et les nations amérindiennes Opis et Navajo. C’est une vraie et belle chaise)

Article à lire : Les Irlandais lèvent des fonds pour aider les Amérindiens touchés par la pandémie (Courrier international)

Que la route s’ouvre à ton approche,
Que le vent soit toujours dans ton dos
Que la lumière du soleil réchauffe ton visage.
Que la pluie ruisselle dans ton champ,
Et, jusqu’à ce que nous nous revoyions,
Que Dieu te garde dans la paume de sa main.

Chant de l’assemblée : « Que la grâce de Dieu » Recueil Arc-en-ciel n°882

Que la grâce de Dieu soit sur toi Pour t’aider à marcher dans ses voies.
Reçois tout son pardon et sa bénédiction.
Va en paix, dans la joie, dans l’amour.

Crédits : Emily Huser (UEPAL), Point KT




Vidéo du récit de la naissance de Jésus

Vidéo de 10 minutes réalisée par Karin Butterlin. La vidéo évoque la naissance de Jésus à partir des souvenirs de Marie. Mise en scène des figurines bibliques.

Vidéo du récit de la naissance de Jésus

Crédits : Karin Butterlin (formatrice AFIBI), Christophe Meyer, Bernard Kaempf, Point KT




Couleurs de vie – Pâques

Une proposition pour accompagner les familles du mercredi des Cendres à Pâques.

Chers parents et familles, chers grands-parents, chers parrains et marraines,
Pâques – ce mot évoque l’éveil de la nature au printemps, les œufs de Pâques colorés, les lapins en chocolat et les chasses aux œufs…
Pâques – ce mot évoque-t-il une fête idyllique ? La Bible raconte autre chose. Il y est question de jubilation et d’accusation, de pouvoir et d’impuissance, d’amitié et de trahison, d’exécution et de mort, mais aussi d’une transformation surprenante, d’une joie indomptable et d’un nouveau départ plein d’espoir. Car la vie est plus forte que la mort !

Comment pouvez-vous organiser en famille les sept semaines qui vont du mercredi des Cendres à Pâques ? Quelles histoires, coutumes et rituels permettent aux enfants et aux adultes d’habiter ce temps liturgique particulier ? Comment pouvez-vous parler avec vos enfants de la souffrance du Vendredi saint et du miracle de Pâques ?

Issue d’une réflexion œcuménique d’Eglises catholiques et réformées de Suisse alémanique, ce site et la brochure qui l’accompagne ouvre aux richesses des différentes traditions. Elle a pour but de vous inspirer et de vous inviter, durant cette période, à vivre de bon temps de réflexion et de partage en famille !

C’est quoi le Carême ?

C’est quoi Pâques ?

Des activités pour approfondir nos connaissances en lien avec le Carême

Des activités pour approfondir nos connaissances en lien avec la fête de Pâques

Pour commander cliquer ici OPEC
Pour découvrir une approche Godly Play pour nourrir la vie spirituelle des enfants et des familles : « Raconter Dieu à la maison »

Crédits : Farbenspiel, Nicole Awais (CER), PointKT




L’histoire du dragon qui aimait les histoires

Le conte d’Anne Petit : « L’histoire du dragon qui aimait les histoires » c’est un peu notre histoire… mais jugez par vous-mêmes !

Mes petits enfants aiment beaucoup les histoires de dragons. Vous aussi ? Les dragons sont des créatures qui n’existent pas mais qu’on trouve dans des contes de nombreux pays dans le monde. Parfois, les dragons sont bons, parfois très méchants. Ils sont toujours dangereux pour les humains. Parfois ils enlèvent les princesses, parfois, ils sont porteurs du secret de la vie. Parfois, ils gardent de grands trésors.
Savez-vous qu’il y a un dragon dans la Bible ? Dans le dernier livre, celui qui s’appelle Apocalypse. L’auteur du livre raconte des visions, c’est-à-dire comme des rêves éveillés qui contiennent un message qui vient de Dieu. Le dragon de l’Apocalypse est très méchant, c’est lui qui contient tout le mal du monde et il essaie de prendre la place de Dieu. C’est un des chefs des anges, Michel, et toute son armée qui chassent le dragon du ciel.
On ne peut pas faire plus méchant que ce dragon-là.

Michel est un des chefs des anges. C’est un bon, n’est-ce pas ? Vous connaissez d’autres anges dans la Bible ? Il y a celui qui annonce à Marie qu’elle va avoir un bébé. Vous vous souvenez de son nom ? Gabriel. Lui aussi est un chef. Mais son boulot à lui, c’est d’annoncer les grandes nouvelles. Alors que Michel, c’est le chef de guerre. Il s’est débarrassé des géants, il arrive au secours de Gabriel qui annonce un grand message au prophète Daniel et il se bat contre le dragon. C’est aussi lui qui fait tournoyer l’épée et qui garde la porte du jardin d’Eden, de sorte que personne ne puisse y entrer. Il y a d’autres anges, comme Raphael, qui guérit, lui. Vous avez remarqué qu’ils ont tous un nom qui finit par « el » ? El, ça veut dire Dieu et tous sont des anges de Dieu, bien sûr.

Revenons à nos moutons, ou plutôt à nos dragons.
Il était une fois un dragon qui vivait tranquillement dans une immense caverne du côté de Babylone. Il ne s’intéressait pas du tout aux princesses, pas plus qu’aux princes. Franchement, une princesse, ça n’est pas bon à manger. Tandis que les moutons des villageois d’à côté étaient succulents. D’ailleurs, les villageois acceptaient bien volontiers ces petits piqueniques, parce que le dragon chassait aussi les loups et les ours qui auraient mangé bien plus de moutons que lui. Mais ils gardaient tous le secret du dragon. Ils ne voulaient pas que d’autres l’attirent chez eux pour les protéger des loups. C’est pour cela que l’existence de ce dragon est restée secrète jusqu’à aujourd’hui !

Bref, ce dragon vivait bien tranquille ; ce qu’il aimait par-dessus-tout, c’était regarder les étoiles parce que les étoiles lui racontaient des histoires. Eh oui, les étoiles racontaient des histoires en ce temps-là. Il y avait bien des dragons, alors pourquoi pas des étoiles qui parlent. D’ailleurs, elles ne parlaient qu’aux animaux, pas aux humains. C’est pourquoi certains humains passaient leurs vies dans des calculs très compliqués en observant le ciel, les étoiles et les planètes et en espérant arriver à déchiffrer leur message, justement. Et ce n’était pas simple, pas simple du tout. Il fallait être très fort en maths, avoir une bonne vue (pas de lunettes ni de télescopes à l‘époque). Le seul avantage qu’ils avaient, c’est l’absence d’électricité. Dans le vrai noir, on voit le ciel beaucoup mieux que dans le faux noir de nos nuits à nous.

Bref, ce dragon adorait les histoires que racontaient les étoiles ; et depuis quelques temps, elles racontaient toutes la même histoire : un bébé va naître, le roi du monde. Il va naître là-bas, en Judée. L’étoile préférée de Dieu va apporter le message, elle va montrer le chemin ! Chaque nuit, la même histoire, ce roi du monde et toutes les choses extraordinaires qu’il allait faire : supprimer la guerre, apporter la lumière. Rendez-vous compte, des étoiles qui parlent d’un bébé qui apporte la lumière ! on marche sur la tête. Des bébés, le dragon en avait déjà vu, quand il s’aventurait un peu trop près des villages pour croquer un mouton ou deux, ou trois. Eh bien je peux vous dire une chose, ils ne brillaient pas ces bébés, mais pas du tout.

N’empêche, une nuit, quand l’étoile préférée de Dieu apparut, le dragon est resté bouche-bée. Elle brillait plus que tout au monde. Et elle bougeait. Oh, pas comme les autres, mais elle bougeait dans une direction bien précise.

– Hé, la grosse étoile toute brillante ! Tu me racontes une histoire ?

– Pas le temps dragon, pas le temps. Les savants de Babylone ont besoin de moi. Tous leurs calculs ne vont pas les conduire au bon endroit. Ils vont se tromper. Ils ont compris que le roi du monde va naître en Judée. Mais ils pensent qu’il va naître à Jérusalem, la capitale.
– Et ce n’est pas là qu’il va naître ?
– Non, c’est à Bethléem, un trou paumé. Parfois, je ne comprends pas le patron. Il a marmonné une histoire de prophétie, parlé d’un David. Bref, pas le temps, je suis pressée
– Je peux venir ?
– Oui, oui, tout le monde peut venir. Même les bergers. Le patron a chargé Gabriel de les prévenir.

Le dragon s’étire, prend son élan et s’envole. Il aurait pu suivre l’étoile sans mal mais un dragon sait toujours aller où il veut. Il est comme ça, un corps ambulant, avec des ailes, des écailles et tout le reste.

Il arrive bien avant l’étoile au lieu où campent les mages. Quel équipage ! Chameaux, chevaux, ânes, serviteurs…A ce train-là, ils vont arriver en retard. Moi je ne veux pas être en retard se dit le dragon qui vole plus vite que les grands aigles des montagnes. C’est comme ça qu’il arrive bien avant les mages à Bethléem. Et là, il se sent tout bête, il n’a pas demandé qui étaient les parents de ce bébé lumière. Heureusement, ses copines les étoiles, les ordinaires, celles de toutes les nuits, ses copines sont au courant. « C’est dans une étable, nous avons entendu Gabriel le dire aux bergers. »
Le dragon se rapproche tout doucement, mais pas trop et il écoute. Les dragons ont l’ouïe très fine, ils entendent bien mieux que nous. Il entend les cris du bébé. Il entend les bergers arriver. Ils parlent doucement, le bébé s’est endormi.

Mais tout à coup, un ange furieux se dresse devant lui. C’est Michel, le grand chef de guerre.

– Dragon, je vais te tuer. Et il brandit une épée éclatante de feu. On a même l’impression qu’elle tournoie !

Le dragon recule, effrayé ! C’est qu’elle est énorme cette épée. Elle est sûrement magique. Et puis, plus l’ange est fâché, plus il grandit. Et quand il déploie ses ailes, il devient presque plus grand que le dragon.
– Heu, je ne suis pas dangereux. Je ne fais de mal à personne. C’est à cause de l’étoile. Elle m’a raconté une histoire d’enfant lumière, de roi du monde, mais elle n’a pas eu le temps de finir. Et moi, j’aime les histoires, je voulais juste connaître la fin !
– C’est ça, gronde Michel ! Tu veux tuer l’enfant pour qu’il ne gagne pas la guerre contre le mal. Je t’écraserai avant. C’est le Seigneur Dieu qui m’a donné cette épée. Avec elle, je ne peux pas perdre. Je vais te découper en mille morceaux.
– Mais… je ne tue personne, enfin quelques moutons de-ci de-là, mais c’est juste pour manger hein !

Le dragon est à présent dos, enfin queue à un gros rocher. Il pourrait cracher du feu, mais le feu n’a pas l’air de gêner l’archange en furie qui tient une épée flamboyante dans ses mains.
– Bah, j’ai l’impression que je ne connaîtrai pas la fin de l’histoire ! se dit le dragon.

Heureusement, Gabriel est là aussi. Il avait suivi les bergers et il était resté et regardait, tout attendri, le bébé qui dormait dans la mangeoire. Attiré par les cris de Michel, il accourt pour le faire taire. Il ne s’agit pas de réveiller le petit. Il comprend la situation d’un seul coup d’œil et arrête le bras que Michel avait déjà levé pour terrasser le dragon.
– Arrête Michel, laisse-le.
– Gabriel, c’est un dragon et moi, les dragons, je les tue
– Je sais, je sais, mais ce n’est pas le bon dragon. Heu, je veux dire justement que c’est un bon dragon, un gentil dragon. Il n’enlève même pas les princesses.
– Un bon dragon, un bon dragon, ça n’existe pas les bons dragons grommelle Michel.
– Mais si, mais si, et celui-là, on en a besoin. Il fait froid, l’enfant a froid.
– Bon, bon, puisque tu le dis, mais moi, je ne suis pas responsable, hein ! Tu vas voir qu’il va le rôtir et le croquer, ton roi du monde. Et c’est toi qui apporteras la nouvelle au patron, hein !
– Allez, viens dragon. On a besoin de toi, rapproche-toi. Les bergers sont tous partis. Les parents se sont endormis. Mais il fait froid, trop froid pour l’enfant.

Alors le dragon passe sa tête par la porte de l’étable. Pas plus, il est trop gros. Et tout doucement, il souffle de l’air chaud sur le bébé qui ouvre ses yeux et lui sourit.
A cet instant, le dragon voit dans les yeux du nouveau-né toute la lumière du monde et comprend que ce n’est pas la fin de l’histoire, ce n’est que son commencement.

Cette histoire est vraie… pas le dragon, pas la dispute des anges, non, bien sûr. Mais la naissance du bébé, que vous avez tous reconnu, bien sûr. C’est Jésus !

Oui, la naissance du bébé, c’est le commencement d’une histoire vraie qui ne s’est pas encore terminée. Et nous tous, nous sommes des personnages de cette histoire que les étoiles n’ont pas fini de raconter.

Crédits : Anne Petit (EPUdF), Point KT, Pixabay




De Ruth à Jésus, une histoire de migrants et d’accueil

Un conteur juif du 4e siècle avant notre ère raconte :

Voix off 1 : L’histoire se situe au temps des Juges. Il y avait une grande famine à Bethléem.
Un couple fuit au pays voisin de Moab pour survivre, lui s’appelle Elimelek, elle Noémi. Ils ont deux fils qui se marient avec deux Moabites : Orpa et Ruth. Mais le père et ces deux fils meurent.

Scène sombre, fond triste avec des arbres morts. Une femme devant, triste et pliée sous le poids de la tristesse (Noémi)

Noémi désire rentrer au pays et demande à ses belles filles de retourner chez elles. Mais Ruth ne veut pas quitter Noémi : « Partout où tu iras, j’irai, lui dit-elle. Ton peuple sera mon peuple. Ton Dieu sera mon Dieu. »

Noémi (ferme et debout) et Ruth (arrive et n’est pas d’accord) se parlent et Ruth dit la phrase « Partout où tu iras, j’irai, lui dit-elle. Ton peuple sera mon peuple. Ton Dieu sera mon Dieu. »

Fond plus clair, désert à traverser
Musique montrant la longue marche

Elles arrivent toutes les deux à Bethléem au temps de la moisson d’orge. La coutume veut que les étrangers, les veuves et les pauvres puissent glaner derrière les moissonneurs. Ruth rentre sans le savoir dans le champ de Booz, parent d’Elimelek, son beau-père. Apprenant qui elle est, Booz demande à ses serviteurs de bien la traiter.

Ruth glane, d’autres femmes glanent autour d’elle

Fond : tableau de la scène de moisson, lumineux

Noémi fait à Ruth cette suggestion : Booz pourrait l’épouser. En effet, la loi d’Israël prévoit que si un homme meurt sans avoir d’enfants, un de ses parents doit épouser sa veuve pour lui assurer une descendance. Ce parent s’appelle le Racheteur. Noémi invite Ruth à se rendre, le soir venu, dans le champ de Booz, et à s’étendre à ses pieds lorsqu’il sera endormi.

Booz dort appuyé sur un arbre, Ruth s’allonge et dort à ses pieds.

Fond : tableau de Booz
Silence un peu long

Au cours de la nuit, Booz se réveille : « Qui est là ? dit-il. C’est moi, Ruth, sois mon Racheteur ! » (Dialogue entre Booz et Ruth)
Booz épouse Ruth. Scène de mariage, joyeux : musique, fleurs, danse, clochettes…
Ils ont un fils qu’on appela Oved et qui sera le père de Jessé.

Puis Ruth et Booz viennent présenter leur bébé Oved à l’assemblée (nous) comme lors d’un baptême.

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Salle sombre, Luc installé à une table, plume à la main

Autre voix off 2 :
Plus tard, bien plus tard, au 1er siècle de notre ère, un homme appelé Luc va écrire la naissance de Jésus. Voici ce qu’il écrit :

Enfants disent par cœur, l’un après l’autre

1 : En ce temps-là, l’empereur Auguste donna l’ordre de recenser tous les habitants de l’empire romain. Ce recensement, le premier, eut lieu alors que Quirinius était gouverneur de la province de Syrie.

2 : Tout le monde allait se faire enregistrer, chacun dans sa ville d’origine.

3 : Joseph lui aussi partit de Nazareth, en Galilée, pour se rendre en Judée, à Bethléem, où est né le roi David. Il alla s’y faire enregistrer avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte.

Marie enceinte et Joseph marchent et arrivent à Bethléem, fatigués

4 : Pendant qu’ils étaient à Bethléem, le jour de la naissance arriva.

5 : Elle mit au monde un fils, son premier-né. Elle l’enveloppa d’une couverture et le coucha dans une mangeoire, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans l’abri destiné aux voyageurs.

Scène de Marie, Joseph et un bébé : scène lumineuse

6 : Dans cette même région, il y avait des bergers qui passaient la nuit dans les champs pour garder leur troupeau.

Scène de bergers dans une nuit étoilé (fond) : sombre

7 : Un ange du Seigneur leur apparut et la gloire du Seigneur les entoura de lumière. Ils eurent alors très peur.

Scène lumineuse

Un ange apparaît et leur dit : « N’ayez pas peur, car je vous apporte une bonne nouvelle qui réjouira beaucoup le peuple : cette nuit, dans la ville de David, est né, pour vous, un Sauveur ; c’est le Christ, le Seigneur. Et voici comment vous allez le reconnaître : vous trouverez un petit enfant enveloppé d’une couverture et couché dans une mangeoire. »

8 : Tout à coup, il y eut avec l’ange une troupe nombreuse d’anges du ciel, qui louaient Dieu en disant :

Chant des enfants : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre pour ceux qu’il aime ! » avec la musique

9 : Les bergers se dirent les uns aux autres : « Allons donc jusqu’à Bethléem : il faut que nous voyions ce qui est arrivé, ce que le Seigneur nous a fait connaître. »

10 : Ils se dépêchèrent d’y aller et ils trouvèrent Marie et Joseph, et le petit enfant couché dans la mangeoire.

Scène de Marie, Joseph, bébé, bergers qui parlent

11 : Quand ils le virent, ils racontèrent ce que l’ange leur avait dit au sujet de ce petit enfant.

12 : Tous ceux qui entendirent les bergers furent étonnés de ce qu’ils leur disaient.

13 : Quant à Marie, elle gardait tout cela dans sa mémoire et y réfléchissait profondément.

14 : Puis les bergers prirent le chemin du retour. Ils célébraient la grandeur de Dieu et le louaient pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, car tout s’était passé comme l’ange le leur avait annoncé.

Les bergers partent tout joyeux, en sautillant de joie
Marie, Joseph et Jésus partent aussi

Luc dit et écrit : Le huitième jour après la naissance, le moment vint de circoncire l’enfant ; on lui donna le nom de Jésus, nom que l’ange avait indiqué avant que sa mère devienne enceinte.
Luc dit et écrit : Jésus est le fils de Joseph. Joseph est le fils de Héli, qui était le fils de Matthat, qui était le fils de Lévi, qui était fils de Melchi, qui était fils de Jannaï, qui était fils de Joseph, qui était fils de Mattatias, (…) fils de Natan, fils de David, fils de Jessé, fils d’Obed, fils de Booz.

Lire le texte en diminuant le volume de la voix, jusqu’à ce qu’on ne l’entende plus, puis la voix revient de plus en plus fort puis s’éteint à nouveau

Scène d’un homme fatigué penché sur sa table qui écrit

Fond : tableau de Booz (le même)

Retour de tous autour du vieux Luc qui écrit et qui fatigue : ils le regardent écrire

15 : Et depuis ce temps-là, on raconte cette histoire de génération en génération. Jésus est né, un Sauveur nous est né et on raconte que son père descend d’une étrangère, une Moabite, qui a tout quitté pour suivre le Dieu de sa belle-mère. Elle a été courageuse, elle a donné vie, et d’elle vient celui qui sera notre Sauveur.

Crédits : Pasteure Virginie Moyat, Ermont (95) 2023 (EPUdF), Point KT




L’étoile sur la maison

« L’étoile sur la maison » est un conte de Noël de Catherine Abrecht, diacre, paroisse de Nyon (décembre 2021), mis en images par Barbara Guyonnet :

« L’étoile sur la maison » (youtube)

Crédits : Barbara Guyonnet (UEPAL), Point KT




Israël a aimé ses ennemis

Bienveillance et reconnaissance dans l’Ancien Testament. Que vous évoquent ces noms : Egyptiens, Philistins, Cananéens, Assyriens, etc. ? Certains auront facilement reconnu les ennemis d’Israël. Dany Nocquet, qui a enseigné l’Ancien Testament à l’Institut protestant de théologie, s’il confirme que c’est effectivement souvent le cas, nous fait découvrir d’autres textes où ces peuples sont présentés beaucoup plus positivement. Pour cela, il analyse des récits, certains connus, comme le cycle de Joseph, ou d’autres sur lesquels on passe un peu vite. Il commence chaque fois par une introduction très intéressante du contexte historique et biblique. Il montre ensuite, par l’analyse du texte, en quoi celui-ci propose une vision originale. Puis il cherche à savoir quels milieux l’ont produit (une partie plus technique). Je recommande ce livre, qui se lit facilement, à tous ceux qui la vision belliqueuse d’Israël dérange. Ils verront que l’Ancien Testament n’a pas une lecture unique de l’histoire d’Israël. Passionnant !

Françoise Giffard, pour les Journaux régionaux Olivétan-Presse

Présentation de l’ouvrage par Dany Nocquet, théologien, professeur d’Ancien Testament à l’Institut Protestant de Théologie à Montpellier : L’étude donne l’occasion de « voyager » avec l’Israël ancien autour de Canaan à la rencontre des peuples qui l’ont combattu âprement, et l’ont côtoyé sous différents statuts dans le courant du premier millénaire av. Jésus-Christ. Les rencontres avec les Égyptiens, Philistins, Araméens, Ammonites, Moabites, Édomites, Cananéens, et les empires assyrien, babylonien et perse ont été l’occasion de profonds bouleversements. À chaque étape, le cheminement montre comment l’on bascule d’inimitiés sanglantes, d’hostilités fortes à une relation apaisée, faite de reconnaissance et d’amitié avec ces populations étrangères.

L’Ancien Testament est dès lors une littérature où se déploie une cohabitation et une xénophilie inattendues à l’endroit des différents peuples voisins d’Israël et de Juda qui ont été des ennemis redoutables, des dominateurs intraitables. Loin d’être seulement une littérature centrée sur la relation privilégiée d’Israël à Yhwh/Dieu, l’Ancien Testament assure ses lectrices et ses lecteurs de la gratitude d’Israël et de sa dette à l’endroit des peuples voisins avec lesquels il a partagé sa tumultueuse histoire. En effet, si Israël déploie une relation positive aux autres, c’est parce qu’il a vécu une acceptation de sa particularité dans les diverses situations en tant que communauté dispersée et plurielle de la Mésopotamie à l’Égypte durant la période perse (Ve – IVe siècle). La représentation d’Israël s’en trouve ainsi reconfigurée, bousculant l’image ségrégationniste d’un Israël séparé et opposé aux autres, pour déployer celle d’un Israël « aimant ses ennemis », coopératif et reconnaissant à l’endroit des autres nations. Cette pensée en mouvement de la Bible hébraïque souligne la manière nouvelle d’être au monde d’Israël, partageant et accueillant désormais la possibilité de relations légitimes et différenciées de Yhwh/Dieu à d’autres peuples.

« Israël a aimé ses ennemis. Bienveillance et reconnaissance dans l’Ancien Testament », aux éditions Labor et Fides, collection « Le Monde de la Bible 77 », Genève, 2023, 449 p., 28 €, ISBN 928-2-8309-1807-6

Crédits : Point KT




L’étoile Handy-Naine

« L’étoile HANDI-NAINE ! » est une courte narration de Frédéric Gangloff pour évoquer le choix de l’étoile appelée à annoncer à la terre entière la naissance du fils de Dieu…

Ce matin-là, d’excellente humeur, Dieu décida qu’il aurait un fils ! Branlebas de combat dans les cieux et sur la terre. Mais quelle mouche l’a donc piquée ? Peu importe, les ordres sont les ordres ! Les anges se démènent et se plient en quatre ; surtout Gabriel pour tenter de le faire comprendre aux humains. Un fils ! Ben voyons… Et pourquoi pas une fille ? Dieu est-il devenu gâteux ? Comme si on n’avait pas déjà assez de problèmes !

Voici le genre de rumeurs que vous pouvez entendre tout là-haut ; mais Dieu fait le sourd ! Non seulement il veut un fils, mais il faut que l’univers entier le sache ! Ainsi, quoi de mieux et de plus glamour, que de l’annoncer par une méga star ; l’une de celle qui brille haut dans le firmament et qui ne compte plus ses fans sur Tok-Tok.

Dieu convoqua, illico presto, l’armée stellaire. Se pressent fièrement, au garde à vous, tous les luminaires de la voûte céleste. Dans le silence intersidéral, une supernova prit la parole : « Seigneur, même si je me meurs, je suis prête à offrir mes derniers éclats en hommage à votre fils ! Les humains comprendront que le Roi des Rois va naître » Immédiatement, une nova insolente la coupa : « Choisissez-moi, Seigneur, pas cette étoile sur le déclin ! je suis encore jeune et continuerai à briller durant des années lumières à votre gloire » ! Puis, une géante bleue sortie du rang : « Pas du tout ! Je suis la grande bleue, une candidate idéale qui brille telle 100 soleils parce que votre futur enfant le vaut bien ! ». « Et pourquoi pas moi, Seigneur, la géante rouge ! Je suis à votre disposition et porte en moi la couleur de l’avent ». Et ce fut un sacré chahut ! Toutes les autres ne l’entendaient pas de cette oreille ! Elles se mirent toutes à protester : « Pourquoi c’est toujours les plus grosses devant ? Ou les plus belles qui se mettent en avant ? Et celles qui en jettent le plus ? Il y en a marre du bling bling ! A l’heure des économies d’énergie, pensez écologie, Seigneur ! C’est pas Versailles ici ! Nous sommes les naines jaunes et rouges, certes petites, mais costaudes ! Mini taille, mais mini prix et nous brillons au maximum !

Soudain, Dieu ne sut plus très bien où donner de la tête, surtout que les planètes Jupiter, Saturne et Mars se sont invitées à la fête ; elles lui ont proposé de former une conjonction… Va savoir ! C’est alors que Dieu remarqua dans un coin sombre, une étoile naine qui semblait éteinte. C’est vrai qu’elle ne payait pas de mine ! Toute petite et fluette, elle semblait fragile comme du verre. L’une de ses branches était endommagée et elle avait de la peine à se déplacer. Les autres étoiles se moquaient d’elles ! « Eh ! La naine, t’as l’air d’une demeurée ! Espèce d’étoile ratée, t’es ni blanche ni rouge, comme nous, mais brune ! T’as pas vraiment l’air finie, tu viens de ressortir cramée du four Ha ! Ha ! Ha ! » Mais Dieu la prit dans sa main et lui parla au cœur : « Écoute, petite étoile, j’aurai besoin de quelqu’un comme toi pour une mission spéciale. Toutes les autres ne cherchent qu’à se mettre en lumière pour que les humains les admirent, mais toi seule, tu te feras à la fois visible pour qu’ils le trouvent et transparente pour qu’ils le vénèrent lui, l’humble enfant ! Et en toi se reconnaîtront tous les fêlés de la vie ! Va, vis et brille ! Dirige-toi vers l’orient et brille fort de ta petite lumière d’amour au-dessus du plus insignifiant village de Palestine : Bethléem ! Car c’est dans ce lieu perdu que naîtra la lumière des nations. Et toi ! naine brune ! Même des rois te suivront !

Crédits : Frédéric Gangloff (UEPAL), Point KT, Pixabay




Matthieu 2 en figurines bibliques pendant un culte petit-déjeuner

Voici un Powerpoint du récit de la venue des mages à Jérusalem tout en photographies de figurines bibliques.
La mise en scène est de Marthe Balla (formatrice dans l’Association des Figurines Bibliques) d’après une idée de Christelle Hassenfratz (UEPAL) et les photographies sont de Laurence Gangloff.

Narration de l’arrivée des mages 

Culte avec petit-déjeuner

Crédits : Marthe Balla, Laurence Gangloff, Christelle Hassenfratz, Point KT