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Comprendre la Trinité

Ephésiens 1, 15-19 : Méditation de la pasteure Isabelle Alves pour la célébration de la Journée Mondiale de Prière 2023 avec Taïwan.

Notes
Une étude biblique, préparée par le comité JMP de Taiwan, est disponible p. 22 à 24 du cahier de préparation.
Toutes les informations et ressources en français sont consultables et téléchargeables sur le site de la JMP France.

Le texte (traduction NBS)
C’est pourquoi moi aussi, ayant entendu parler de votre foi dans le Seigneur Jésus et de votre amour pour tous les saints, je ne cesse de rendre grâce pour vous : je fais mention de vous dans mes prières, afin que le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père glorieux, vous donne un esprit de sagesse et de révélation qui vous le fasse connaître ; qu’il illumine les yeux de votre cœur, pour que vous sachiez quelle est l’espérance qui s’attache à son appel, quelle est la glorieuse richesse de son héritage au milieu des saints, et quelle est la grandeur surabondante de sa puissance envers nous qui croyons, selon l’opération souveraine de sa force.

Proposition de prédication
Voilà un passage biblique qui nous fait entrer au cœur de la Trinité. La Trinité, c’est souvent un sujet qu’on évite, parce que ça paraît compliqué. Et c’est vrai que ça n’est pas simple à comprendre…
Mais c’est compliqué parce que nous essayons de comprendre la Trinité comme s’il s’agissait d’un objet d’étude, quelque chose que nous pourrions décortiquer pour en maîtriser les fonctionnements – comme un shampoing trois en un dont nous pourrions isoler les ingrédients pour dire lequel a quel effet sur nos cheveux.

Là, il ne s’agit pas d’étude scientifique. Il s’agit de la vie de foi de la jeune Église d’Éphèse, celle que leur souhaite Paul, celle qu’il demande pour cette communauté dans sa prière.
Et dans la prière de Paul – appelons Paul l’auteur de cette lettre, même s’il n’est pas certain que l’apôtre Paul en soit l’auteur – dans la prière de Paul, donc, il n’y a pas d’un côté la Trinité, objet d’étude, et de l’autre les croyants. Dans la prière de Paul, il y a le lien qui existe, et se renforce, entre la communauté croyante et le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ, le père glorieux, à qui Paul demande de donner l’Esprit pour que la communauté puisse continuer à grandir dans sa foi. Dans ce texte, on n’est pas en train d’essayer d’imaginer comment les trois personnes de la Trinité, Père, Fils et
Esprit, sont reliées les unes aux autres. Ce qui est important, c’est ce qui se passe entre la Trinité et l’humanité croyante. Paul prie le père glorieux, et ce père, en plus d’être glorieux, n’est pas n’importe qui : il est le Dieu de Jésus-Christ, qui lui-même est notre Seigneur. Le Père glorieux et notre Seigneur Jésus-Christ sont indissociables, c’est ce lien même qui nous dit qui est Dieu. Et ce Dieu est celui qui nous envoie son Esprit – depuis la première Pentecôte. Nous sommes ainsi relié.es aux trois personnes de la Trinité : le Père que, comme Paul, nous prions, le Fils qui est notre Seigneur, Jésus-Christ, et l’Esprit qui nous est envoyé. Et au bout du compte, c’est tout ce qui nous concerne. Le reste, finalement, ça ne nous regarde pas, bien que les personnes qui étudient la théologie essaient d’en percer les mystères depuis 2000 ans… généralement pour finir par dire que justement, c’est un mystère. Ce qui nous concerne, nous, c’est de rester fermement attaché.es au Christ, par qui nous prions le Père, grâce à l’Esprit qui nous est donné.

Nous le voyons bien dans ces quelques versets : l’Esprit nous est donné, et Paul prie pour que, pour la communauté d’Éphèse – mais aussi pour toutes les communautés chrétiennes de tous les temps et tous les lieux – cet Esprit présent en nous, parmi nous, illumine les yeux de notre cœur. Paul demande à Dieu qu’il nous donne un esprit de sagesse et de révélation qui nous le fasse connaître ; qu’il illumine les yeux de notre cœur.

Quelle drôle d’anatomie chez Paul : notre cœur aurait donc des yeux ?
Peut-être en fait ! On dit bien que l’amour vient du cœur et que l’amour est aveugle !
Mais non, dans le monde de la Bible, le cœur n’est pas le lieu des sentiments. Le cœur, c’est le lieu de la connaissance, de la volonté, et quand on met ces deux-là ensemble, de la décision.
C’est pour ça que notre texte enchaîne la notion de sagesse, de révélation dans la connaissance, et le cœur : la sagesse, la connaissance, c’est dans le cœur que ça se passe, pour le monde biblique.
Donc quand Paul dit qu’il illumine les yeux de votre cœur, c’est la même chose que quand il demande que l’Esprit transmette sagesse, et révélation dans la connaissance. Si on était dans une bande dessinée, on verrait une ampoule s’allumer à côté du personnage qui d’un coup comprend tout. C’est la sensation qui nous fait dire « Ah mais oui, je vois ! »… Mais aujourd’hui nous associons plus notre compréhension à notre tête, donc la petite ampoule de BD est dessinée à côté de la tête du personnage, et c’est plus logique anatomiquement de « voir » ce que nous comprenons, ce qui nous est révélé, dévoilé.

Cette connaissance que l’Esprit nous dévoile, nous révèle, elle nous permet de savoir trois choses – qui ne sont peut-être pas non plus des plus simples.
Paul souhaite aux Éphésiens de savoir trois choses : il s’agit d’espérance, de richesse et de puissance.

Quand on souhaite à une personne d’avoir quelque chose, c’est souvent qu’on pense qu’elle ne l’a pas, ou bien pas assez… ou encore qu’on souhaite qu’elle reprenne conscience de quelque chose qu’elle a déjà. En tous cas, ces trois choses, Paul pense que les Éphésiens ont besoin de les savoir, de les posséder, d’y tenir bon et d’en profiter pleinement.

D’abord l’espérance : l’espérance qui s’attache à l’appel de Dieu. Les membres de la communauté d’Éphèse ont entendu l’appel du Christ à le suivre. Mais dans les débuts du christianisme, devenir membre d’une Église, ça n’était pas de tout repos. Souvent, ça produisait des ruptures, ruptures familiales, ruptures avec le groupe dans lequel on vivait jusque-là, parce qu’on avait l’air d’un ou une illuminé.e (c’est le cas de le dire) de choisir une foi bizarre venue d’un petit pays aux marges de l’empire romain. C’est peut-être aussi pour ça que le sens communautaire dans l’Église était tellement important : les personnes qui se convertissaient au christianisme avaient besoin d’aide pour persévérer dans ce choix, pour continuer à suivre cet appel, et aussi pour la vie quotidienne, parce qu’elles pouvaient avoir perdu leur soutien habituel – et c’est aussi ce qui se passe pour les chrétiens d’aujourd’hui dans des pays où le christianisme est mal vu, voire interdit. A ces personnes que leur foi met en difficulté, Paul rappelle que leur appel est associé à une espérance : le salut, la délivrance et la guérison apportés par le Christ à l’humanité.

Ensuite la richesse : il ne s’agit pas de richesse matérielle. Il s’agit de la glorieuse richesse de son héritage au milieu des saints. L’héritage que nous recevons, à la suite du Christ, c’est la continuité de la promesse à Abraham, la promesse de porter fruit, infiniment, la promesse d’une relation inaltérable avec Dieu. Et par Christ, nous recevons cet héritage plein et entier sans mérite de notre part. Quels que soient nos écarts dans cette relation, quelles que soient nos faiblesses et incapacités à aller vers Dieu, il a comblé une fois pour toutes le gouffre qui nous séparait en venant à nous en Jésus-Christ, en venant avec et pour nous. Cette relation inaltérable, parce que Dieu a tout fait pour qu’elle ne puisse jamais être rompue, nous la vivons pleinement en étant membres de son Église, membres de « la nuée de témoins » dont parle le chapitre 11 de la lettre aux Hébreux. Et cette richesse incroyable de savoir que « rien ne peut nous séparer de l’amour de Dieu » (Romains 8, 39), elle manifeste la gloire de Dieu, Dieu qui en est à l’origine.

Puis enfin la puissance : la puissance de Dieu est en effet surabondante. Elle dépasse tout ce que nous pouvons imaginer – qui est capable d’imaginer véritablement la résurrection du Christ ? Nous pouvons l’accepter, nous pouvons la croire, par l’Esprit qui agit en nous pour produire la foi. Mais l’imaginer ? Non, comme la Trinité la Résurrection est un mystère. Tout ce que nous pouvons savoir, c’est qu’il était mort, et qu’il est maintenant vivant. Peut-être d’ailleurs qu’un des signes tous simples de la puissance de Dieu, un signe tellement simple qu’on n’y pense même pas, c’est justement que son Esprit produit en nous la foi. Nous qui avons tellement besoin de comprendre, de maîtriser ce qui se passe, devant les mystères de Dieu, nous croyons, il nous est donné de croire, et nous grandissons dans la confiance en lui malgré notre incapacité à comprendre. A nous qui cherchons la logique dans les plus petits détails, il donne la foi, il illumine les yeux de notre cœur, il révèle la connaissance de l’espérance de notre appel, la richesse de son héritage au milieu des saints, les personnes consacrées à Dieu, dont nous sommes.

Puissance de l’amour de Dieu en nous, richesse de l’héritage qu’il nous donne gratuitement, espérance quand nous nous mettons à la suite du Christ… nous ne sommes plus à Éphèse aux débuts du christianisme. Mais toutes et tous, partout dans le monde, nous avons besoin que Dieu illumine les yeux de notre cœur, qu’il nous révèle toujours à nouveau qu’il est présent en notre sein, qu’il est aux côtés de chacune et chacun de nous, et que sa vie nous entraîne encore sur son chemin.

Crédits : Isabelle ALVES (EPUdF, Notes bibliques et prédication), Point KT




Exode Aventures, un grand jeu pour adolescents

Activité avec des adolescents (12-16 ans)
Idée de départ : exploiter le jeu de l’oie Exode Aventures et proposer un jeu à postes avec plateau central.

Les participants, répartis en équipes de 4 à 7 personnes sont envoyés à un poste et doivent revenir au centre (au plateau) afin d’être envoyés au poste suivant (cela permet à l’animateur de « réguler », c’est-à-dire de permettre aux équipes d’avancer plus ou moins au même rythme). Chaque poste reprend les activités d’une semaine de voyage dans le désert. L’animateur central veille à préparer des activités qui permettent de faire patienter si un poste n’est pas encore « libre ».

Les intentions des animateurs : favoriser du lien entre les jeunes et permettre à chacun.e de participer activement.

Organisation idéale : un animateur par poste. L’expérience : chaque animateur a géré 2 postes en même temps, ce qui a demandé une attention particulière de la part de l’animateur central.

Déroulement 

1. On assigne à chaque équipe une semaine de l’Exode pour débuter le jeu.
2. L’équipe se rend auprès de l’animateur responsable de cette semaine.
En fonction du résultat obtenu avec le dé, soit l’animateur lit un bref texte qui correspond à la case, soit il donne une épreuve à réaliser. Pour chaque semaine, l’équipe réalise l’épreuve de la semaine et l’épreuve du shabbat.
3. Une fois la semaine complétée, l’équipe se rend vers le plateau central. Elle sera ensuite redirigée vers un autre animateur pour la semaine suivante.
4. Les semaines 6 et 7 correspondent à des épreuves collectives, avec la présence de toutes les équipes.

Durée du jeu = 1h45 minimum (20 minutes par « semaine »)

Répartitions des rôles

  • Un animateur « central » accueille les groupes. En attendant que tout le monde soit arrivé, il récolte sur des Post-it ce que les uns et les autres savent à propos de Moïse (sous forme de phrases ou de dessins).

Il répartit en équipes et présente l’aventure, c’est le « Tour operator « du désert. Les équipes sont des “familles” qui feront toutes le même voyage mais pas dans le même ordre. Les familles quittent ensemble l’Égypte et partagent, debout, une petite collation pour se donner les forces (idée du repas pascal, prévoir quelque chose de simple, comme une pomme par personne).

Une fois la collation distribuée, les familles passent les unes après les autres au tirage du dé sur le plateau central. Toutes les familles partent d’une semaine différente et lancent le dé pour tomber sur un des six jours de la semaine. L’animateur indique sur leur carte de voyage le numéro de la case sur laquelle ils sont tombés afin que l’animateur qui tient le poste puisse savoir quelle est la case à « dévoiler ». Les familles peuvent déjà réfléchir, en chemin vers le poste, à ce que représente l’image de la case sur laquelle ils sont tombés.

Après l’activité proposée par l’animateur du poste, les familles reviennent au poste central afin de relancer le dé pour repartir vers un autre poste (une autre semaine).

L’animateur central prend en charge la semaine 6 avec toutes les familles à la fois. Les semaines 6 et 7 sont vécues en grand groupe jusqu’à l’arrivée en Terre promise où une collation douce est partagée.

  • Les animateurs de postes (semaines) accueillent les familles et présentent la case à « dévoiler » en la remettant dans son contexte de la semaine. Ensuite ils proposent l’activité préparée pour cette semaine, y compris celle du shabbat.

Semaine 1 – L’appel de Moïse

En Exode, on apprend que Dieu parle à Moïse dans un buisson ardent.
Comment Dieu parle-t-il aujourd’hui ?

Épreuve (mime) : les participants se mettent les uns derrière les autres. Chaque participant tourne le dos à son voisin. Le premier joueur reçoit de l’animateur un mot à mimer au joueur qui se trouve devant lui. Quand il est prêt, il tape sur l’épaule de la personne devant lui pour qu’elle se retourne.
Le joueur effectue son mime et ensuite, c’est au second joueur de répéter l’action, en fonction de ce qu’il a compris du premier mime. Quand on arrive au dernier joueur, ce dernier essaye de deviner quel était le mot de départ.

Exemples de mots à mimer

  • Buisson ardent
  • La séparation de la mer
  • Les pyramides

Partage : Dieu a appelé Moïse pour libérer son peuple. Aujourd’hui, à quoi Dieu nous appelle-t-il ?

L’animateur propose aux jeunes de lister les activités qu’ils fréquentent, les groupes dans lesquels ils sont investis… et pose la question : « où suis-je amené à montrer l’amour de Dieu et comment » ? (par exemple : être un exemple de fair-play dans mon club de basket ; dans ma classe, j’essaie d’intégrer tout le monde aux conversations…).

Animation du shabbat (case 7) – Célébration de la création

Représenter un animal avec des éléments naturels (façon « land art »)

Semaine 2 – La rencontre entre Moïse et Pharaon

Face à la peur de Moïse de ne pas être à la hauteur, Dieu nomme aussi Aaron… Penser à des situations où on a intérêt à être plusieurs pour accomplir un projet de vie. Lorsque Dieu nous demande de faire quelque chose, il nous donne les moyens de le réaliser.

Épreuve : (mime) Lorsque le Seigneur envoie Moïse pour aller délivrer les Hébreux, ce dernier trouve de nombreuses raisons pour ne pas y aller. Raisons que Dieu balaye une à une en montrant qu’Il pourvoira en toutes choses et qu’Il donnera à Moïse les moyens d’accomplir tout ce qu’Il lui demande.

– Moïse : Qui suis-je pour aller auprès de Pharaon et pour faire sortir d’Égypte les Hébreux ? Dieu : « Je serai avec toi ». (Ex 3,11-12).

– Moïse : Ils ne me croiront pas ; ils ne m’écouteront pas. Ils diront « le Seigneur ne t’est pas apparu ! » Dieu donne à Moïse trois signes pour convaincre le peuple (Ex 4,1-9).

– Moïse : Pardon, Seigneur, mais je ne suis pas un homme à la parole facile, et ce n’est ni d’hier, ni d’avant-hier, ni depuis que tu me parles, à moi, ton serviteur : j’ai la bouche et la langue pesantes. Dieu dit qu’Il sera lui-même sa bouche et qu’Il lui enseignera ses paroles. (Ex 4,10-12).

– Moïse : « Pardon, Seigneur ! Je t’en prie, envoie quelqu’un d’autre, qui tu voudras ! » Dieu envoie Aaron pour qu’il vienne l’aider dans sa mission et Dieu garantit qu’Il sera avec eux deux. (Ex 4,13-17).

Consignes : les jeunes jouent (chacun à leur tour) le rôle de Moïse éprouvant des difficultés pour parler. Celui qui joue Moïse exprime par des mimes les actions indiquées par l’animateur. Les autres membres de l’équipe doivent ensemble réaliser les actions. Eux-mêmes n’ont pas de problème de parole. Ils peuvent donc communiquer entre eux pour essayer de comprendre ce qu’ils doivent faire. Ils peuvent également interroger Moïse qui pourra répondre par des gestes. Lorsque la consigne est validée, un autre prend la place de Moïse, etc. Les jeunes doivent valider 3 actions.

Exemples

1) Avec ta main gauche, prends un plot. Mets-le ensuite sur ta tête, va jusqu’au bout du terrain et reviens sans le faire tomber.

2) Parcours la petite distance à cloche-pied. Tourne une fois autour du premier plot, deux fois autour du second, trois fois autour du dernier et reviens.

3) Bras dessus-bras dessous, formez un cortège et marchez en slalomant autour des plots ensuite revenez en faisant pareil.

Animation du shabbat (case 14) : Une des premières paroles que Moïse entend du Seigneur est la suivante :
« J’ai vu comment on maltraite mon peuple en Égypte ; j’ai entendu les Hébreux crier sous les coups de leurs oppresseurs. Oui, je connais leurs souffrances. Je suis venu pour les délivrer du pouvoir des Égyptiens, et pour les conduire de ce pays, l’Égypte, vers un pays beau et vaste, vers un pays qui ruisselle de lait et de miel (…). Puisque les cris des Hébreux sont montés jusqu’à moi et que j’ai aussi vu de quelle manière les Égyptiens les oppriment, je t’envoie maintenant vers le pharaon. Va, et fais sortir d’Égypte mon peuple. » (Ex 3,7-10)

Partage :

  • Comment interprètes-tu cette parole ?
  • Qu’est-ce qu’elle révèle sur Dieu ?
  • Qu’est-ce qu’elle peut nous apporter dans notre vécu quotidien ?

Semaine 3 – Les grands malheurs sur l’Égypte

Aujourd’hui, peut-on considérer les malheurs comme des punitions de Dieu ? Pourquoi ?

Expérimenter combien l’entraide facilite l’épreuve

Épreuve : Réaliser un parcours d’obstacles, par exemple :

Étape 1 : Lancer une balle dans un panier
Étape 2 : Tourner autour d’un cône
Étape 3 : Passer au-dessus d’une barre sans la faire tomber
Étape 4 : Mettre ses pieds dans des cerceaux successifs

Ce parcours est perturbé par des « malheurs » tirés au dé. Par exemple : 1 = aveuglé, 2 = sans la main droite, 3 = pieds joints, 4 = mains jointes, 5 = sur un pied… Ces malheurs rendent la progression impossible à moins de s’entraider pour terminer le parcours. A chaque étape, il faut attendre tous les membres de l’équipe.

Matériel : Cône, balle, cible, foulards

Partage : en plusieurs temps

Première étape : chacun répond pour soi (par écrit sur une feuille) aux questions, puis deuxième étape : partage en grand groupe ; et troisième étape : écriture d’une intention pour la prière d’intercession.

  • Quels sont les malheurs qui s’abattent sur le monde aujourd’hui (sécheresse, inondations, maladies, épidémies …) ? et sur moi ?
  • Que pouvons-nous faire pour avancer malgré tout ? Sur qui nous appuyer ?
  • Aujourd’hui, peut-on considérer les malheurs comme des punitions de Dieu ? Pourquoi ?

Semaine 4 – La Libération

Le peuple juif partage un repas qui prépare au passage, Pessah, traduit par la Pâque juive. Jésus célèbre ce repas avant d’être arrêté. Quel est le sens nouveau donné par Jésus ?

Lisez ensemble le texte

L’Éternel dit à Moïse et à Aaron en Égypte : « […] Le dixième jour de ce mois, on prendra un agneau pour chaque famille, un agneau pour chaque maison. […] On prendra de son sang et on en mettra sur les deux poteaux et sur le linteau de la porte des maisons où on le mangera. Cette même nuit, on mangera sa viande rôtie au feu ; on la mangera avec des pains sans levain et des herbes amères. […] Quand vous le mangerez, vous aurez une ceinture à la taille, vos sandales aux pieds et votre bâton à la main. Vous le mangerez rapidement. C’est la Pâque de l’Eternel. » Cette nuit-là, je parcourrai l’Égypte et je tuerai tous les premiers-nés du pays, hommes ou animaux. Je mettrai ainsi à exécution mes jugements contre tous les dieux de l’Égypte. Je suis l’Eternel. […] Quand l’Eternel passera pour frapper l’Égypte et qu’il verra le sang sur le linteau et sur les deux poteaux, il passera par-dessus la porte et ne permettra pas au destructeur d’entrer dans vos maisons pour frapper. Vous respecterez cela comme une prescription valable pour vous et pour vos enfants à perpétuité. Une fois entrés dans le pays que l’Eternel vous donnera conformément à sa promesse, vous observerez ce rite. Et lorsque vos enfants vous demanderont : ‘Que signifie ce rite pour vous ?’ vous répondrez : ‘C’est le sacrifice de la Pâque en l’honneur de l’Eternel, qui est passé par-dessus les maisons des Israélites en Égypte, lorsqu’il a frappé l’Égypte et sauvé nos familles.’ »

Épreuve (Questions à Choix Multiples) : L’animateur pose des questions sur le repas de la Pâque. A chaque mauvaise réponse, les jeunes doivent manger un peu de persil (= herbes amères)

  1. Que signifie Pâque ? Passage-Pardon-Prière
  2. Quel est le repas prescrit par Dieu ?
    • Cochon – Crêpes – Tomates
    • Agneau – Pain sans levain – Herbes amères
    • Bœuf – Pain Durum – Salade
  1. Quelle est la signification des herbes amères dans le repas de la Pâque ?
    • La traversée de la mer par les Hébreux
    • L’amertume laissée par l’esclavage
    • L’annonce de la souffrance à venir dans le désert

Offrir un verre d’eau à la suite de l’épreuve 🙂

Matériel : persil, verre d’eau, allumettes

Partage :

  • Quelles sont les herbes amères de vos vies ?
  • Ce qui vous reste au travers de la bouche, un mauvais goût qui persiste…

Animation du shabbat (case 28) : Le shabbat est une période de repos durant laquelle les juifs ne doivent pas pratiquer certaines activités, comme le travail physique par exemple. Pour illustrer cela, les jeunes doivent résoudre une énigme en utilisant 1 seul mouvement, pas plus, il faut faire apparaître un carré !

Réponse : Il suffit de lever ou de descendre une allumette de quelques millimètres pour voir apparaître un carré !

 

 

 

 

 

Semaine 5 – Le passage de la mer rouge 

Le peuple expérimente une traversée

Partage avant l’épreuve : Réfléchir ensemble de quoi nous sommes esclaves dans nos vies. Des exemples : réseaux sociaux, jeux vidéo, mode…

Épreuve : chacun plie un avion en papier, écrit dessus de quoi il est esclave aujourd’hui et le lance à une distance fixée.

Matériel : Papier pour faire les avions, éventuellement mode d’emploi du pliage, feutres, bois pour faire la ligne de lancer et la ligne d’arrivée à franchir avec son avion.

Animation du shabbat : Réaliser collectivement une scène représentant le passage de la Mer rouge et en faire une photo qui pourra être présentée lors de la reprise finale.

Matériel : Déguisements, téléphone ou appareil photo

Pour les semaines 6 et 7, les équipes se réunissent en une grande communauté.

Semaine 6 – Les dix commandements (et le veau d’or) 

Un animateur résume la situation : « Moïse est monté sur la montagne. En attendant, le peuple s’en remet au veau d’or (c’est le dieu local). Puis Moïse redescend avec « les tables de la loi » (ou les « 10 commandements ») ».

Épreuve : écrire en équipe les 10 commandements.

Matériel : 1 feuille par équipe, stylos

Réponses :

  1. Tu n’auras pas d’autre dieu que moi ;
  2. Tu ne te feras pas d’idole (statue, image) ;
  3. Tu ne prononceras pas mon nom pour le mal ;
  4. Tu observeras le shabbat ;
  5. Tu honoreras tes parents ;
  6. Tu ne tueras pas ;
  7. Tu ne voleras pas ;
  8. Tu ne commettras pas d’adultères ;
  9. Tu ne feras pas de faux témoignage ;
  10. Tu ne convoiteras pas ce que possède ton prochain (femme et matériel).

La première équipe à reconstituer les 10 commandements arrête l’épreuve et lit le résultat à tous.

Partage : En fonction des groupes (ou du temps restant), échange sur un ou plusieurs commandements. Les équipes (ou familles) reçoivent des matsot à manger avant de pouvoir continuer le voyage… l’équipe gagnante bénéficie d’ingrédients supplémentaires.

Matériel : matsot, chocolat, papier, stylos

Semaine 7 – L’arche de l’alliance : un trésor à transmettre

Animation du shabbat (case 42) : Les tables sont déposées précieusement dans l’arche de l’alliance. L’arche d’alliance précède le peuple dans ses déplacements vers la Terre promise. Peu de temps avant que le peuple entre en Terre promise, Moïse fait la recommandation suivante avant de mourir :
« Tous les sept ans, tu liras cet enseignement à l’occasion de la fête des Tentes. Tu le liras à haute voix à tout le peuple venu se présenter devant le Seigneur ton Dieu… L’assemblée sera composée des hommes, des femmes et des enfants, ainsi que de l’immigré qui réside chez toi. Que tous écoutent pour qu’ils apprennent à reconnaître l’autorité du Seigneur leur Dieu et à mettre en pratique toutes les paroles de cet enseignement… » (Dt 31,9-13)

Partage avant l’épreuve :

  • Comment comprendre ces paroles ?
  • Comment comprendre et vivre cette transmission ?

Épreuve collective : Air ballon. Les jeunes commencent par former un grand cercle en se tenant la main. L’animateur dépose un ballon de baudruche gonflé dans le cercle.

Les jeunes doivent le faire tenir en l’air le plus longtemps possible. Pour cela, ils peuvent se servir de toutes les parties du corps à l’exception des pieds et sans se lâcher les mains.

Ils vont vite comprendre qu’ils doivent tous se déplacer ensemble, en tant que cercle. Dès que le ballon tombe au sol ou qu’un jeune tape le ballon avec ses pieds, il faut recommencer. Toutes les 30 secondes, on insère un nouveau ballon pour un maximum de 5 ballons (si le groupe est suffisamment grand). L’épreuve est considérée comme réussie si le groupe tient 4 minutes.

Fin de l’activité : Arrivés en Terre promise, les animateurs (ou le Tour opérator) invitent les équipes/familles à s’installer aux tables et à prendre une collation douce aux goûts orientaux…

On peut profiter de ce temps où l’on est rassemblé pour conclure et demander aux uns et aux autres de partager leur ressenti après l’activité (ce qu’ils ont apprécié, pas apprécié, appris de plus sur Moïse et cette aventure de l’Exode).

S’il y a une reprise cultuelle, utiliser les prières et créations des ateliers.

Activité proposée par David MOULINASSE, Mathias BOUTET et Yann GABEL,
membres du Service Protestant de la Jeunesse
Maison du Protestantisme, rue Brogniez 44, 1070 Bruxelles, Belgique




Les Rameaux

Culte des Rameaux avec un groupe d’enfants de 8 à 11 ans :

Introduction au contexte de préparation de ce culte :

Ce culte a été préparé avec un groupe d’enfants de l’enseignement biblique de la paroisse de Bernex-Confignon, Genève. Il est constitué essentiellement d’une saynète, rédigée par la ministre du lieu (Georgette Gribi), selon les besoins et idées exprimées par les enfants.

Ce culte peut être repris tel quel ; ou modifié selon les besoins d’un autre groupe.

Les textes en vert ci-dessous ont été lus par les catéchètes durant la célébration. Chaque enfant et chaque catéchète avait à la main durant la célébration un petit livret avec l’ensemble du texte.

Le rôle de la ministre a essentiellement été celui de rédiger la saynète, puis de la mettre en scène avec les enfants présents (répartition des rôles, organisation des répétitions, et direction des enfants pendant la célébration).

Les prières ont été préparées par les enfants avec les catéchètes, durant les semaines précédant la célébration, de même que les chants (choisis dans le recueil Alléluia).

Certains enfants jouant d’un instrument ont agrémenté le culte de leur prestation.

Matériel :

  • Un manuscrit et un rouleau pour la gd-mère
  • Costumes : tuniques blanches pour les rôles d’enfants ; tuniques noires pour les rôles d’adultes
  • Billes
  • Tables, paniers
  • Tissus
  • Branchages
  • Tapis, coussins

Rôles :

  • Enfant 1 : Marcus
  • Enfant 2 : Rebecca, sœur de Ruben
  • Enfant 3 : Myriam, fille du marchand juif
  • Enfant 4 : Joseph, le vagabond
  • Enfant 5 : Ruben, fils du notable
  • Jésus
  • Gd-mère Sarah

 

INTRODUCTION

Célébrante :
Bienvenue pour ce culte, qui va nous emmener à Jérusalem… un certain jour de printemps… il y a très longtemps…
Il y aura beaucoup de musiques, de chants et de théâtres durant ce moment ; mais nous l’avons pensé comme un culte, c’est aussi un moment où l’on va se recueillir, méditer, prier.

Musique

Célébrante :
La grâce et la paix vous sont données de la part de Dieu de notre Père, et de notre Seigneur Jésus-Christ.

Ah… la paix ! Comme j’aimerais bien que tous les humains puissent vivre en paix ! Libres ! Heureux ! Comme cette espérance semble en même temps si lointaine, par les temps qui courent !
Pourtant, c’est l’espérance de tous les humains, depuis toujours ; une espérance relayée à toutes les époques… une espérance que nous allons redécouvrir ce matin sous un jour nouveau…

Car, chers amis, j’ai le privilège de vous montrer ce matin un objet très précieux : un manuscrit inédit, qui a été retrouvé récemment… que les spécialistes ont daté du 1er siècle ap J-C. Et, chose étonnante, ce manuscrit semble avoir été écrit par des enfants… des enfants qui, eux aussi, rêvaient de paix et de liberté…
Mais je laisse planer un peu le suspense avant de vous livrer le contenu de ce texte, car nous voulons d’abord louer le Seigneur :

Prière de louange (préparée par les enfants…)

Chant : 51/02 Jeunes et vieux…

Pendant le chant, Myriam, Joseph, Ruben et Rebecca vont se placer sur le devant de l’estrade, debout. Les autres, côté Cour, forment la foule qui acclame Jésus.

Célébrante :
Attention, mesdames et messieurs, nous allons maintenant vivre ce moment historique, et découvrir le contenu de ce rouleau :

 

TABLEAU I : les enfants voient Jésus entrer à Jérusalem

Musique 

Nous, Myriam, Joseph, Ruben et Rebecca, enfants de Jérusalem, nous voulons vous raconter les évènements qui se sont passés récemment dans notre ville.

Myriam : Moi, je m’appelle Myriam. Je vis à Jérusalem, mes parents n’ont pas beaucoup d’argent, surtout depuis que les Romains sont là. Mon père fabrique des pots de terre cuite. Il les vend bien, mais les impôts que nous prennent les Romains sont si élevés que nous n’avons plus grand-chose pour nous.

Phrase musicale 

Ruben : Moi, c’est Ruben. Mes parents sont des notables importants. J’ai de la chance, je peux avoir des beaux habits…

Phrase musicale

Rebecca : Moi, je suis Rebecca, la sœur de Ruben. Parfois, on se bagarre un peu avec mon frère. Surtout quand il veut m’empêcher de jouer aux billes parce que je suis une fille. Mais j’aime bien jouer aux billes, moi aussi.

Phrase musicale

Joseph : Moi, c’est Joseph. Je vis dans la rue, certains disent que je suis un vaurien. C’est que c’est dur de vivre tout seul, sans famille. Surtout depuis que je me suis fait taper dessus par des grands, et que mon bras est devenu tout mou.

Musique 

Pendant la musique, Myriam, Joseph, Ruben et Rebecca sortent les billes et commencent à jouer.

L’autre jour, il nous est arrivé quelque chose d’un peu bizarre. Nous étions en train de jouer aux billes, et là, Rebecca est arrivée et elle était tout excitée :

Rebecca : Eh, les amis, venez voir, il y a un drôle de bonhomme qui vient d’arriver en ville. Il est un peu ridicule… il monte un ânon !

Myriam : Un ânon ? Le petit d’une ânesse ?

Joseph : Encore une de tes histoires de fille. Laisse-nous jouer, c’est sérieux, là !

Ruben : C’est pas possible de monter un ânon ! ça doit être un freluquet, alors, cet homme…

Rebecca : Mais si, c’est vrai ! Venez voir, il y a plein de monde qui est en train de se rassembler pour le voir passer…

Alors nous sommes partis voir ce qui était en train de se passer. Nous avons couru jusqu’à une grande rue, où il y avait en effet beaucoup de gens qui s’étaient rassemblés. Nous nous sommes faufilés dans la foule, jusqu’à arriver au premier rang ; on a dû pousser un peu, et Myriam a dû empêcher Joseph de voler un bracelet à une dame. Mais on a fini par arriver presque devant la foule. Et là, c’était incroyable.

Les gens avaient tapissé la rue de branches, ils avaient mis leur manteau par terre, ça faisait comme une immense allée d’honneur pour cet homme qui arrivait. Tout le monde criait et chantait : Hosannah au fils de David ! Béni soit celui qui vient ! Hosannah au plus haut des cieux !

La foule cache d’abord Jésus, puis Myriam, Joseph, Ruben et Rebecca arrivent à passer et voient Jésus monté sur l’ânon.

Chant 54/09 : Quand Jésus entre à Jérusalem…

Nous, on ne comprenait pas grand-chose à ces histoires. Pourquoi est-ce que la foule était en train de traiter cet homme comme un roi, alors qu’il avait l’air si pauvre, sur son petit âne ?

Nous les avons regardés passer, avec les copains, et c’était vraiment bizarre. A un moment, l’homme a croisé le regard de Joseph… et on a vu des larmes dans les yeux de notre ami. Mais ce n’était pas des larmes de tristesse. Joseph, c’était un dur à cuire, je ne l’ai jamais vu pleurer, même dans les pires moments. On aurait plutôt dit que l’homme l’avait regardé comme personne avant n’avait pu le faire.

Alors que nous étions encore en train de regarder passer le drôle de bonhomme, voilà que Marcus est arrivé.

Marcus : Salut les gens !

Marcus, c’est un Romain. C’est le fils du centurion qui garde le palais du gouverneur, Pilate. Nos parents nous disent qu’il faut se méfier de lui, parce que rien de bon ne peut venir des Romains. Mais nous, on aime bien Marcus. Il n’en peut rien, des histoires entre adultes. Il est né ici, comme nous, et c’est un chouette copain. Il est le seul qui arrive à battre Joseph aux billes. Alors nous, on lui a répondu :

Les 4 : Salut !

Marcus : Vous savez qui c’est, cet homme ?

Les 4 : Non…

Marcus : Il s’appelle Jésus. Il vient de Nazareth. Ça fait quelques temps qu’il se balade en Galilée et en Judée…

Les 4 : Comment tu sais ?

Marcus : C’est mon père qui m’a dit. Mon père…

Les 4 : Oui, on sait ton père il est centurion au palais de Pilate…

Marcus : Ben quoi, ne soyez pas jaloux.

Ça, c’est quelque chose que Marcus ne comprendra jamais. On n’est pas jaloux de lui, oh non. Mais on est Juifs, nous. Et pour les Juifs, le centurion, ça ne peut pas être un copain. Lui, Marcus, oui, parce qu’il est différent. Mais le reste des Romains, non. Enfin, c’est ce que nos parents nous disent, parce que nous, à part Marcus, on n’en connaît pas trop, des Romains. On n’a pas vraiment le droit de les fréquenter.

Ruben : Et qu’est-ce qu’il y a d’intéressant, avec ce… Jésus ?

Marcus : On dit qu’il fait plein de choses incroyables… Il guérit des malades, il parle aux gens… On raconte même qu’il a transformé de l’eau en vin…

Joseph : Ah oui, j’ai rencontré un vagabond, l’autre jour, qui dormait dans la rue à côté de moi. Il m’a dit qu’avant, il était aveugle, et qu’il avait été guéri par un homme…

Myriam : Vous dites n’importe quoi, c’est pas possible.

Marcus : Je ne sais pas si c’est possible, mais en tous cas, c’est ce qu’on raconte. Et mon père m’a dit qu’il n’aimait pas trop cette affaire, que ça risquait de mal finir. Mais je ne comprends pas trop toutes ces histoires, moi.

Rebecca : Et si on allait voir la vieille Sarah, la grand-mère de Myriam, peut-être qu’elle saurait nous en dire un peu plus ?

Tous : Oui, bonne idée.

 

TABLEAU II : chez grand-mère Sarah

Musique 

Pendant la musique, on met en place sur l’estrade : Tenture avec des coussins, une petite table. Grand-mère Sarah est là ; Marcus, Myriam, Joseph, Ruben et Rebecca sont encore dans la foule. Ils arrivent en courant, lorsque le texte le dit.

Nous sommes partis en courant chez la grand-mère Sarah. On aime bien aller chez elle, parce qu’elle a toujours des gâteaux au miel pour nous. Et elle ne nous gronde pas trop quand on ramène Marcus. Bon, elle dit quand-même des choses comme : « Vos parents ne seraient pas très contents de savoir que vous jouez avec un Romain » ; mais elle dit ça pour la forme, parce qu’au fond, elle est très contente, grand-mère Sarah, de nous voir arriver tous chez elle.

Et ce jour-là, elle a eu l’air particulièrement contente, surtout quand on a commencé à lui raconter ce qu’on venait de voir. Apparemment, elle connaissait déjà cet homme, Jésus. Elle savait même qu’il était venu, monté sur un ânon.

Grand-mère : c’est l’ânon de la mère Salomé, qui habite à l’entrée de la ville. Elle m’a dit ce matin que des hommes étaient venus lui emprunter son ânon. D’abord, elle s’est énervée ; elle est souvent ronchonne, la mère Salomé. Mais après, les hommes lui ont dit : « Le Seigneur en a besoin ». Et elle s’est calmée. Elle était toute drôle, quand elle m’a raconté ça.

Ruben : Mais qui c’est, cet homme ? Pourquoi est-ce qu’il se fait appeler Seigneur ?

Alors, grand-mère Sarah a pris le rouleau des Ecritures qu’elle garde chez elle. Elle l’a ouvert à un endroit, et elle a lu :

Grand-mère : livre du prophète Zacharie, chapitre 9, verset 9 : Voici que ton roi vient à toi, humble et monté sur une ânesse et sur un ânon, le petit d’une bête de somme.

Et puis grand-mère Sarah nous a raconté l’histoire de notre peuple : d’après elle, ça fait des siècles que notre peuple attend qu’un roi vienne nous délivrer de ceux qui nous ont envahi. Ce roi serait un descendant du grand roi David, qui a fait tant de belles choses pour Israël. Et ces derniers temps, depuis que ce Jésus parcoure la Galilée et la Judée, les gens l’entendent, voient ce qu’il fait… et certains disent que c’est lui, ce nouveau roi, qui va venir rétablir notre peuple, et chasser les Romains.
Quand on a entendu ça, on a regardé Marcus, qui a commencé à être inquiet. Et nous aussi, on a eu un peu peur. Si des Juifs voulaient se battre contre les Romains, qu’allait-il arriver ? Est-ce qu’on pourrait continuer à jouer aux billes ensemble ? Est-ce qu’on deviendrait ennemis, nous et Marcus ?

Myriam : Pourquoi vouloir faire la guerre ? On pourrait peut-être trouver un moyen de nous allier avec les Romains…

Ruben : ça m’étonnerait que ce Jésus ait envie de faire la guerre aux Romains.

Rebecca : Il avait l’air si faible, monté sur son ânon…

Joseph : De toute façon, les Romains sont trop forts, on ne pourra jamais les battre.

Grand-mère Sarah a souri, et elle nous a dit que nous avions tout à fait raison, et qu’à son avis, Jésus ne voulait pas du tout la guerre. Il parlait souvent du Royaume, mais d’un Royaume de paix, d’un peuple réconcilié… Elle nous parlait de ce nouveau Roi qui allait venir… comme si c’était Dieu lui-même, en réalité : ce Dieu qui nous parle par les prophètes, par les textes du rouleau… un Dieu qui nous aime tendrement, qui veut nous protéger.

Alors qu’elle nous parlait de Jésus, grand-mère Sarah avait un drôle de regard… à la fois plein d’espoir ; mais aussi un peu triste… comme si elle pressentait que quelque chose de grave allait se produire.

Musique 

Elle a fini par nous dire :

Grand-mère : J’espère qu’il ne lui arrivera rien… Aujourd’hui, la foule l’a acclamé… Mais d’ici quelques jours, quand ils vont se rendre compte de qui il est vraiment…

Là-dessus, Marcus est parti, l’air triste, sans nous dire vraiment au revoir, comme s’il ne se sentait plus vraiment des nôtres, tout d’un coup.

Nous aurions eu envie de lui dire qu’il ne fallait pas s’inquiéter, qu’il resterait notre copain, même si la guerre éclatait contre les Romains. Mais c’était trop tard, nous devions tous rentrer. Juste au moment de partir, nous avons vu grand-mère Sarah en train de préparer une natte pour Joseph. Cela nous a réconfortés, de savoir qu’au moins, Joseph serait à l’abri pour cette nuit.

Le soir, chacun dans notre lit, nous étions tous remués par ce que nous avions vu et entendu dans la journée.

Nous avons prié notre Dieu, pour lui dire ce que nous ressentions pour lui.

Prière de confession de foi (préparée par les enfants)

 

TABLEAU III : dans le temple

Chant…

Pendant le chant, on enlève la tenture et les coussins. La foule se rassemble de nouveau côté Salève, Jésus est là. Il y a des tables avec des paniers. Myriam, Joseph, Ruben et Rebecca sont sur l’estrade avec leurs billes.

Le lendemain matin, on s’est retrouvés comme d’habitude pour jouer aux billes. Nous étions un peu inquiets, parce que Marcus n’était pas là. Nous l’avons cherché partout, et quand nous sommes arrivés près du temple, nous avons entendu du bruit. Nous nous sommes approchés. Et là, incroyable : Jésus était là. C’était lui qui faisait tout ce bruit, il était en train de s’énerver contre les marchands. Il disait :

Jésus : Ma maison sera appelée maison de prière, mais vous vous en faites une caverne de bandits !

Nous avions du mal à comprendre… lui qui avait l’air si doux, hier, il était devenu franc fou. Bon, il faut dire que le Temple était devenu une sorte de grande foire aux bestiaux, avec tous ces pigeons, ces colombes, ces agneaux qui étaient là, pour les sacrifices. Beaucoup de ces marchands avaient fait fortune sur le dos de pauvres gens qui mettaient toutes leurs économies dans une bête pour un sacrifice. Sans compter ceux qui se faisaient de l’argent en changeant la monnaie des Romains contre notre monnaie – soi-disant plus pure. C’était un sacré trafic, tout ça. Mais bon, de là à piquer une colère pareille.

Et là, il s’est passé de nouveau quelque chose d’incroyable : Jésus s’est approché de nous, il a vu le bras mou de Joseph. Il l’a touché, et Joseph a pu bouger son bras de nouveau !

Nous, je ne sais pas ce qui nous a pris… nous étions si heureux… : nous nous sommes mis à crier : Hosannah au fils de David !

Chant : Refrain du 54/09 : Hosannah

Les prêtres qui étaient là ont commencé à nous rabrouer, et à s’en prendre à Jésus. Mais lui, il ne s’est pas laissé faire : il a dit :

Jésus : Par la bouche des tout-petits et des nourrissons, tu t’es préparé une louange.

Et il les a plantés là et il est parti. Nous aussi, on s’est vite faufilés hors du Temple… et dans la rue, nous sommes tombés sur Marcus, qui était venu voir lui aussi ce qui se passait.

Marcus a vu la main de Joseph ; nous a regardés, tous, il nous a vus si heureux. Il a eu l’air content pour nous, mais il avait toujours son air triste. Alors on l’a entraîné avec nous, et on s’est mis à parler tous en même temps :

Myriam : Ce Jésus n’est pas en train de vouloir la guerre avec les Romains ; il ne veut pas la guerre tout court.

Ruben : Il veut que les aveugles voient de nouveau, que les infirmes soient guéris… regarde, il a guéri Joseph !

Joseph : C’est un roi, oui ; mais pas un roi qui veut la guerre : il veut une royauté de paix, d’amour, pour tous les humains.

Marcus : Même pour les Romains ?

Rebecca : Oui, même pour les Romains ! Et nous, on a décidé qu’on allait s’allier avec toi, même si nos parents nous disent que les Romains sont nos ennemis. Toi, tu n’es pas notre ennemi, tu es notre ami. Top-là !

On était drôlement contents d’être de nouveau bien, tous ensemble, après toutes ces choses étranges qui s’étaient passées. Mais Marcus continuait à avoir l’air inquiet.

Myriam : ça va Marcus ? Tu as l’air inquiet ?

Marcus : C’est que… J’ai entendu mon père dire que des gens veulent faire arrêter Jésus…

Rebecca : Il y a des gens qui veulent faire mourir cet homme ? Mais ils sont fous !

Ruben : C’est pour ça que grand-mère était en souci, l’autre jour.

Et nous avons compris alors pourquoi Jésus avait l’air triste, lorsqu’il est entré dans la ville, monté sur son ânon. Il savait que les choses n’allaient pas forcément être faciles pour lui, dans les jours à venir.

Avec les copains, on s’est remis à jouer aux billes. Nous étions bien, mais inquiets en même temps, sans oser nous le dire. Qu’allait-il arriver à Jésus ? Comment allait-il s’en sortir face à tous ces gens qui lui voulaient du mal ?

Alors à un moment, on s’est arrêtés de jouer, et on s’est regardés, tous… C’était drôle, parce qu’on a eu l’impression qu’il n’y avait plus de différences entre nous… plus de Romains, de Juifs, de riches, de pauvres… Nous étions simplement des enfants, unis par cet homme Jésus que nous avions rencontré et qui nous avait fait tant d’effet. Et c’est comme si nous avions pu lire ce qu’il y avait au fond de nos cœurs, les uns, les unes, les autres. Nous sentions que nous avions tous envie de la même chose : que la paix puisse régner dans notre pays ; que la joie soit toujours plus forte que tout le reste, comme hier, quand la foule a acclamé Jésus alors qu’il entrait dans Jérusalem…

Musique 

 

FIN DE CULTE

Célébrante :
Notre manuscrit ne continue pas plus loin… Nous ne savons pas ce qui est arrivé à ces enfants dans les jours suivants… Nous, nous savons ce qui est arrivé à Jésus, parce que c’est raconté dans notre Bible ; nous savons que la foule a fini par se retourner contre lui, comme le pressentait la grand-mère Sarah.

Mais aujourd’hui, nous fêtons cet épisode des Rameaux, qui est comme une parenthèse de joie, de liesse, au cœur d’une vie qui sera bouleversée quelques jours plus tard.

Une parenthèse ? Non ! Plutôt : l’irruption d’une joie divine au cœur de l’existence humaine ; la manifestation sur terre d’une paix qui a le pouvoir de faire taire la haine, les canons, la violence.

Nous avons peut-être de la peine à le croire, mais pourtant… c’est la promesse que Dieu nous fait ; c’est la promesse qui s’offre dans le récit de ces enfants de Jérusalem… dans l’amitié que les enfants du monde sont capables d’avoir les uns pour les autres, au-delà des différences et des préjugés ; dans la force de vie qui pousse des êtres humains un peu partout sur la terre à prendre soin les uns des autres, à soigner, à panser les blessures, à soutenir… à aimer.

Cette soif de paix, de tendresse, nous pouvons l’exprimer maintenant dans cette prière :

Prière d’intercession (préparée par les enfants…)

 

Célébrante :
Cette soif de paix, elle résonne aussi dans ces paroles toutes simples : donne-nous ta paix, Dona nobis pacem : des mots latins, que des chrétiens chantent et prononcent depuis des siècles dans des célébrations de toutes sortes à travers le monde, et qui disent mieux que tout discours cette conviction qui nous anime : en Dieu seul nous pourront trouver la paix à laquelle nous aspirons tous du plus profond de notre être ; en Dieu seul nous pouvons trouver les forces pour être de ceux/celles qui cherchent à répandre cette paix autour de nous, inlassablement, pour qu’un jour, la terre entière en soit remplie.

Chant : 53/08 Dona nobis pacem, canon

Fin de culte – collecte – annonces – bénédiction

Musique finale 

Georgette Gribi, Paroisse de Bernex-Confignon (Genève)




Jeu : les dominos du Sabbat

Le jeu de dominos se joue à 2, 3 ou 4 personnes.

Selon le nombre de joueurs, on ne distribue pas le même nombre de dominos : 2 personnes : 7 dominos chacun
3 ou 4 personnes : 6 dominos chacun

Le but du jeu est de se débarrasser de ses dominos ; le premier qui n’en a plus a gagné !

Comment Jouer ? On doit poser les dominos à la suite les uns derrière les autres en les combinant (c’est-à-dire qu’un des côtés du domino que tu poses doit porter le même dessin que le domino sur la table).

Règles
  • Le premier domino du jeu posé doit être un domino double (même dessin des 2 côtés).
  • Chaque joueur garde ses dominos cachés, hors de la vue des autres joueurs.
  • Les doubles sont placés perpendiculairement.
  • Lorsqu’un joueur n’a pas de domino à jouer il « boude », c’est-à-dire qu’il pioche dans la réserve des dominos qui n’ont pas été distribués.
  • S’il n’y a plus de pioche, le joueur arrête la partie, mais il n’a pas forcément perdu.
  • Si personne n’arrive à poser tous ses dominos, c’est celui à qui il en reste le moins qui gagne.

Télécharger les 4 planchesDominos du Sabbat

  • Imprimer sur du papier épais,
  • Découper en suivant les pointillés (et surtout pas sur les traits complets)
  • Le titre de la planche est prévu pour être collé sur une grosse boite d’allumettes, pour bien ranger le jeu à la fin de la partie 🙂
Avant de commencer
  • Lire le document qui avait été étudié en classe (la page 2 propose les bonnes réponses – en rouge) le sabbat élève
  • Identifier ensemble tous les éléments visuels du jeu et rappeler leur symbolique aux enfants
    • Réunir la famille autour du repas du sabbat
    • Le pain et le vin du sabbat
    • Verser le sel
    • Lire la Torah
    • Allumer les bougies du sabbat
    • Chanter
    • Se laver les mains
    • Se revêtir du châle de prière
    • Attendre le coucher du soleil
    • La coupe de vin
    • Observer les premières étoiles

Crédit : Isabelle Horber (UEPAL) Point KT




Qui es-tu toi mon frère ? – Chant de Daniel Priss

« Qui es-tu toi mon frère ? Tu me tends la main… » Le texte fait allusion à toutes ces situations de détresse et de drames qui se passent sous nos yeux, alors que nous sommes des témoins impuissants.

La distance, la peur nous empêchent peut-être de tendre la main, mais que notre cœur lui, porte dans la prière notre frère et notre sœur, pour que l’élan du cœur nous redonne des forces d’aller vers ceux qui souffrent.

Ce chant a été primé en 2017 (Protestants en fête).

  • Télécharger la partition Qui es-tu ?
  • Entendre la chanson

  • Entendre la version instrumentale

 

Disponible chez Olivétan – « Vivre la Fraternité »

Crédit : Daniel Priss (UEPAL), Point KT




Vidéo de la narration de Noël

Narration de Noël, toute en poésie, avec les figurines bibliques.

Crédits : photographies  de Karin Butterlin, Christian Kempf, Christophe Meyer. Montage par Françoise Porceddu et Isabelle Zybelberg, AFiBi, Point KT




La grève des anges

« La grève des anges », conte de Noël et pour Noël de Daniel Priss, selon une suggestion de Jean-Marc Heintz. 

La décision était prise : aucun ange ne circulera ce 24 décembre.

Ne me demandez pas pourquoi cette date et pas une autre, c’est le pur hasard. Les anges restèrent à quai ce jour-là. Rien ne transita entre le ciel et la terre. Car les anges décidèrent de faire grève.

C’est la grève ! La grève des anges.

Faire l’aller-retour entre ciel et terre sur une échelle. C’était trop difficile et trop risqué ! Ce n’était plus des conditions de travail acceptables ! Parfois avec des températures effroyables, brûlantes ou au contraire glaciales.

Non, non, jouer au messager, au service de Dieu, ce n’était plus possible. Et le salaire… n’en parlons pas, il se limite à quelques Alléluia !

Oui, les anges avaient décidé de faire grève et nous ne verrons pas d’anges dans nos campagnes !

Va, place-toi devant la porte du jardin d’Eden.
Va parler à Sarah, même si elle te rigole au nez.
Va parler à Abraham, et hop, apporte-lui un bélier.
Va et descends de ton échelle pour donner une rouste à Jacob.
Va jouer au pyromane, allume un feu pour Moïse.
Va causer à l’aînesse de Balaam.
Va préparer un repas à Elie.
Va parler à Ézéchiel.
Va calmer les lions dans la fosse de Daniel.

Va, va, va… Il y a des limites… il n’y a pas marqué la Poste ici ! dirent-ils en désignant leur front.
Non ce n’est plus possible… « Nous faisons grève ! »

Et voici les anges se promenant avec des pancartes, scandant des slogans… certains voulant même se syndiquer.

Dieu de son côté, restait silencieux.
Puis, il murmura dans sa barbe : « Si les anges font la grève… Qui s’occupera de l’humanité ? Je ne peux pas l’abandonner… Je ne peux pas les abandonner… »

Mais le vacarme céleste était devenu assourdissant, et chacun venait avec une nouvelle revendication.
Dieu était tiraillé entre l’inquiétude et le vacarme qui l’entourait. « Je vous comprends, mais comprenez-moi aussi. Nous ne pouvons pas abandonner la création. »

Mais, personne ne l’écoutait.
Il prit alors une décision.

« Soit, les anges font grève… Tant pis… C’est moi qui irai à la rencontre de l’humanité. J’irai marcher sur leurs routes, j’irai croiser leurs regards, je me confronterai au soleil qui brûle la peau, à la chaleur qui sèche la gorge, aux cailloux qui heurtent les pieds… Je vais être l’un d’entre eux, je vais connaître l’enfantement… »

Gabriel, un des jeunes anges qui était resté à l’écart de la manifestation, accepta de le précéder.

De leur côté, les anges continuaient à manifester, à revendiquer, ils étaient tellement pris dans leur élan qu’ils ne s’étaient pas aperçu du départ de Dieu… Quand soudain l’un d’entre eux dit : « Mais où est passé Dieu ? »

En effet, la place qu’il occupait était vide. Le siège sur lequel il était assis, était vide…
Où est Dieu ?
La manifestation s’arrêta nette. Les pancartes furent abandonnées, et chacun se mit à la recherche de Dieu.

Où est Dieu ?
Où est Dieu ?

Ils se mirent à allumer des lanternes en plein jour pour chercher Dieu.
L’a-t-on perdu ? dit l’un d’entre eux.
S’est-il égaré ? dit un autre.
Ou bien se cache-t-il quelque part ?
A-t-il peur de nous ?
S’est-il embarqué ?
A-t-il émigré ?

L’angoisse était de plus en plus palpable, Dieu avait disparu.
L’un d’entre eux s’écria, la voix tremblotante :
Dieu est mort, nous l’avons tué – vous et moi !
Nous tous, sommes ses meurtriers !
Mais comment avons-nous fait cela ?

Chacun se tut, il n’était plus question de grève, il n’était plus question de revendication, il n’était plus question de rien… Dieu n’était plus là…
Ils se regardèrent hébétés, désespérés… Dieu, serait-il mort ? L’aurions-nous tué ?

Le silence se faisait de plus en plus lourd et angoissant. Certains se mirent à regretter le temps où il fallait voyager entre ciel et terre.
Plus personne n’était là pour dire : « va, va à la rencontre de l’humanité ».
Personne… personne…

Quand soudain, à l’extrémité, de l’échelle qui touchait le ciel, apparut le jeune ange Gabriel.
Nous avons perdu Dieu, il n’est plus… lui dirent-ils.

Gabriel, sourit.
« Mes amis, vous étiez tellement absorbés par votre manifestation, vos doléances, vos revendications… Vous avez oublié de regarder autour de vous.
Dieu est allé à la rencontre de l’humanité.
Il s’en est allé pour annoncer la paix aux hommes de bonne volonté.
Il n’est pas mort, au contraire, il vient de naître dans la simplicité, il vient de revêtir un habit de fragilité. Dieu s’est fait homme !
Pourquoi le cherchez-vous parmi les morts ?
Prenez vos lampes et suivez-moi. »

C’est ainsi que la multitude d’anges descendit du ciel, croisa des bergers non loin de Bethléem, et cria à qui voulait l’entendre « Paix aux Hommes de bonne volonté ».

Crédits : Daniel Priss (UEPAL), Point KT, Illustration Pixabay




Recension des contes pour Noël

La magie d’un conte opère lorsque celui qui écoute est emmené en voyage, déplacé… nous vous souhaitons de bons et beaux voyages dans la sélection ci-dessous.

Contes de Noël en vidéo

Contes de Noël à écouter

Contes à lire

Crédits : Laurence Gangloff (UEPAL), Point KT, Pixabay




Culte 4 pattes Avent : Marie attend un bébé

Concept : le culte est découpé en 4 parties qui sont représentées par 4 boîtes :

  • La boîte « bonjour » (= liturgie d’entrée)
  • La boîte à histoire (= liturgie de la Parole)
  • La boîte du repas (= liturgie de Sainte-Cène)
  • La boîte pour nous (= liturgie d’envoi)

On place dans chaque boîte des étiquettes ou des objets qui correspondent à des éléments qui peuvent être faits dans n’importe quel ordre (ou presque). À la boîte « pour nous », on tentera de garder la bénédiction à la fin et de terminer par la musique.

Les boîtes sont décorées comme des cadeaux, pour le temps de l’Avent. Le cadeau c’est de vivre quelque chose ensemble, c’est un cadeau pour nous et pour Dieu. C’est la signification du culte.

Ce sont les enfants qui les manipulent et qui en sortent, chacun leur tour, les objets qui s’y trouvent. Dans la mesure du possible, ce sont eux qui lisent les textes de prière.

Il n’y a que la boîte à repas où le pasteur prend la main, mais même là, l’échange et la pédagogie participent au vécu fraternel et solennel.

Nous sommes assis sur des couettes près de l’autel, sauf pour la Sainte-Cène où l’on se met autour de l’autel.

  • Explication des « règles du jeu »

— Nous allons vivre un vrai culte ensemble, mais un culte que vous allez faire vous-même !
— Ici, nous avons 4 boîtes-cadeaux qui contiennent des prières, des chants et des histoires.
— Vous allez prendre une boîte et on va faire ce qu’il y a dedans.
— En faisant ces choses, nous allons nous offrir un temps sympa ensemble et offrir à Dieu ce temps de joie.

La boîte « Bonjour »
  • Étiquette : « musique » (prévoir que des enfants viennent avec leurs instruments)
  • Étiquette : « accueil » (chacun se présent)
  • Étiquette : chant : « Joie, joie » « Mon 1er livre de prières » p. 93 (ARC 713) QRCode p.92
La boîte à histoire
  • Étiquette : Prière « Mon 1er livre de prières » p. 29
  • Bougie de l’Avent. On allume une bougie de la couronne sur l’autel
  • Étiquette : histoire de l’annonce à Marie (Luc 1, 26b-38) + partage

 

La boîte du repas
  • Étiquette : chant : « Il vit » (Recueil Alléluia 54-15)
  • Contenu : verres 5 cl (comme pour les adultes)
  • Liturgie de Sainte Cène
Texte de l’institution
Jésus, la nuit où il fut livré,
célébra le repas de la Pâque avec ses disciples.
Il prit du pain et, après avoir rendu grâce,
il le rompit et le donna à ses disciples en disant : « Prenez et mangez, ceci est mon corps donné pour vous. Vous ferez cela en mémoire de moi. »

De même, il prit une coupe et, après avoir rendu grâce, il la leur donna en disant : « Buvez-en tous, car ceci est la coupe de mon sang, le sang de l’alliance nouvelle et éternelle, versé pour vous et pour la multitude en signe du pardon des péchés. Vous ferez cela en mémoire de moi. »

Anamnèse — Épiclèse
Père, tu as tellement aimé le monde, que tu as envoyé Jésus à Noël, pour qu’il soit notre Sauveur. Il nous a enseigné ton règne d’amour. L’humanité a pris peur et l’a mis à mort. Jésus a vaincu la mort, il est revenu à la vie, c’est ce que nous fêtons le jour de Pâques.

Seigneur, accorde-nous ton Esprit à nous qui allons partager ton repas.
Aujourd’hui, par ce repas que nous partageons, le Christ est présent parmi nous et en nous. Amen

Signe de Paix (à partager)
Que la paix du Seigneur soit avec toi !
Invitation
Action de Grâce
« Mon 1er livre de Prières » p. 42
Merci, Dieu, Pour ce repas et pour la joie de le partager. Merci d’être avec nous en ce moment, autour de notre table et dans nos cœurs. Amen
La boîte pour nous
  • Étiquette : Prière « Mon 1er livre de prières » p. 45
  • Prière des demandes – Demander si les enfants ont envie de prier pour quelque chose, le noter. Le pasteur improvise une prière qui reprend les intentions des enfants.
  • Étiquette : « Notre Père » : On forme ensemble un cercle et on dit/apprends le « Notre Père ».
  • Étiquette : « bénédiction » (À sortir en avant-dernier) utiliser « Mon 1er livre de prières » p. 85 chaque enfant peut ensuite dire à son voisin : « Le Seigneur est avec toi »
  • Étiquette : « Musique » (À sortir en dernier) à l’orgue

Remarques :

– On peut ajouter une étiquette « collecte », ce que nous avions oublié (des enfants sont venus spontanément avec de l’argent).
– La durée du culte fut d’une heure, nous avons pris notre temps et avons eu beaucoup d’échanges.
– L’histoire est un peu courte pour ceux qui aiment les histoires.

Télécharger le document d’origine (avec toutes les photos) Culte pour enfants

Crédits : Nicolas Brulin (UEPAL), Point KT




L’histoire de Noël : en famille avec Jésus !

Voici une vidéo réalisée pour les paroisses ou les familles.
L’idée de départ était de de projeter l’histoire de Noël aux enfants et familles lors des veillées de Noël, ou familiales.

Merci à la pasteure Barbara Guyonnet pour le partage de sa vidéo du Récit de Noël

Crédits : Barbara Guyonnet (UEPAL), Point KT