Point KT

Célébrons l’entrée de Jésus à Jérusalem

 

Jésus entre à Jérusalem : autour de lui, c’est la joie, on l’acclame comme un roi. Comme la foule, ce jour-là, s’est réjouie de l’accueillir, réjouissons-nous ensemble, toutes générations rassemblées pour ce culte de famille qui veut nous permettre de faire résonner autrement le récit de l’entrée de Jésus à Jérusalem.

 

Dialogue d’ânes – prédication dialoguée

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Deux ânes, Balaam et Jessé, discutent des derniers événements…

Voix-Off: Dix jours après l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem, cinq jours après sa mort sur la croix, deux ânes, Jessé et Balaam, se retrouvent dans leur étable, autour de leur mangeoire, et discutent des événements de la semaine…

Jessé (criant d’excitation) : Balaam, Balaam, si je te racontais ce qu’il m’est arrivé ces derniers jours, tu ne me croirais jamais…

Balaam : Tu parles, depuis quelques jours on ne parle que de ça dans toutes les étables de Jérusalem à Béthanie. Il paraît que tu as fait un véritable triomphe dimanche dernier avec un type un peu bizarre juché sur tes épaules…

Jessé : Souviens-toi quand ces deux types qui sentaient le poisson sont venus me chercher. Ils étaient tout excités, ils ont parlé d’un roi qui avait besoin d’une monture. Non mais, tu te rends compte… J’ai tout de suite vu que ces types s’étaient trompé de porte : rentrer dans une étable et venir chercher un âne pour un roi ! Ils m’ont détaché ; peut-être m’ont-ils pris pour un cheval de parade… j’allais quand même pas les contredire !

Balaam : Non, mais ! Tu t’es regardé ? ! Toi, un cheval de parade ? Avec tes oreilles tombantes, ton air innocent et ta robe grise ?… Je t’assure, la confusion n’était pas possible, ou alors ces deux types avaient trop abusé du Côtes de Judée ou du Château Massada… Non, vraiment, s’ils t’ont détaché, c’est qu’ils avaient vraiment besoin d’un âne, et qui plus est du plus petit d’entre nous, sans vouloir te vexer…

Jessé : Allez, arrête, gros jaloux ! Je peux t’assurer qu’il s’agissait bien d’un roi. La foule était déchaînée –d’ailleurs, je suis sûr que tu l’as entendue d’ici- la foule criait, chantait, jetait des rameaux devant mes sabots, certains même déposaient leurs manteaux devant moi, pour éviter que la poussière ne salisse mes pattes… Ah, c’est bon la célébrité ! Mais toi, tu ne connaîtras jamais ça !

Balaam : Dix jours que tu es parti et tu ne reconnais plus les copains ! Il ne faudrait peut-être pas faire ton fier, et plutôt essayer de comprendre quelque chose à cette histoire. Les deux gars qui sont venus te chercher, crois-tu qu’ils ressemblaient à des serviteurs de roi ? Tu as toi-même remarqué qu’ils sentaient le poisson. Et puis, tu as vu le costume qu’ils portaient : plus poussiéreux encore que ta robe !

            Je n’ose pas imaginer la tête d’un roi qui aurait de tels serviteurs…

Jessé : Ah bien, justement, parlons-en de ce roi. C’est vrai qu’il ne ressemblait pas à un roi. Même s’il était vêtu avec soin, ses vêtements n’étaient pas de la première jeunesse, et étaient certainement aussi poussiéreux que ceux de ses disciples. Remarque, cela n’a rien d’étonnant puisque, d’après ce qu’on m’a dit, il y a trois ans qu’ils parcouraient le pays de long en large, à pied, sur ses routes poussiéreuses…

Balaam (sournois) : Lui aussi, il sentait le poisson ? !

Jessé : Mais non, ne fais  donc pas ton humain… Au contraire, la première fois que je l’ai vu, il sentait bon la myrrhe… Un parfum de roi ça ! Cependant, ce qui m’a le plus étonné, c’était son visage : dans cette euphorie collective, lui était grave, et même triste…

Voix-Off : Lecture de Luc 19, 41-44

Balaam : Ah dis donc, il est pas banal ton roi : il est entouré d’une troupe de va-nu-pieds, ses propres habits ne sont pas très nets, et il pleure quand tout le monde chante… Laisse-moi te dire une chose : si un jour le pays est gouverné par un tel personnage, on n’est pas sorti de l’étable… Je me demande bien pourquoi tu persistes à croire et à dire qu’il est roi.

Jessé : Si tu avais vu son visage ! Même baigné de larmes, il reflétait une incroyable majesté, et un tel amour que l’espace d’un instant, j’ai oublié que j’étais toujours un âne… C’est moi qui avait son poids sur mon dos, et pourtant, j’ai eu l’impression que c’était lui qui me portait…

Balaam : Ah parce que tu crois que la sérénité de son visage, ses larmes, son odeur de myrrhe suffisent pour en faire un roi ?! Pilate peut encore dormir tranquille, je te le dis…

Jessé : Pilate n’est pas si tranquille que ça, pas plus que les prêtres juifs, d’ailleurs… Quoi, tu n’es pas au courant ? Mais tu es vraiment bête à manger de l’avoine ! Ils l’ont condamné au supplice de la croix. Et Pilate, que ça arrangeait bien, s’en est paraît-il lavé les mains. Quelque chose me dit que ni les uns ni les autres ne dorment tranquilles depuis sa crucifixion… Tu sais pourquoi ?

Balaam : Tu vas encore me dire que tu détiens un secret… Décidément, les bains de foule, ça ne te réussit pas !

Jessé : Mais je n’ai pas parlé de secret ; d’ailleurs, la nouvelle doit commencer à se propager. Figure toi que depuis vendredi, jour de sa mort, je l’ai revu.

Balaam : Ben voyons, prends-moi pour un bourricot. Voilà maintenant que tu fais dans le paranormal. Tu crois vraiment aux fantômes ?

 Jessé : Ecoute, j’étais au pied de la croix. J’ai vu cette même foule, qui l’acclamait au début de la semaine, cracher sur lui à la fin de la semaine. J’ai vu les soldats romains qui l’insultaient et qui se moquaient de lui. Ils avaient d’ailleurs pendu au-dessus de lui un écriteau, INRI, « Jésus de Nazareth, roi des juifs »… 

Balaam : Là, je veux bien te croire. Les hommes sont tous les mêmes, capables de tuer mêmes les meilleurs d’entre eux. Justement, cela fait de ton Jésus un bien piètre roi…

Jessé : Au moment où ils l’ont descendu de la croix pour l’emmener au tombeau, j’étais là… Et cette fois, ce ne sont pas des disciples qui sentaient le poisson qui se sont chargés de cette besogne, non, c’est au contraire un riche monsieur qui l’a fait, un certain Joseph d’Arymathée. Il a mis son corps sur mon dos et c’est moi qui l’ai porté jusqu’à son tombeau. Et là, surprise : je n’avais jamais porté un homme qui pesa si lourd, comme si ses souffrances et sa mort l’avaient chargé de tout le poids de l’humanité.

Balaam : Oh mais dis donc, c’est que tu deviens sentimental et spirituel. Toujours est-il que pour moi, cela n’en fait toujours pas un roi. Pour moi, un roi, c’est fort, triomphant, et surtout, c’est vivant !

Jessé : D’abord, un roi ne fait pas forcément la guerre. Il peut aussi régner, comme Jésus, par la force de l’amour.

            Ensuite, mes oreilles sont peut-être tombantes mais, au moins, moi, j’entends ce que l’on me dit. Je t’ai affirmé que je l’avais vu vivant depuis vendredi dernier. Et même plus, je l’ai de nouveau porté, jusqu’en Galilée, cette fois.

Balaam : Tu l’as vu mort sur sa croix… Tu l’as vu vivant sur la route de Galilée… Il faudrait peut-être arrêter de me prendre pour un âne… Aujourd’hui, il est vivant, ou il est mort ?

Jessé : Ecoute, je ne peux pas t’expliquer ça, tout ce que je sais, c’est qu’il est à nouveau monté sur mon dos…

Balaam : Comment tu l’as reconnu ?

Jessé : Je ne peux pas non plus te l’expliquer, mais n’oublie pas que c’était la troisième fois que je le portais, tout de même. Je ne sais pas, en le portant, j’ai su que c’était lui, c’est tout !

Balaam : Ecoute, moi je ne crois que ce que je vois. Et une chose est sûre, si les choses se sont vraiment passées comme tu me les racontes, on ne va pas tarder à en entendre parler…

                        On entend une voix qui vient de l’extérieur de l’étable : Thomas, jean, dépêchez-vous… Il faut  seller les ânes… Nous partons tout de suite… Vous n’avez pas entendu Marie ? Le Maître, Jésus, est vivant, et il nous attend…

Jessé :   Tu vois, je te l’avais bien dit…

Voix-Off : Lecture de philippiens 2, 5-11. Amen.

 

Les sept dernières paroles du Christ en Croix

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Image  Animation et célébration du vendredi saint, avec des catéchumènes. 

Autant il nous semble naturel de parler du matin de Pâques et de la Résurrection avec les jeunes, autant nous avons souvent une pudeur pour aborder la mort du Christ. Mais il nous faut dire la mort pour affirmer la résurrection. La mort ne peut être séparée de la résurrection, et c’est sur le fond lumineux de Pâques que se profile la croix. C’est à ces préoccupations que répond la méditation des sept Paroles de la croix, que nous aborderons à travers la préparation d’une célébration de vendredi saint. Ce culte a aussi sa place en période de carême. Certains pasteurs ont prêché pendant le carême, chaque dimanche sur une des sept Paroles.
Les sept dernières paroles du Christ en croix étaient autrefois au centre de la liturgie du vendredi saint, avant qu’elle ne soit remplacée, au Moyen Âge, par le chemin de croix. Nous pouvons retrouver des oeuvres musicales qui témoignent de cette liturgie, en particulier chez le compositeur Heinrich Schütz (1585-1672) , réformateur de la musique luthérienne.
L’artiste Macha Chmakoff a magnifiquement peint les paroles du Christ en croix. La proposition de célébration qui suit est directement et librement inspirée du DVD sur les sept tableaux de Macha Chmakoff illustrant les sept dernières paroles du Christ en croix. Nous vous recommandons, si cela vous est possible, de commencer la réflexion en visionnant le DVD avec les jeunes (durée 20 mn)  .
 
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Les sept Paroles du Christ sont extraites des quatre récits de la passion que nous proposent les évangélistes Matthieu, Marc, Luc et Jean. Elles « recèlent en elles-mêmes une immense intensité dramatique : le Golgotha devient un creuset où souffrance et espérance s’enlacent »   Le récit de la mort de Jésus nous est parvenu par les évangiles. Et il n’est pas monocorde. Dès le premier siècle, les communautés ont eu l’audace de nous transmettre quatre lectures pour un événement, quatre évangiles comme mesure de fidélité et de conformité aux paroles du Seigneur. L’ancienne liturgie qui était axée sur la contemplation de la croix, a placé bout à bout ces sept paroles. À travers cette démarche de foi et de piété, nous pouvons entendre la diversité d’approche des évangélistes.
La méditation sur les sept Paroles, a aussi le mérite de nous permettre d’avoir une vision du Christ à travers quatre évangiles, ce que nous n’avons pas trop l’habitude de faire avec nos catéchumènes. Et sept Paroles – sept comme chiffre de la plénitude – qui nous dévoilent un Christ dans sa plénitude, de sa souffrance et de sa confiance, de ses doutes et de son espérance. Plénitude, mais aussi choix contrasté des évangélistes, nous montrant ainsi qu’aucun ne détient la vérité.
Avant de construire une célébration, il faut méditer ces Paroles avec les jeunes, afin qu’ils se les approprient. Pour les aider vous pouvez leur proposer plusieurs pistes :
 
  • Lire les récits de Passion dans les quatre évangiles, les comparer. On peut « oser » choisir « son » Christ : le Christ compatissant de Luc ou le Christ qui nous questionne de Marc. On peut choisir aussi de garder les tensions.
  • On peut aussi mettre en résonance ces récits avec le psaume 22,1 « Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ? » ; Ps 22,16 « ma langue me colle aux mâchoires », etc.
  • On peut aussi réfléchir sur l’ordre de la liturgie, on commence avec le Christ compatissant, on termine sur la pleine confiance, avec un grand cri au centre.
Après avoir lu, réfléchi, partagé la méditation des sept dernières paroles du Christ en croix, il s’agit de construire une célébration. On peut garder l’ordre traditionnel du culte et la méditation sera donc la prédication. Les catéchumènes écrivent leurs réflexions qui serviront pour la prédication. II faut tout de même bouleverser l’ordre du culte en lisant les sept Paroles du Christ en croix, non pas en une seule fois, mais avant chaque méditation. Pour rendre la célébration visuelle, il faudra accompagner la prédication de diapositives préalablement dessinées, peintes, photos montées… par les catéchumènes illustrant les sept Paroles. II existe aussi un diaporama des tableaux de Macha Chmakoff . Vous pouvez aussi exposer des tableaux sur de grands tissus montés sur baguettes de bois dans le temple, ou encore faire des tableaux vivants interprétés par les jeunes. Cette partie visuelle dépend surtout de vos goûts et de vos compétences. Bon courage, et j’espère que cette méditation autour d’une ancienne liturgie saura vous vivifier, ainsi que vos catéchumènes.

Florence BLONDON
PointKT N° 37 Janvier-Février Mars 2002 pages 10 et 11

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Le DVD
Les sept dernières paroles du Christ en croix

Les 7 tableaux de Macha Chmakoft nous introduisent dans une méditation sur les 7 dernières paroles du Christ en Croix qui était autrefois au centre de la liturgie du Vendredi Saint. Ces 7 paroles extraites des 4 récits de la passion des Évangiles de Matthieu, Marc, Luc et Jean recèlent en elles-mêmes une immense intensité dramatique : « … le Golgotha devient un creuset où souffrance et espérance s’enlacent.»
Le DVD 20 €
En vente par correspondance à la Maison de Production A.M.E. (Audiovisuel, Musique Evangélisation) : 10, rue Henri IV –  69002 Lyon. Téléphone : 04 78 37 45 99 begin_of_the_skype_highlighting            04 78 37 45 99      end_of_the_skype_highlighting – courriel : ame@chemin-neuf.org  ou en librairie du réseau La Procure.

Pour visualiser d’autres œuvres de Macha Chmakoff site : www.chmakoff.com

 

La semaine de Marie

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Le journal d’une mère d’autrefois … Tel que l’imagine une mère d’aujourd’hui.

Mercredi. J’apprends qu’il se rend à Jérusalem pour y célébrer la Pâque. Enfin je vais le revoir ! Les fils de mes amies sont restés au village, ils aident leurs pères, visitent leurs mères. Mon Jésus, lui, il va, il vient, toujours sur les chemins avec ses amis… J’ai de ses nouvelles de temps en temps, des rumeurs, des « on-dit ».

Mais là, s’il vient pour la Pâque, c’est sûr, je le verrai ! Il est déjà à Béthanie, chez Marthe et Marie. On m’a dit que Lazare a été bien malade, étendu pour mort, et que Jésus l’a relevé… Finalement, tel que je le connais, ça ne m’étonne pas plus que ça !

Jeudi. Quelle foule ! Je l’ai à peine entrevu tant il y avait du monde ! Et Hosanna par-ci, et Hosanna par-là… Je pensais qu’au moins il me chercherait, qu’il viendrait me saluer, mais non.
Il est parti, avec ses fameux « disciples »… comme ils disent.
Ils se sont cachés, car la foule les serrait de trop près. Cachés de la foule, oui. Mais de moi, sa mère !
Voilà que je pleure, tiens… Je me demande bien pourquoi ! Ce fils là, il serait mort, ça ne changerait pas grand’chose. Je le vois de toute façon si peu ! Au moins mes larmes laveraient mon deuil. Tandis qu’ici, je pleure quoi ? Ma solitude au milieu de cette foule ? Oh mon Jésus, si tu pouvais penser un peu à ta mère !

Vendredi. Oh Seigneur ! Oh Eternel tout puissant, Toi dont le nom est trois fois saint ! Oh mon Maître pour qui j’ai tout donné ! Protège mon tout-petit ! Ils l’ont pris ! Les pharisiens, les grands prêtres, ils l’ont fait arrêter! Et ces imbéciles de disciples qui n’ont même pas bougé !
Comment as-tu permis cela  Seigneur ? Cette nuit, Jésus a été  amené à Anne, et à son beau-fils, Caïphe, le grand prêtre. Et ceux-là l’ont envoyé chez Pilate, le romain. Et celui-là va le mettre à mort !
Mais tu sais déjà tout cela, n’est-ce pas ?
Mais que sais-tu d’autre, dans ta toute puissance ? Sais-tu comment se tordent les entrailles d’une mère à qui on arrache son petit ? Dans ta toute puissance, entends-tu les tambours qui battent dans ma tête ? Et dans ta toute puissance, vois-tu mes yeux qui se gonflent de larmes, à en crever !
Elle te sert à quoi, dis, ta toute puissance !
 
Samedi. Tout est achevé.
Ils l’ont vraiment mis à mort. Mon fils. Mon tout-petit. Mon Jésus. Mon rêveur, mon marcheur, mon… sauveur.
Ils l’ont… Ils l’ont crucifié. Hier, un peu après la sixième heure. Il a du lui-même porter sa croix, la croix de son supplice, il a du la porter… lui-même.
Ils se sont moqués de lui. Ils se sont partagés ses vêtements. Ils ont tiré sa tunique au sort. Ce Pilate a fait mettre un écriteau : « Jésus le roi des Juifs. » Est-ce qu’on crucifie un roi ?!?
Le petit roi de mon cœur, oui. Ils me l’ont crucifié.
Il n’y a rien de plus à dire

Dimanche.

Lundi. Hier, j’ai pas eu le temps d’écrire. Tout va si vite.
Hier, dimanche, tôt le matin, Marie-Madeleine est allée au tombeau pour achever la toilette. Je devais l’y rejoindre, mais j’ai même pas eu le temps de me mettre en route qu’elle était déjà de retour !
« La pierre a été roulée, qu’elle criait, la pierre a été roulée ! »
Des disciples ont couru voir, Simon-Pierre et un autre, et, de fait, la pierre qui fermait le tombeau était roulée sur le côté… J’ai vu quand ils ont fermé le caveau, le Joseph d’Arimathée et Nicodème, et cette pierre, j’en suis témoin, elle était drôlement lourde à mettre en place.
Alors qui ?… Comment ?… Pourquoi ?…
Marie-Madeleine a dit qu’elle avait vu … quelqu’un. Le Seigneur. Le Maître, qu’elle a dit. Debout.
Mon Jésus. Debout dans sa tombe.
Elle a dit qu’il lui a parlé. Qu’il lui a demandé d’aller annoncer. D’aller annoncer qu’il va monter près de son père qui est notre père, enfin une histoire comme ça, que j’ai pas très bien compris… Mais ça ne fait rien, tant que quelqu’un a pu voir mon Jésus debout, moi, ça me suffit.
A moi, il ne s’est pas montré. Comme d’habitude.
C’est pas grave.
Ah, Seigneur, béni soit ton nom, tu le sais, dans ta toute puissance, que mon cœur frémit de le savoir vivant. Tu sais que je vais m’activer, maintenant, sans plus de larmes et sans plus de deuil, car je le sens, là, sans le voir. Tout près de moi. Mon Jésus, mon tout-petit… Il faut que je  m’y mette et que je fasse bien, car demain, c’est Pâque…

Mardi. 14 Nissan. Aujourd’hui, c’est Pâque, Alléluia

Entrée à Jérusalem, les rameaux

Image Le temps de carême nous emmène jusqu’à Jérusalem, le jour où Jésus y entre de manière publique. Voici le culte qui a été célébré dans un tel contexte, préparé et présenté par des enfants et des adolescents de la paroisse de La Broque, département du Bas Rhin 

Objectifs :

  • vivre ensemble (toutes générations et tous paroissiens, un culte où chacun peut trouver sa place et recevoir « le pain de la route »
  • raconter l’entrée de Jésus à Jérusalem
  • en dire l’actualité pour nous aujourd’hui

Effectifs :

5 catéchumènes et 15 enfants de 6 à 12 ans fréquentant régulièrement le club biblique

Préparation :

Les catéchumènes ont travaillé leurs textes au micro
Les autres enfants ayant un rôle dans le culte ont préparé une demi heure avant le culte

Matériel :

  • Feuilles avec les chants + une petite feuille vierge par feuille de chants
  • Stylos répartis dans l’église
  • Panneaux accrochés dan le dos des enfants (préparés si possible avec eux)
  • Corbeilles

Déroulement du culte

Ce déroulement comporte les textes, les prières, les références des chants sont indiquées

  • Prélude
  • Accueil

« Je vous souhaite à toutes et tous la bienvenue en ce dimanche des Rameaux, pour ce culte de famille, que nous essaierons de vivre ensemble, toutes générations confondues.

Ce temps de culte nous est donné pour chanter et remercier Dieu, pour prier et ce matin, pour que la prière d’intercession exprime plus particulièrement, les préoccupations de chacun, vous pourrez écrire vos intentions de prière sur les petits papiers joints aux feuilles de chant, les enfants les collecteront tout à l’heure en même temps que l’offrande. »

Prière d’introduction :

« Gloire soit au Père, au Fils et au Saint-Esprit comme il était au commencement, comme il est maintenant et comme il sera éternellement.

Le Christ vient, réjouissons-nous !      

Amen. »

  • Cantique : ARC 214 / 1 – 3
  • Mise en scène : Devant l’autel, une scénette réalisée avec des figurines bibliques représente l’entrée de Jésus à Jérusalem, au premier plan, la joie de la foule, à l’arrière plan trois croix figurent le Golgotha. A défaut de figurines, une image, une diapo…
  • Interroger les enfants sur la scénette qu’ils voient jusqu’à ce que l’un d’eux trouve qu’il s’agit de l’entrée de Jésus à Jérusalem. On leur propose alors de leur raconter toute l’histoire en détail.

Récit 1 :

Pasteur : « Jésus et ses disciples approchent de Jérusalem. Ils arrivent près de Bethphagé, au mont des Olivier: Jésus y envoie deux disciples : «

Un enfant:: «  Allez au village qui est devant vous ; vous trouverez tout de suite une ânesse attachée et un ânon avec elle ; détachez-la et amenez-les-moi. Et si quelqu’un dit quelque chose, vous répondrez : ″Le Seigneur en a besoin″ et on les laissera partir tout de suite. »

Un temps court

Pasteur : Les choses se passent ainsi pour que s’accomplisse ce qu’a dit le prophète Zacharie :
 
Un enfant::« Dites à Jérusalem : Regarde ! Ton roi vient vers toi ! Il est plein de douceur. Il est monté sur une ânesse et sur un ânon, le petit d’une bête de somme. »

Un temps court

Pasteur :  » Les disciples s’en vont et font ce que Jésus leur a commandé. Ils amènent l’ânesse et l’ânon ; puis ils posent sur eux leurs vêtements et Jésus s’assoit dessus. Sur le chemin, beaucoup de gens étendent des vêtements sur le chemin.

Nous allons arrêter un moment le récit car nous devons nous aussi nous alléger un peu. Je vous invite à la prière. »

  • Confession du péché : En ce dimanche des Rameaux, nous te voyons Seigneur Jésus venir à nous avec humilité. Mais nous, comment te recevons-nous ?

Un enfant: Comme la foule t’a acclamé puis t’a laissé crucifier, nous reconnaissons que nous nous détournons souvent de toi, que nous ne savons pas toujours te recevoir pleinement dans notre vie.

Alors ce matin, Seigneur, comme certains ont retiré des vêtements et les ont déposé à tes pieds, nous voulons nous débarrasser de tout ce qui nous sépare de toi : notre orgueil, notre égoïsme, notre manque de foi, nos doutes, nos erreurs de jugement, nos colères…

Mise en scène : les enfants rassemblés aux premiers rangs se lèvent sur le banc puis enlèvent leur vêtement sur lesquels sont accrochés des panneaux (visibles par le reste de l’assemblée) : égoïsme, doutes, erreurs, colère… Puis ils se  rassoient.

Un enfant:: Viens, Seigneur, viens vers nous, car nous avons de besoin toi, nous avons besoin de ton pardon et de ton amour.    Amen

  • Répons : ARC 724/2
  • Annonce de la grâce : Dieu le Père nous a envoyé son Fils qui nous aime comme on n’a jamais aimé. Par son amour, il nous pardonne. Par sa vérité, il nous libère. Par sa justice, il nous sauve. Par sa paix, il nous bénit. Amen
  • Répons : ARC 724/1

Récit 2 :

« Reprenons l’histoire : Alors que Jésus approche de Jérusalem, des gens étendent des vêtements sur le chemin, d’autres coupent des branches d’arbres et ils les mettent  sur le chemin. Il y a beaucoup de monde parce que le peuple se rend en foule à Jérusalem pour célébrer la Pâque. Et les foules qui marchent devant Jésus et celles qui le suivent l’acclament comme un roi avec ces mots venus de leur histoire : »
 
Un enfant:: Hosanna au Fils de David !
Que Dieu bénisse celui qui vient en son nom !
Hosanna au plus haut des cieux !

  • Louange : Nous aussi acclamons notre Seigneur ! Pendant la louange, nous chanterons « Hosanna, béni soit ».
 
Pasteur : Portes, ouvrez-vous largement ! Ouvrez-vous, portes anciennes ! Laissez entrer le roi glorieux !
Assemblée : ARC 442
Un enfant:: Qui est ce roi glorieux ?
Pasteur : C’est le Seigneur : Il vient. Il bouscule nos habitudes, il balaie nos idées fausses, il pardonne nos péchés, il nous parle de l’amour de Dieu. Portes, ouvrez-vous largement ! Ouvrez-vous, portes anciennes ! Laissez entrer le roi glorieux !
Assemblée : ARC 442
Un enfant:: Qui est ce roi glorieux ?
Pasteur : C’est le Seigneur : Il vient. Il est juste et victorieux, humble et monté sur un âne. C’est lui, notre unique sauveur. Portes, ouvrez-vous largement ! Ouvrez-vous, portes anciennes ! Laissez entrer le roi glorieux !
Assemblée : ARC 442
Un enfant:: Qui est ce roi glorieux ?
Pasteur : C’est le Seigneur de l’univers, le roi de paix, c’est Jésus-Christ ! C’est lui ce roi glorieux ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna !
Assemblée : ARC 442
 
Récit 3 : 
Quand Jésus entre à Jérusalem, toute la ville est bouleversée. Les gens se demandent : « Qui est-ce ? »
Mise en scène : Les enfants répètent en écho plusieurs fois : « Qui est-ce ? »
 
D’autres répondent : « C’est Jésus de la ville de Nazareth en Galilée. »
C’est Jésus.
Mise en scène : Les enfants répètent en écho plusieurs fois : « C’est Jésus »
Mais qui est ce Jésus ?

Pasteur : Nous allons écouter ce que la Bible nous dit de lui, mais avant, nous prions pour que Dieu nous aide à comprendre et à recevoir ce que nous allons entendre.

 
  • Prière d’illumination : (adapté de : Chantez en l’honneur du Seigneur un chant nouveau)
Un enfant:: Dieu notre Père, en Jésus-Christ tu t’es révélé à nous, il est le seul visage que nous connaissons de toi.
Dans cet homme, tu es devenu tout proche de nous ; dans ce serviteur, tu a voulu être notre frère ; par ce vaincu, tu nous as libérés. En le ressuscitant, tu nous as ouverts à l’espérance.
Un enfant:: Donne-nous le bonheur de t’accueillir dans notre vie, fais-nous te découvrir et te redécouvrir dans ta Parole faite chair en Jésus-Christ notre Seigneur. Amen.
 
Méditation :
Les évangiles nous racontent beaucoup de choses pour nous dire qui est Jésus et une journée entière ne suffirait pas pour tout dire, mais parcourons quelques épisodes. Nous répondrons aux versets bibliques par les paroles de confiance qui sont sur les feuilles.

Au début des évangiles, il est question d’un homme qui vit et prêche dans le désert. Il se nomme  Jean le Baptiste. Il appelle les hommes et les femmes à changer de comportement. C’est lui qui baptisera Jésus dans le Jourdain.
Lorsqu’il voit Jésus, il le reconnaît et il dit :
« Voici l’agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. » (Jean 1/29)
AVEC JEAN-BAPTISTE NOUS CROYONS QUE JESUS-CHRIST EST L’AGNEAU DE DIEU QUI ENLEVE LE PECHE DU MONDE
Un jour, Jésus est avec ses disciples dans un village étranger.
Il les interroge sur ce que les gens disent de lui.
Les disciples lui rapportent ce qu’ils ont entendu.
Alors, Jésus les interpelle personnellement :
« Et vous, qui dites-vous que je suis ? »
Pierre répond :
« Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. » (Matthieu 16/16)
AVEC PIERRE, NOUS CROYONS QUE JESUS EST LE CHRIST, LE FILS DU DIEU VIVANT.
Lazare est mort.
Marthe, sa sœur est triste.
Jésus va la trouver pour la consoler.
Il lui parle de l’espérance.

Il lui dit qu’il est la résurrection et la vie.
Avant même que Jésus rende la vie à son frère, Marthe confesse sa foi :
« Je crois que tu es le Christ, le fils de Dieu qui vient dans le monde. » (Jean 11/27
AVEC MARTHE, NOUS CROYONS QUE JESUS EST LE CHRIST, LE FILS DE DIEU QUI VIENT DANS LE MONDE
Lorsque Jésus entre à Jérusalem. La foule l’a acclamé comme un roi, mais un roi humble, monté sur un âne, un roi de paix, de pardon et d’amour, un roi couronné d’épines qui triomphe de la mort, roi de la vie. Ils l’ont reconnu :
« Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! » (Matthieu 21/9
AVEC CEUX QUI L’ONT ACCLAME, NOUS CROYONS QUE JESUS EST CELUI QUI VIENT AU NOM DU SEIGNEUR, LE MESSIE, LE SAUVEUR.
Le centurion est un militaire.
Ce jour-là, il est chargé de présider la crucifixion de trois agitateurs.
L’un des trois, Jésus, est particulièrement insulté.
Tous sont contre lui et pourtant il garde le silence.
Il dit juste quelques mots pour confier ses proches les uns aux autres, pour dire sa souffrance et sa confiance en son Père.
Puis, il meurt sur la croix.
Le centurion est bouleversé par cette mort.
Il prend alors la parole :
« Cet homme était véritablement Fils de Dieu. » (Marc 15/39)
AVEC LE CENTURION, NOUS CROYONS QUE JESUS EST FILS DE DIEU.
Thomas est l’un des douze disciples.
Lorsque Jésus ressuscité se montre aux disciples, Thomas est absent.
Ses amis lui racontent, mais Thomas reste incrédule et il leur dit :
« Si je ne mets pas ma main dans la marque des clous, je ne croirai pas. »
Jésus vient, il s’approche de Thomas, lui prend la main et la met à son côté.
Le disciple répond :
« Mon Seigneur et mon Dieu. » (Jean 20/28)
AVEC THOMAS, NOUS CROYONS QUE JESUS EST NOTRE SEIGNEUR ET NOTRE DIEU.
NOUS CROYONS EN JESUS-CHRIST QUI NOUS A FAIT CONNAITRE LE PERE ET QUI, PAR SON ESPRIT, EST AVEC NOUS TOUS LES JOURS. AMEN.
(Adapté de : Antoine Nouis, La Galette et la Cruche, tome 3, pp. 110-111)

  • Cantique : ARC 741 / 1,2,1,3,1,4,1 (Evenou shalom)
  • Annonces :
  • Offrande :
Denis : C’est maintenant le moment de l’offrande. Souvenons-nous que Dieu aime celui qui donne sans contrainte et avec joie.
 
2 enfants font la collecte, 2 enfants ramassent les intentions de prière.

  • Prière d’offrande :

Denis : Seigneur, tout ce qui est dans le ciel et sur la terre t’appartient et c’est de toi que nous avons tout reçu. Reçoit notre offrande en signe de notre reconnaissance et de notre engagement à ton service. Amen.

  • Cantique : ARC 441/1-3
  • Prière d’intercession : (propositions au choix à adapter selon les intentions de prières exprimées par l’assemblée)   tiré de :  Antoine Nouis, La Galette et la Cruche, tome 3, pp. 130-131
Seigneur, toi qui es notre Dieu et notre Père, en Jésus-Christ tu es venu habiter notre terre.
(Malades)
Dans l’Evangile, nous lisons que tu as guéri le paralysé qui était porté par quatre amis.
Nous te prions pour ceux qui sont malades et alités, pour ceux qui ont peur de l’avenir, dont l’espérance est blessée.
(Endeuillés)
Tu es allé à la rencontre de Marthe et de Marie dans leur deuil.
Nous te prions pour ceux qui ont perdu un être aimé, qui se battent contre le vertige du silence et de l’absence.
(Solitude)
Tu as parlé à la veuve de Naïn qui avait perdu son fils unique.
Nous te prions pour ceux qui sont seuls, qui n’ont personne pour partager leurs joies, leurs peines, leurs rires et leurs questions.
(Famille)
Tu as été adopté par Joseph, tu as donné du souci à tes parents, tu as confié Marie à ton disciple. Nous te prions pour les familles, pour qu’elles soient des espaces de parole et de vie, des refuges où chacun se découvre inconditionnellement aimé.
(Exclus)
Tu t’es arrêté chez Zachée qui était à la fois riche, petit et méprisé parce qu’il était collecteur d’impôts.
Nous te prions pour ceux qui sont victimes de préjugés et pour ceux qui luttent contre les préjugés, qui savent reconnaître la personne derrière le personnage.
(Au service des autres)
Tu as lavé les pieds de tes disciples rassemblés pour ton dernier repas.
Nous te prions pour ceux qui se mettent au service des autres, qui ont le courage de s’agenouiller devant leur prochain.
(Faim)
Tu as multiplié les pains pour la foule venue t’écouter.
Nous te prions pour ceux qui ont faim et pour ceux qui luttent contre la faim, qui réparent, soignent et tendent la main.
(Réconciliateurs)
Tu as pardonné aux soldats qui te crucifiaient.
Nous te prions pour ceux qui oeuvrent pour la réconciliation, qui lancent des passerelles et qui osent le pardon.
(Église)
Tu as dit à tes disciples que c’est à l’amour qu’ils auront les uns pour les autres qu’ils seront reconnus comme tes disciples.
Nous te prions pour notre Eglise et pour te ceux qui te suivent, que l’amour soit la motivation de toutes nos actions.
Et comme Jésus-Christ l’a enseigné à ses disciples, nous disons…Notre Père qui es aux cieux,…

  • Cantique : ARC 882
  • Bénédiction :
 
Que le Seigneur vous remplisse de sa paix et de sa joie, qu’il vous bénisse et vous garde aujourd’hui, toujours et jusque dans l’éternité.